eXc: Nous aimons la liberté, l'état de droit, l'héritage des Lumières, la séparation de l'église et de l'état, l'humour. Nous n'aimons pas le fascisme, le communisme, l'antiaméricanisme, l'antisémitisme, le racisme, la bureaucratie, les totalitarismes. Nous estimons que le plus grave danger que courent les démocraties libérales est de céder à l'islamofascisme. Lire plus

Election américaine: Pour une Amérique américaine (McCain as the last defense against the Europeanization of America)

Posté le Vendredi 12 septembre 2008 par jc durbant

BHL, Jack Lang, Sonia Rykiel, Pierre Bergé, et à présent… 80% des Français!

A l’heure où nos pontes médiatiques chipotent et pinaillent sur les détails de principes stratégiques qu’ils n’ont jamais compris que sur le papier (la fameuse “Doctrine Bush“) …

Pendant que, suivant un instinct qui trompe rarement et à la différence d’une Europe qui en est à se réjouir de sa propre impuissance, la dernière venue de l’élection actuelle a tout de suite perçu les enjeux du retour de l’histoire incarné par la Russie de Poutine …

Si la perspective d’un comité de soutien français au candidat démocrate s’étendant à virtuellement toute la population française peut au premier abord paraître un peu ridicule, elle a le mérite de faire apparaître l’un des principaux enjeux de l’élection de novembre prochain.

Car, comme l’ont bien noté des commentateurs aussi différents voire opposés que Robert Kagan, Fouad Ajami ou Martin Wolf, c’est bien l’identité même de l’Amérique qui y est en jeu.

Entre l’Amérique, tout à tour nationale et impériale, de la révolution anglo-américaine qui a donné au monde en ces trois derniers siècles les grands principes de la démocratie représentative, de l’économie de marché et des révolutions industrielle et technologique, mais aussi qui a tenu tête et défait les ennemis de la société ouverte et notamment ses plus dangereux et récents représentants nazi et communiste.

Et l’Amérique cosmopolitaine de la repentance et de l’apaisement, incarnée par les nouvelles élites postmodernes dont, après Carter et Clinton, Obama est le plus pur représentant, qui, en rupture avec sa longue tradition de la croyance en sa destinée manifeste comme aux prétentions et aux fardeaux qu’elle suppose, est tentée de rejeter l’histoire et la guerre que souvent elle implique pour “conclure des accords” et “se montrer conciliant”.

Qui ne peut qu’inquiéter, de par le monde, les amis de la liberté qui refusent eux de fermer les yeux sur les nouvelles menaces que cette dernière est vouée à rencontrer …



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Une réponse à “Election américaine: Pour une Amérique américaine (McCain as the last defense against the Europeanization of America)”

  • 1
    jc durbant:

    Le choix est enfin clair:

    « Apporter le modernisme à ceux qui le veulent mais en même temps s’insurgent contre lui, représenter et incarner tant de choses que le monde désire et craint – tel est le fardeau américain. (…) Tant de peuples ont les Etats-Unis dans la peau. Leur fureur est curieusement dérivée de cette même attraction. Le destin d’une civilisation à l’ombre portée tellement immense est d’être à la fois imitée et mal aimée. Les Etats-Unis sont voués à figurer dans la politique – et dans l’imagination – des étrangers même quand les Américains croient (à juste titre) ne pas être impliqués dans les affaires d’autres pays. »

    Fouad Ajami

    « Il y a aujourd’hui beaucoup de discussions sur la soi-disant Doctrine Bush et ce qui peut la suivre. Beaucoup préfèrent croire que le monde est dans l’agitation non parce qu’il est dans l’agitation mais parce que Bush l’a fait ainsi en détruisant la nouvelle ère d’espoir. Et au départ de Bush, il pourra enfin retourner comme il était auparavant. Après avoir aperçu le mirage une fois, les gens veulent naturellement le revoir et croire en lui à nouveau. »

    Robert Kagan

    « Dans la grande discussion sur l’anti-américanisme et de ses sources, les deux candidats ne pourraient être plus différents. La prémisse de M. Obama, c’est la culpabilité américaine: Nous avons déchainé les furies, croit-il. Notre guerre contre le terrorisme et notre guerre en Irak n’ont fait qu’ajouter à la violence. Il propose de remédier à cela en offrant sa propre personne (encore, la biographie) comme médiateur au monde. (…) M. McCain n’est, lui, pas désireux d’être aimé par les étrangers. En novembre, le pays aura un choix entre un candidat républicain forgé dans les vérités des années 50 et un rival démocrate issu tout droit des années 90.

    Fouad Ajami

    « Le choix paraît clair: il se pose entre ceux qui prévoient un monde d’affrontements et ceux qui croient à la recherche de la coopération. (…) John McCain et Barack Obama (…) incarnent deux attitudes bien différentes, l’instinct du conflit et celui de la coopération. Le premier se cherche des ennemis, tandis que le second préfère conclure des accords. Le premier est manichéen, tandis que le second se montre conciliant.  »

    Martin Wolf




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