Posté le Mercredi 1 octobre 2008 par Phil

Voici un petit film didactique qui va permettre à tous de comprendre comment faire de l’argent ex-nihilo.
Ce film d’animation est un chef d’oeuvre de Paul Grignon, qui a su expliquer de façon très claire comment on fait de l’argent à partir de dettes, c’est à dire en fait à partir de non argent.
Tout le monde joue dans ce jeu, les gouvernements, les banques, les entreprises et les ménages.
Il s’agit d’un système d’entubage à grande échelle:
Voici le lien vers la video: http://vimeo.com/1711304
Bon visionnage,
Phil
Laisser un commentaire
23 réponses à “L’Argent Dette de Paul Grignon”
28 déc 08 à 04:15
Claire et nette… bof ! J’ai vu recemment ce film très pedagogique au sens où il nous prend vraiment pour des gosses, limite pour des cons…
Rien de plus comme l’indiquais notre JC (voir post20) qu’un protocole de massage de fions supplementaire. Je prepare d’ailleurs pour bientot un petit billet à ce sujet. vous allez adorer !
28 déc 08 à 03:40
bonjour,
superbe démonstration claire et nette ! et maintenant on fait quoi ?
10 nov 08 à 08:32
De l’argent-dette à l’argent-bête, sans passer par la banque…
26 oct 08 à 08:53
[...] les ingrédients sont en effet réunis (même les radars d’Extrême-centre n’y ont vu que du feu!) dans cette vidéo du Canadien Paul Grignon qui, crise financière et [...]
17 oct 08 à 12:52
Article 104 de Maastricht :
Il est interdit à la BCE et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées “banques centrales nationales”, d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions ou organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la BCE ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite.
L’interdiction faite à l’état d’emprunter directement à sa banque centrale, date de 1973. C’est un décret signé par Pompidou et Giscard. Le traité de Maastricht n’a fait que prolonger ce choix qui s’était étendu à l’Europe entre-temps. Ce choix politique, étonnant, faisait suite à la sortie du système de Bretton Woods par les Etats-Unis et l’instauration des taux de changes flottant entre monnaies (ce qui permettait donc de spéculer sur celles-ci).
Depuis lors, l’état français, au lieu d’emprunter sans intérêt doit émettre des obligations sur les marchés financiers à 4,5% de taux d’intérêt, mais le calcul exact semble plutôt compliqué. Le plus savoureux, c’est qu’au service de la dette de l’état, il est écrit que ceux qui souscrivent à ces obligations sont dispensés d’impôt pour ces sommes prêtées !
Entre 1980 et 2006, la France a payé 1200 milliards d’euro d’intérêt, une somme identique à l’accroissement de la dette dans cette période.
Donc toute la rhétorique de la dette n’est qu’un leurre culpabilisant. Sans cette loi signée par Pompidou et Giscard, en 1973, et prolongée par la suite par Maastricht, il n’y aurait tout simplement pas de dette.
Le même processus s’est déroulé pour les pays du tiers-monde et le FMI en a profité, au nom de cette dette, pour mener des politiques « d’ajustement structurel » (privatisation de l’eau, de l’électricité, des ports, du téléphone, de la santé, …)
Aujourd’hui, les gouvernants ont choisi de garantir les marchés financiers à partir d’emprunts lancé sur les marchés financiers, contre intérêt, en dispensant d’impôt les prêteurs…
1°/ C’est idiot, on voit bien que ça ne peut pas marcher.
2°/ C’est particulièrement injuste car les contribuables vont payer
L’état aurait juste à émettre du crédit productif (lui-même, donc sans intérêt) pour mener un certains nombre de grands travaux, soutenir l’activité. Cela ferait baisser le chomage et … la démocratie, en possédant l’arme monétaire, pourrait dicter sa loi à la finance. L’économie serait ainsi mise au service des hommes.
Ce n’est pas la révolution, c’est simplement le New Deal, tel qu’il fut en application lors des 30 glorieuses (5% de croissance en moyenne par an, plein-emploi, pas de dette pour l’état).
Depuis la sortie de ce système, il y a une crise financière tous les 5 ans, le chômage est à 10% et la dette augmente exponentiellement et la croissance se traine à 2% (et c’est une croissance spéculative).
