Posté le Lundi 1 septembre 2008 par jc durbant
Au secours, le camp de la paix revient!
A l’heure où, avant d’être sauvagement privé de réunions avec l’Europe, le pantin de Poutine nous refait du Védrine contre “le monde unipolaire” …
Et où, entre deux douceurs pour les copains et copines et sans parler du peut-être futur locataire munichois de la Maison blanche, notre Sarko national réussit le tour de force de nous refaire du Chirac (capitulation préventive à tous les étages)… sans l’antiaméricanisme qui l’inspirait!
Confirmation, avec le très complet bilan de notre confrère Philippe Convers (mis à part un ou deux points comme notamment sur le soutien – pour nous tout à fait justifié et courageux – au président Bush ou sur ce qui pour nous reste une pure et longuement préparée agression russe contre la Géorgie), de cette diplomatie française qui n’a effectivement et hélas de nouvelle que le nom …
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4 réponses à “Diplomatie: Quand Poutine fait son Védrine et Sarko son Chirac (God Help us all: Védrine and Chirac are back!)”
3 sept 08 à 06:36
http://www.menapress.com/article.php?sid=2140
La Chine ferme la porte au nez de Poutine
Par Laurent Murawiec à Washington, Metula News Agency info # 010209/8, 2 septembre 2008
Poutine
La grande politique du génial stratège Saint Vladimir allait « isoler » et « encercler » les Etats-Unis
Les crises sont à la fois des révélateurs et des catalyseurs : l’évolution latente s’accentue, elle est précipitée par la crise. L’affaire géorgienne n’échappe pas à la règle. Moscou n’a pas seulement lancé une confrontation avec l’Occident, mais elle a forcé la main de bien des pays – quand la crise éclate, il faut choisir son camp.
A cet égard, l’événement premier résultant de l’agression moscoutaire n’a pas reçu l’attention méritée : le « président » faux-semblant Medvedev s’en est allé demander à ses partenaires de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), qui rassemble la Chine et les républiques d’Asie centrale, de la soutenir contre l’ »agression géorgienne » et de reconnaître l’ »indépendance » des entités sud-ossète et abkhaze.
Le poids géopolitique du Tadjikistan, du Kirghizstan, du Kazakhstan et de l’Ouzbékistan oscille de la plume à la grosse feuille de papier. La Chine, poids lourd, est l’un des fléaux du monde, non comme le fut Attila, mais dans la balance mondiale. Or, voilà des années que toutes sortes d’analystes stratégiques prédisent ou discernent une alliance stratégique entre la Russie et la Chine. A Moscou, les idéologues en vue acclament ce partenariat supposé agir tel un contrepoids majeur aux Etats-Unis.
D’aucuns ont même discerné l’émergence d’une coalition rassemblant Russie, Chine et Inde, « puissances montantes », pour s’opposer au capitalisme néo-libéral « décadent » et à l’ »américanisation du monde ». Le rêve altermondialiste était censément en voie de réalisation.
Les jeux chinois au Moyen Orient, comme son approchement avec l’Iran, le flirt avec le Soudan et les amitiés mal placées avec le tyran zimbabwéen Mugabe, le déploiement géopolitique des intérêts chinois dans toute l’Afrique et en Amérique latine, ont pu suggérer que Pékin partageait peu ou prou les desseins qui unissent Poutine, Ahmadinejad, Chavez et autres gangsters.
C’est du moins ce dont on était fermement convaincu à Moscou. La grande politique du génial stratège Saint Vladimir allait « isoler » et « encercler » les Etats-Unis. Avec l’affaiblissement du lien transatlantique, avéré par la mollesse ouest-européenne face à l’agression tchékiste, la Russie triomphante était « de retour », comme on s’en gargarise à Moscou. L’équation stratégique mondiale changeait de point d’équilibre.
Saoulé par l’odeur du pétrole, grisé par la toute-puissance que lui confèrent les hydrocarbures en folie, aveuglé par une mince pellicule d’or noir, voilà notre Poutine, qui, égal de Souvorov et Koutouzov, successeur de Joukov, terrasse le géant géorgien et son immense armée. « Nous n’avons pas peur d’une nouvelle Guerre froide », fanfaronnait le petit Medvedev.
