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Crise financière: Attention, une folie peut en cacher une autre (It’s the government, stupid!)

Posté le Mardi 23 septembre 2008 par jc durbant

Et si cette prétendue démonstration de la folie des marchés était en fait la confirmation de l’intuition de Reagan?

A l’heure où, en un énième contresens, notre Sarkozy national enfourche à nouveau son cheval anticapitaliste pour, avec la vielle antienne des “patrons voyous” et de “la finance folle” et entre deux coupes de champagne avec l’inévitable Bono, rivaliser une énième fois avec le petit facteur de son Neuilly natal …

Et où ceux qui, à la Soros en ont le plus bénéficié et soutiennent le prétendu changement, en profitent aujourd’hui pour cracher dans la soupe …

Petit retour à la réalité avec un papier de l’économiste français de l’Université George Mason Frédéric Sautet qui, avec quelques autres, rappelle que, loin d’être le fait du manque de contrôle, la crise actuelle apparaît au contraire largement liée à l’action réglementatrice de l’Etat lui-même.

Et notamment de la Réserve fédérale américaine (dont l’ancien patron, encensé de tous, Alan Greenspan) qui avec moult réductions des taux d’intérêt et de promesses d’interventions avait largement poussé les feux inflationnistes.

Et encouragé, via les entreprises de refinancement hypothécaire créées par l’Etat en 1938 et 1970 (la Federal National Mortgage Association dite “Fanny Mae” et la Federal Home Loan Mortgage Corporation dite “Freddie Mac”) l’attribution de prêts hypothécaires à des millions d’Américains (notamment parmi les minorités) qui ont pu ainsi accéder à la propriété, mais aussi hélas à combien de centaines de milliers d’insolvables pour des logements dont ils n’avaient en fait pas les moyens réels de se payer.

Faisant de ce fait exploser, via de nouveaux produits et instruments financiers et au-delà de toute raison, tant la rentabilité et les gains des banques que les risques de pertes.

En un mot, quelqu’un aurait-il oublié de rappeler à notre zélé maitre-renfloueur de l’Elysée et aux nombreux renfloueurs forcés de Crédit lyonnais et autres Arcelor que nous sommes…

Que, sous les airs innocents de leurs folkoriques surnoms, les deux entreprises hypothécaires par qui tout a commencé sont en fait de véritables monstres, combinant, dans le pire des mélanges des genres, la légitimité et garantie implicite de l’Etat fédéral américain qui les avait initialement créées avec une direction d’actionnaires privés appuyés par une véritable armée de lobbyistes ou membres du Congrès grassement rémunérés?

jc durbant @ 16:15
Catégorie(s): Les idiots inutiles etPolitiques économiques


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2 réponses à “Crise financière: Attention, une folie peut en cacher une autre (It’s the government, stupid!)”

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    jc durbant:

    Voir aussi confirmation, sur le blog d’Ann Coulter, de la manière dont nos belles âmes démocrates, depuis Clinton jusqu’aux potes à Obama, ont imposé à l’industrie hypothécaire les bonnes intentions qui valent aujourd’hui aux classes moyennes de devoir payer les centaines de millions de dollars nécessaires pour renflouer leurs principaux soutiens: les « riches banquiers de Wall Street et les RMIstes »:

    « the subprime mortgage crisis currently roiling the financial markets. (…) was caused by political correctness being forced on the mortgage lending industry in the Clinton era.

    Before the Democrats’ affirmative action lending policies became an embarrassment, the Los Angeles Times reported that, starting in 1992, a majority-Democratic Congress « mandated that Fannie and Freddie increase their purchases of mortgages for low-income and medium-income borrowers. Operating under that requirement, Fannie Mae, in particular, has been aggressive and creative in stimulating minority gains. »

    Under Clinton, the entire federal government put massive pressure on banks to grant more mortgages to the poor and minorities. Clinton’s secretary of Housing and Urban Development, Andrew Cuomo, investigated Fannie Mae for racial discrimination and proposed that 50 percent of Fannie Mae’s and Freddie Mac’s portfolio be made up of loans to low- to moderate-income borrowers by the year 2001.

    Instead of looking at « outdated criteria, » such as the mortgage applicant’s credit history and ability to make a down payment, banks were encouraged to consider nontraditional measures of credit-worthiness, such as having a good jump shot or having a missing child named « Caylee. »

    Threatening lawsuits, Clinton’s Federal Reserve demanded that banks treat welfare payments and unemployment benefits as valid income sources to qualify for a mortgage. That isn’t a joke — it’s a fact.

    When Democrats controlled both the executive and legislative branches, political correctness was given a veto over sound business practices.

    In 1999, liberals were bragging about extending affirmative action to the financial sector. Los Angeles Times reporter Ron Brownstein hailed the Clinton administration’s affirmative action lending policies as one of the « hidden success stories » of the Clinton administration, saying that « black and Latino homeownership has surged to the highest level ever recorded. »

    Meanwhile, economists were screaming from the rooftops that the Democrats were forcing mortgage lenders to issue loans that would fail the moment the housing market slowed and deadbeat borrowers couldn’t get out of their loans by selling their houses.

    A decade later, the housing bubble burst and, as predicted, food-stamp-backed mortgages collapsed. Democrats set an affirmative action time-bomb and now it’s gone off.

    In Bush’s first year in office, the White House chief economist, N. Gregory Mankiw, warned that the government’s « implicit subsidy » of Fannie Mae and Freddie Mac, combined with loans to unqualified borrowers, was creating a huge risk for the entire financial system.

    Rep. Barney Frank denounced Mankiw, saying he had no « concern about housing. » How dare you oppose suicidal loans to people who can’t repay them! The New York Times reported that Fannie Mae and Freddie Mac were « under heavy assault by the Republicans, » but these entities still had « important political allies » in the Democrats.

    Now, at a cost of hundreds of billions of dollars, middle-class taxpayers are going to be forced to bail out the Democrats’ two most important constituent groups: rich Wall Street bankers and welfare recipients. »

  • 1
    jc durbant:

    Comme le rappelle Brooks, le moment est effectivement historique mais pas du tout comme il semble le croire (qui a vraiment besoin de ce « Corporatisme Progressiste » tiré des profondeurs des tiroirs des conseillers du joueur de pipeau démocrate?) et plutôt, comme il n’est apparemment pas prêt à le reconnaitre,… tout simplement reaganien!

    « Ainsi nous sommes arrivés à l’un de ces grands moments de l’histoire. L’agitation financière globale a arraché presque tout le monde à leurs catégories idéologiques normales. La pression de la réalité nous oblige à repenser le rapport entre le gouvernement et l’économie. »

    David Brooks

    « Le gouvernement n’est pas la solution à nos problèmes. Le gouvernement est le problème. »

    Ronald Reagan




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