Il m’étonne que si peu d’hommes politiques en parle.
Il parait, selon Mme Parisot (patron des patrons) et Mr Woert (ministre du budget) que parler du fonctionnement monétaire c’est technique et ennuyeux !
Mon oeil ? C’est au contraire très intéressant, ils ne voudrait pas le cacher plutôt. Mais pourquoi voudraient-ils le cacher ? Où veulent-ils en venir ?
Mussolini disait : On devrait appeler le fascisme corporatisme parce qu’il s’agit de l’intégration de l’état et des forces du marché.
Cela signifie que, pour Mussolini, le fascisme consiste à donner la gestion de toutes les interventions de l’état aux intérêts privés dominants du moment (santé, réseaux, administration, armée, …)
Je n’ose y croire, mais je sais qu’il vaut mieux être vigilant.
Regardez-bien l’argent-dette de Paul Grignon, vous verrez que la monnaie ce n’est en rien ennuyeux et on comprend tout (de l’arnaque en cours)
http://vimeo.com/1711304?pg=embed&sec=1711304
10 oct 08 à 15:49
Malone : Et votre solution est……..?
PS : Les arguments ad hitlerum du type « Négationniste » ne marchent pas très bien ici
10 oct 08 à 14:00
L’etat nous a enfumé avec l’art 104 de maastricht, c’est IMPENSABLE de parler d’une crise sans parler de l’art 104 de maastricht. Heureusement qu’il y en a qui réfléchisse encore un peu:
http://www.dailymotion.com/LeLibrePenseur/video/x710p3_pile-je-gagne-face-tu-perds_news
10 oct 08 à 11:28
Qwerty, j’ai vu vos messages dans le forum immo, vous etes un investisseur et vous dites aux gens d’acheter ! vous etes une pourriture !
10 oct 08 à 11:11
Bombe glacée
On connaissait les faillites de hedge funds, somme toute assez récurrentes ; puis l’on a vu des banques plus que centenaires disparaître corps et biens en quelques jours ; on a ensuite vu le premier assureur mondial imploser en quelques heures… Mais une nouvelle étape vient d’être franchie dans cette funèbre escalade puisqu’il existe désormais – au moins… – un Etat-nation en pleine banqueroute…Qui plus est, il ne s’agit pas en l’occurrence d’une lointaine république bananière mais d’un pays qui, même s’il s’en situe aux confins, fait bel et bien partie de l’espace européen, à savoir l’Islande.
Sans doute lassés de fumer le hareng ou d’arpenter sur leurs fringants chevaux nains les landes battues par les vents, les Islandais ont décidé il y a quelques années de tout miser sur les activités bancaires et financières et, insensiblement, l’ile glacée de 300 000 habitants s’est transformé en une sorte de gigantesque hedge fund, colonisant façon Viking les circuits bancaires et financiers d’Europe du Nord, en Grande Bretagne notamment ou 300 000 particuliers et des escadrons de collectivités locales voient aujourd’hui leurs avoirs dans des succursales locales d’une des banques islandaises gelés, c’est le cas de dire…
Car, pour l’économie-casino islandaise, le rêve a subitement viré au cauchemar avec l’explosion de la bulle globale du crédit : les 3 banques nationales ont fait faillite et la devise s’est effondrée de 50 % en quelques jours!
Mais ce qui frappe surtout c’est la réaction du gouvernement islandais, qui, face à l’ampleur de la crise, s’est vu contraint de nationaliser tout le système bancaire…
Comme nous l’écrivions mercredi, il n’y a vraisemblablement, et malheureusement, pas de solution alternative aujourd’hui et ce qui est vrai pour l’Islande l’est également pour des pans entiers du tissu financier (au sens large) américain ou européen…
En clair, baisser les taux aujourd’hui cela ne peut, certes, faire de mal mais c’est un peu un cautère sur une jambe de bois… Le vrai problème est que l’initiative privée n’aura plus désormais la force de s’extirper du malstrom dans lequel elle s’est imprudemment aventurée et tant que le pouvoir politique n’en tirera pas les conséquences, la crise perdurera et l’or continuera, logiquement, mécaniquement, de s’apprécier.
10 oct 08 à 10:48
Faut il vous rappeler que l’Etat emprunte auprès des banques qu’il sauve ? (il ne fait plus son argent sans intérêt depuis 73)
ce qui veut dire que les nationalisation des banques vous allez les payer EN CAPITAL et EN INTERET.
Je vous rappele quand meme que la dette francaise est de 1300 milliards, elle sera le double d’ici fin 2009 gràce a cette « crise »
QUE L’ENSEMBLE de L’IMPOT SUR LE REVENU ne sert qu’a PAYER les intérêt de cette dette.
Maintenant refaisons le tour s’il vous plait:
Les banques font faillites, il faut 30 milliards pour eradiquer la faim dans le monde qu’on a jamais voulu preter, et la depuis 2007 et jusqu’au plan paulson, on est a plus de 1500 milliards de USD injecté, d’ou vient l’argent de la FED ?
Il vient de nul part, il a été fait avec du vent, et le peuple va repayer le vent et les intérêts du vent. La dette de 55 BILLIONS de $ qui ne SERA JAMAIS remboursé va juste etre augmenté et le résultat sera simplement plus de taxes et d’import pour collecter les intérêts de la dette.
Alors voyons voir…
La FED est possédé par 12 banques privées, dont certaines dans la tourmente, elle crée des milliards de nul part, qu’elle injecte pour sauver les banques et le peuple va repayer tout ca avec intérêts pour que son gouvernement puisse a nouveau EMPRUNTER aupres de ses meme banques… tres marrant..
Alors soit disant, la BCE c’est pas pareil sauf que la BCE ait composé des banques nationales, et la je vous invite a voir « LE CHOIX DE LE DEFAITE » pour comprendre QUI se cache derriere les banques nationales depuis la fin de la deuxieme guerre et leur « bretton woods’ mais surtout POURQUOI …
La BCE et la Bank Of England ont fait la meme chose que la FED, ni plus, ni moins, blanc bonnet, bonnet blanc.
http://vge-europe.eu/index.php?post/2008/04/10/Chronique-de-la-pensee-multiple#c3965
10 oct 08 à 09:51
Il y a du vrai et du faux dans la vidéo de Paul Grignon. En gros, la première demi-heure est parfaitement exacte, et enseignée dans tous les cursus d’économie. Par contre, ça dérape un peu à la fin, notamment sur la question de la croissance exponentielle de la dette. Cela n’est pas forcément vrai car l’auteur oublie d’intégrer l’inflation et les faillites qui limitent l’expansion du mécanisme d’endettement. Il n’y a ni complot, ni effondrement inéluctable dans le système.
Compléments d’analyse sur:
http://vuedegauche.canalblog.com/
10 oct 08 à 08:07
pour qwerty, moi j’ai vu vos posts débiles, notamment environ 15 fois le meme message , vous etes soit un banquier, soit un boursier, soit un assureur, en tout cas, vous etes NEGATIONISTE du plus grand hold up de l’humanité.
C’est normal qu’on ne vous laisse pas poster , vous rabaissez le débat.
Vous parlez de création monétaire en citant le multiplicateur de crédit.
Vous remettez en cause le travail de prix nobel avec votre cas particulier complètement faux dont le seul but est d’apporter la confusion.
Les faits sont SIMPLES , d’une simplicité enfantine :
Nous constatons tout d’abord que si la monnaie existe, c’est parce que des humains l’ont créée, elle ne pousse pas toute seule comme un brin d’herbe entre deux pavés. La fonction de créer la monnaie s’appelle la création monétaire, c’est le terme consacré par les économistes. Un simple jeu d’écriture suffit à créer la monnaie. Jusque là nous restons en plein accord avec la théorie officielle.
Posons nous maintenant une question laissée dans l’ombre, mais fondamentale pour toute société humaine: Qui doit créer la monnaie ?
- Si la monnaie est créée par un organisme public comme la banque de France, la monnaie est propriété publique, la société civile est bénéficiaire directe de l’émission, ce qui est justifié puisque c’est elle qui est à l’origine de toutes les richesses disponibles sur le marché.
- Si la monnaie est créée par un organisme privé comme une banque commerciale, la monnaie devient propriété des actionnaires, elle est alors prêtée à la société civile qui verse en retour des intérêts considérables aux actionnaires.
Comme un défi au bon sens et à la faveur de l’obscurantisme ambiant, c’est ce dernier scénario qui nous est imposé. Sur ce point nous sommes en opposition totale avec la théorie officielle. L’endettement artificiel ainsi généré nous coûte 80 milliards d’euros par an, soit 1290 euros par an pour chaque citoyen. Les dernières émissions monétaires (dites aussi avances légales au Trésor) par la banque de France datent de 1973 !
Depuis un siècle de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer cette escroquerie, parmi elles des grands noms de la science économique comme Milton Friedman, Irvin Fisher et Maurice Allais.
Sans contestation aucune, le problème le plus grave et le plus urgent posé à l’humanité est bien celui de notre système monétaire. Nous constatons chaque jour la dégradation de nos conditions d’existence sans être capable d’en déceler la cause première. Alors essayons d’y voir plus clair.
Nous sommes dans un système où la monnaie n’est pas mise en circulation parce que nous avons travaillé, produit, et que nous méritons d’être payés. Non. Aujourd’hui, pour que la monnaie soit mise en circulation nous devons l’emprunter. Ainsi, la masse monétaire fait l’objet d’un recyclage permanent par emprunts et remboursements aux banques. Cela signifie qu’entre ces deux opérations la monnaie circule et que nous versons un intérêt aux banques. Si l’emprunteur est l’Etat, les intérêts sont inclus dans les impôts. Si l’emprunteur est une entreprise, les intérêts sont inclus dans les prix. Si l’emprunteur est un particulier il paie les intérêts de l’Etat et des entreprises plus ceux de son emprunt personnel. Ainsi chacun de nous est endetté malgré lui et nul ne peut échapper au paiement des intérêts. Si demain nous refusions de nous endetter, ce qui est parfaitement notre droit, il n’y aurait plus d’argent pour payer le travail. Il faudrait avoir un intellect vraiment mal construit pour accepter un pareil système en toute connaissance de cause. Les responsables politiques de tous bords ne maîtrisent plus les réalités et font de nous les victimes expiatoires de la finance. Ils portent ainsi une lourde responsabilité. Pour ne pas faire de vagues, les universitaires font semblant de ne s’apercevoir de rien. Dans le système corrompu où nous sommes : les emprunts auprès des banques privées se substituent aux versements directs de la banque centrale au Trésor Public. Il nous en coûte 80 milliards d’ euros par an soit plus de 2500 euros par seconde !.
10 oct 08 à 04:51
Qwerty,
Même si la monnaie n’est pas créée à partir de rien, une simple simulation sous excel nous montre parfaitement qu’avec le système de reserve, les interêts des dettes finissent par dépasser la quantité de monnaie initiale. Donc par conséquent, que tout finira par appartenir à la même personne puiqu’il aura concentré toute la monnaie sur lui.
Quelqu’un qui a compris l’arnaque monétaire, Merci !
10 oct 08 à 04:50
@QWERTY, j’ai lu vos conneries et votre acharnement sur bankster.tv dékà, qui etes vous au juste , un idiot ou un bankster prit de panique ?
Vous dites : « Ca semble un peu trop gros, alors je suis alle sur wikipedia pour avoir une explication.
Voici le lien:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_multiplicateur_du_cr%C3%A9dit »
Sauf que le multiplicateur de crédit ne sert a rien, il faut d’abord créer l’argent à partir de rien, et pour cela, il faut chercher correctement sur wikipedia, par example en tapant CREATION MONETAIRE non ?
J’ai visité le lien que vous donnez et il n’est écrit nul part ce que vous avancez. (qui d’ailleurs tient de la vielle croyance en les dépots font les emprunts).
Au contraire, il est écrit:
Cet effet multiplicateur est parfois suspecté de provoquer un fort accroissement de la masse monétaire, à qui il arrive effectivement de croître à des taux élevés, par exemple à la fin des années 1990 et dans la première moitié des années 2000[9].
Au passage, je suppose que vous considerez la BCE comme source d’information sure, dans ce cas regardez la vidéo qu’il publie sur l’inflation. Vous y trouverez votre réponse.
Aussi si vous cherchez sur wikipedia, soyez sur de vous interesser a la Création monétaire, si vous voulez savoir si l’argent est cré à partir de rien, parce que le multiplicateur concerne uniquement le nombre de fois que ce crédit cré a partir de rien va donner lieu a d’autres crédits cré à partir de rien.
(AUTREMENT DIT VOUS N’AVEZ PAS REGARDE OU IL FALLAIT ET TIREZ DES CONCLUSIONS SUR VOS FAUSSES CROYANCES)
fr.wikipedia.org/wiki/Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire
EXTRAIT:
Une banque commerciale crée de la monnaie à l’instant où elle conclue un contrat de prêt avec un emprunteur. La banque crédite alors le compte de l’emprunteur d’une certaine somme d’argent en échange d’une créance. La monnaie est détruite (débit du compte) lorsque la somme prêtée est remboursée à la banque. Cette destruction de la monnaie résulte de la nature contractuelle de la monnaie.
La valeur des créances possédées par une banque est un actif. La valeur d’une monnaie est fondée principalement sur la valeur des créances possédées par la banque. Les monnaies modernes sont appelées « monnaies de crédit ». On peut aussi parler de « monnaie de créances ». Les créances douteuses sont les créances que la banque craint de ne pouvoir recouvrer. Les créances douteuses réduisent le profit des établissements bancaires.
En pratique la monnaie est continuellement créée par les banques : tout titre qui représente une quantité de monnaie est lui-même de la monnaie, qui peut servir à tous les usages de la monnaie, y compris celui de servir de caution pour un nouveau titre, etc. La seule limite est qu’à chaque étape, on doit conserver une confiance dans la possibilité de retrouver la monnaie initiale : cette confiance se prouve par le fait qu’à tout moment la conversion est possible chez le dépositaire.
Il est de ce fait tout à fait évident que cette monnaie créée par une première banque peut se retrouver dans une ou plusieurs autres banques, augmentant de ce fait la capacité des autres banques à créer à leur tour de la monnaie ; c’est l’effet multiplicateur du crédit, et qui fait dire que « l’ensemble du système bancaire privé est créateur de monnaie ex-nihilo ». De fait, la monnaie de crédit, représente en France plus de six fois la monnaie banque centrale
Merci de verifier un minimum avant de poster N’IMPORTE QUOI d’un niveau CM2
10 oct 08 à 01:25
« Même lorsque le crédit est fait sans affectation d’un bien, il y a de “l’argent” en face de l’argent “créé” par la banque. Le patrimoine du débiteur est en effet garant de ses dettes personnelles; »
Votre explication est un peu tirée par les cheveux, sur un prêt sans garantie réelle, mais avec une garantie personnelle,
ou tout simplement morale,rien n’empêche le débiteur de mobiliser son patrimoine( si tant est qu’il en ait un) en le vendant ou le consommant, il y a donc bien création de monnaie « ex nihilo »
9 oct 08 à 09:09
Un film d’animation très bien fait , mais qui est un sophisme fallacieux.
L’explication qui est donnée est en effet fondée sur un postulat de départ qui est parfaitement inexact, à savoir qu’une dette est purement artificielle.
Si l’on prend le départ de la banque à savoir le prêt à quelqu’un qui achète une maison, le crédit qui est consenti l’est sur la base d’une hypothèque. Le contrat de prêt avec l’hypothèque est un bien, qui est analogue à l’or dans les phases précédentes. Le crédit, qui est consenti, qui correspond à la dette, se fait sur la base de la possibilité d’appréhender ce bien en cas de non paiement de la dette. Il est donc parfaitement faut que l’argent a été créé à partir de non argent, l’argent est la contrepartie de la valeur en argent du bien qui est à la base du crédit.
Même lorsque le crédit est fait sans affectation d’un bien, il y a de « l’argent » en face de l’argent « créé » par la banque. Le patrimoine du débiteur est en effet garant de ses dettes personnelles; La récupération par le banquier de la dette est donc moins facile que pour un crédit avec sûreté dite réelle (hypothèque sur un bien) , mais elle se fera par exemple par saisie de meubles ou des comptes.
L’entubage n’est pas là où l’on croit
9 oct 08 à 06:23
Qwerty,
Même si la monnaie n’est pas créée à partir de rien, une simple simulation sous excel nous montre parfaitement qu’avec le système de reserve, les interêts des dettes finissent par dépasser la quantité de monnaie initiale. Donc par conséquent, que tout finira par appartenir à la même personne puiqu’il aura concentré toute la monnaie sur lui.
8 oct 08 à 10:50
Je ne sais pas qui sont les createurs de cette video, mais ils ne sont ni des democrates, ni tolerants: ils ont censures mon commentaires sur les differents sites leur appartenant.
Voici mon commentaire:
—-
La video laisse penser (au temps de lecture 15:20) que pour que le banquier puisse preter initialement 10000 euros il lui suffit
d’avoir 1111 euros.
Ca semble un peu trop gros, alors je suis alle sur wikipedia pour avoir une explication.
Voici le lien:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_multiplicateur_du_cr%C3%A9dit
La realite est tout autre: pour pouvoir preter 10000 euros, le banquier doit REELLEMENT posseder 10020 euros:
- 20 euros depose a la banque centrale, comme reserve obligatoire (le ratio est de 1 pour 50 soit 2%)
- et 10000 euros disponible pour pret
Il ne peut pas sortir 10000 euros d’un chapeau magique.
Il doit les posseder effectivement, ou alors les avoir empruntés aupres de la banque centrale (qui a seule le pouvoir de creer cet
argent ex-nihilo) et payer en retour un interet a la banque centrale, a un taux fixé par la banque centrale.
Je vais essayer d’expliciter et developper en prenant un exemple didactique
Charles possede 5060 euros.
Charles ouvre une banque.
Pierre a besoin de 10000 euros pour acheter une voiture a Jacques.
Pierre veut emprunter ces 10000 euros a la banque de Charles.
Charles n’a que 5060 euros en caisse, alors il solicite l’emprunt de 5000 euros aupres la banque centrale.
La banque centrale qui seule a le droit de « battre monnaie » cad de creer de l’argent a partir de rien, decide qu’il est opportun
d’injecter 5000 euros de liquidite dans le systeme economique et cree donc cet argent qui est prete a la banque de Charles.
La banque de Charles dispose donc maintenant de 10060 euros (5060+5000)
Il depose 20 euros en reserve obligatoire a la banque centrale, et accorde un pret de 10000 euros a Pierre.
Il reste donc mainteant 40 euros en caisse a la banque le Charles.
Pierre achete la voiture de Jacques.
Jacques depose les 10000 euros de la vente a la banque de Charles
La banque de Charles dispose donc maintenant de 10040 euros en caisse.
Paul veut emprunter 10000 euros pour acheter un garage (qu’il compte louer a Pierre).
La banque de Charles depose 20 euros de plus en reserve obligatoire a la banque centrale et accorde un credit de 10000 euros a Paul.
La banque de Charles dispose donc maintenant de 20 euros en caisse.
Avec ces 10000 euros, Paul achete le garage de Jules.
Jules depose les 10000 euros de la vente de son garage dans la banque le Charles.
La banque de Charles dispose donc maintenant de 10020 euros en caisse.
Faisons un bilan du patrimoine de chacun:
* Charles possedait au depart 5060 euros
Maintenant il possede:
+ 10020 euros en caisse
+ 40 euros depose a la banque centrale
+ 10000 euros de creances que Pierre doit a la banque
+ 10000 euros de creances que Paul doit a la banque
Ce a quoi il faut retrancher:
– 10000 euros que la banque doit a Jacques
– 10000 euros que la banque doit a Jules
Soit donc au total: 5060 euros (la meme chose que son patrimoine de depart)
* Pierre ne possedait rien au depart
Maintenant il possede:
+ une voiture estimee a 10000 euros
Ce a quoi il faut retrancher:
– 10000 euros qu’il doit a la banque
Soit donc au total: 0 euros (la meme chose que son patrimoine de depart)
* Jules ne possedait rien au depart
Maintenant il possede:
+ un garage estime a 10000 euros
Ce a quoi il faut retrancher:
– 10000 euros qu’il doit a la banque
Soit donc au total: 0 euros (la meme chose que son patrimoine de depart)
Mais il compte bien s’enrichir en louant son garage a Pierre.
* Jacques possedait une voiture estimee a 10000 euros.
Maintenant il possede 10000 euros sur son compte en banque
Soit donc au total: 10000 euros (la meme chose que son patrimoine de depart)
* Jules possedait un garage estimee a 10000 euros.
Maintenant il possede 10000 euros sur son compte en banque (soit la meme chose que son patrimoine de depart)
Pour le moment, personne n’a gagne ni perdu de l’argent.
Bien sur le banquier ne prete pas de l’argent sans interet. Condiserons qu’il prete a 6%.
Il empoche: 6% * (10000 + 10000) = 1200 euros
Par ailleurs, il a 10020 euros en caisse qu’il prete a une autre banque a disons 4.5%: soit encore 451 euros d’interets en plus.
1651 euros d’interets pour 5060 euros de mise de depart: pas mal me direz vous … pas si sur …
La banque centrale ne prete pas gratuitement; disons qu’elle reclame 4%: soit 200 euros
Et Jacques, qui a oublie d’etre bete, ne veut pas laisser dormir 10000 euros sur son compte courant sans remuneration; il demande a
placer ses 10000 euros sur un compte a terme et negocie un taux de 4%; la banque doit donc lui verser 400 euros.
Jules, qui n’est pas non plus un neuneu, demande la meme chose; soit 400 euros en moins pour la banque.
Au final, la banque de Charles genere 651 euros de benefice pour un capital initial de 5060.
Sur ces 651 euros la banque devra payer le loyer des locaux de sa banque, le salaire de Charles (ou de ses employes), les charges
sociales, les impots sur le benefice … ; il faut donc esperer que Charles fasse beaucoup plus de business que cela pour son travail en vaille la peine.
A noter que si Charles avait place ses 5060 euros a 4%, il aurait gagne 202 euros sans travailler.
###
Voyons maintenant la creation de masse monetaire et le facteur multiplicateur de credit:
On appelle masse monetaire (M), la somme des en cours sur les comptes de depot.
Dans notre exemple: M = 10000 euros (Jacques) + 10000 euros (Jules) = 20000 euros
On appelle monnaie banque centrale (MBC): la somme
+ des reserves obligatoires deposees par les banques a la banque central
+ la monnaie cree par la banque centrale (qui en a seule le droit), et injectee dans l’economie
Dans notre exemple MBC = 40 + 5000 = 5040 euros
On appelle multiplicateur de crédit m = M / MBC = 20000 / 5040 = 3.97 dans notre exemple
La video de Paul Grignon commet deux erreurs:
1) la confusion entre le multiplicateur de credit et le taux de reserve obligatoire
2) la diffusion d’une croyance farfelue selon laquelle parce qu’une banque est une banque, alors elle peut comme par magie
transformer 1111 euros en 10000 euros sans contrepartie (revisionner donc le passage au temps de lecture 15:20).
La question est de savoir si ces erreurs sont volontaires ou non:
- soit elles sont involontaires, et traduisent une meconaissance du sujet
… mais pourquoi des gens qui ne connaissent pas le sujet ferait une video sur ce sujet?
- soit (et c’est le plus probable) elle sont faites a desseins, dans le but de creer la confusion et la peur en accreditant une these de complot bancaire au niveau mondial
A qui profite la desinformation ?
Les extremismes de tout poil se sont toujours nourri de confusion et de peur …
Les extremismes de tout bord n’ont toujours genere que des regimes totalitaires et liberticides …
1 oct 08 à 15:39
Ahmed Ben Flûte n’est pas content ?
Oh, ce n’est pas que je pense que Sil ait tort mais j’ai simplement tenté d’être plus magnanime avec le père Guy. Certes, il est beaucoup trop enthousiasme à mon goût (et pourtant je suis un fieffé optimiste !), ou disons, plus justement, qu’il est par moments inopportunément optimiste.
Voilà ce que j’en dirais. Je m’abstiendrais d’en dire plus sur le fond car je ne suis pas économiste de formation (même si le sujet m’intéresse) et que j’ai pour principe de ne pas m’étendre de sujets que je ne maîtrise pas.
1 oct 08 à 13:51
Ben Flûte alors, pour une fois je suis en total désaccord avec James comme je suis très très déçu mais alors trés deçu par le propos du professeur Millière qui fait ici dans la looserie Bigardesque
En effet si l’on suit son raisonnement:
1- le marché est infaillible même quand il se plante. C’est comme ça. C’est magique. C’est un fait. C’est comme le pape.
2- S’il s’est infailliblement planté c’est parce que ce vilain papa-d’Etat ne fait rien qu’à « inciter » voir « contraindre » à faire dans le social bad-regulateur depuis 1977 malgré deux mandats Reagan, un Bush père, deux Bush fils, et que le complot était tellement balaise que le professeur Millière ne s’en rend compte que seulement maintenant.
Et ce malgré toute la sagace-méfiance des marchés qui comme notre professeur savent qu’il ne faut jamais faire confiance aux agents de l’etat. C’est là que le complot étatiste était particulièrement fort. Malgré cette méfiante certitude et bien figurez vous que tous nos méfiants acteurs des marchés, à ce point hypnotisés qu’ils étaient, et bien ils n’ont jamais vérifié les infos fournies par l’état depuis 1977. Damned.
Non, serieux, faut arreter d’aller voir Bigard au stade de France.
Personne n’est infaillible, pas plus les marchés que l’etat. Que chacun assume sa part de responsabilités, repare ses aneries et travaille à eponger ce merdier au lieu de jouer les adolescents attardés.
C’est dingue comment l’infantilisme deresponsabilisateur arrive à pourrir des esprits même aussi brillants que ceux d’un Milllière…
Sinon, reconnaissons que la note d’optimisme est assez bienvenue. De toute façon je la partage amplement.
1 oct 08 à 10:30
En effet. Et je crois que GM ne l’ignore pas. Mais, à mon sens, e qu’il nous présente ici c’est au fond une perspective d’ensemble qui remet dans sa globalité la conjoncture actuelle sans en nier fondamentalement les difficultés.
1 oct 08 à 10:19
Bien que je sois assez d’accord avec l’article de Guy Millière, il sous-estime les effets systémiques d’un marché en pleine panne de repères. Un exemple, parmi (bien) d’autres : presque personne, parmi nos me(r)dias incapables, ne prend la peine d’expliquer (les « journalistes » et autres « experts » autoproclamés le savent-ils eux-mêmes ?) que les banques belges, par exemple (comme celles de la plupart des pays européens, d’ailleurs) sont des banques d’épargne et de dépôts soumises à un contrôle prudentiel très strict, notamment en matière de liquidités et de solvabilité (coefficients liés, entre autres, aux FP) qui n’ont rien à voir avec les banques d’affaires chez qui ce contrôle est quasi inexistant, banques d’affaires qui, en Belgique (et dans la plupart des pays européens) ne peuvent plus porter le nom de banques depuis …1935 !!!
L’intervention des états de ces pays se justifie ici par l’irrationalité frénétique d’un marché complètement désinformé et paniqué, qui n’a rien à voir avec la réalité économique de ces banques. (D’ailleurs, dans six mois à un an, la plupart de ces pays vont sans doute pouvoir revendre leurs participations et encaisser un substantiel boni, dit « boni de panique ». Sauf ceux qui auront des agendas de nationalisation larvées, et qui seront tentés d’y succomber, bien entendus (je pense particulièrement à la France)).
Rien à voir avec le plan Paulson aux États-Unis, qui vise à racheter des « créances toxiques » aux intermédiaires financiers, dans des conditions que dénonce assez justement Guy Millière.
(mais je suppose que ceux qui confondent soutien aux États-Unis avec américanophilie idolâtre et bêtasse sans distance critique vont à leur tour hurler et bêler : entre les imbéciles gaucho-gnagnans qui me débéqutent et me font gerber, et leurs « semblables inversés », (1) tout aussi cons, il n’y a guère, dans le degré de (non-)intelligence, que l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette…)
(1) les imbéciles gaucho-gnagnans « en négatifs » qu’on pourrait bien appeler « droito-gnangnans » si le parallélisme n’était – en partie – inexact et prêtait à confusion…
1 oct 08 à 09:20
Guy Millière résume pour nous la situation avec, en prime, une note plus optimiste :
http://www.les4verites.com/Le-marche-a-toujours-raison-2077.html