Patatras ! Voilà, en fait, le roi Picrochole qui tombe sur le derrière. Alors que ses ministres et généraux menacent à tour de bras, qui la Pologne, qui les Baltes, qui les Ukrainiens, et font les gros yeux aux Européens qui ne se sont pas encore tout à fait couchés — ils ne sont pas nombreux : le G7 adjurait encore il y a quelques jours la Russie, « notre collègue [russe] du G8″ de mieux se comporter, avec son armée en décrépitude, le maître chanteur du Kremlin était le maître du monde.
Au petit télégraphiste Medvedev, l’Organisation de Shanghai – c’est-à-dire la Chine, a opposé une fin de non-recevoir. Pire, Medvedev s’était entretenu de la question géorgienne et des entités séparatistes avec le numéro un chinois Hu Jintao. Pour toute récompense de ses efforts, le porte-parole des Affaires Etrangères de Pékin a déclaré que « la situation dans la région… devrait être résolue par le dialogue », ce qui n’est ni le fort de Poutine, ni ce qu’il espérait.
La Chine n’est pas seulement soucieuse des tendances séparatistes qui, du Tibet à Taiwan et dans toute la vaste province occidentale du Xinjiang, le Turkestan chinois, peuplée d’Ouighours musulmans, pourraient miner l’empire. Elle ne se soucie aucunement de s’aliéner brutalement les Etats-Unis par une géopolitique antagoniste et « confrontationnelle ». Entre Poutine et Hu Jintao, il y a toute la différence entre l’ivrogne imprégné de mauvaise vodka et le sobre calculateur pékinois.
Pour les Chinois, la Russie est, premièrement, un vaste supermarché des systèmes d’armement qui lui font défaut ; deuxièmement, un ennemi héréditaire, héritier de tous les « Barbares du Nord » qui ont envahi la Chine depuis deux millénaires, Huns, Mongols, Mandchous ; à ce titre, ils sont par excellence les impérialistes continentaux, historiquement bien plus menaçants que tout ennemi venu de la mer, ce que sont les Américains.
Le généralissimo Tchang Kaï-chek, qui régna sur la Chine de 1926 à 1949, avant de s’embarquer pour Taïwan, l’avait bien dit : les Russes sont une maladie des viscères alors que les Japonais sont une maladie de peau. Les Russes, en outre, profitent encore des vastes territoires chinois mal acquis par le biais des « traités inégaux » du XIXème siècle.
Les Chinois sont devenus l’atelier du monde, et dédaignent les Russes, rentiers fainéants. Le Russe, « long nez » (dabizu en mandarin) ou « diable étranger » (gwailo en cantonais), est un objet de mépris. Pour les élites chinoises, l’unique interlocuteur au monde est les Etats-Unis, terme de référence, antagoniste, rival ou partenaire. Le reste n’existe, au mieux, que de façon utilitaire.
D’où l’attitude chinoise envers la politique caucasienne de Moscou. On ne se soucie aucunement d’une Russie « hégémonisant » l’Europe : qu’elle reste faible ! Ni d’une Russie débridée et déchaînée.
2 sept 08 à 14:20
Pendant que nos fins amis de Dieudonné et de Siné nous la jouent appel au meurtre de bidasses!
2 sept 08 à 13:31
« It is in this sense that the Kremlin’s thinking and actions are so anachronistic for 21st-century Europe » …
Le problème, c’est que, protégée si longtemps par le parapluie nucléaire américain et comme on l’a vu récemment avec l’irak ou en ce moment-mêm avec la Russie, la vieille Europe elle-même est coincée dans son propre anachronisme post-moderne où la prétendue paix sert de couverture à l’impuissance et aux pires lâchetés …
Comme disait Péguy:
“‘Avoir la paix’, le grand mot de toutes les lâchetés civiques et intellectuelles.”
1 sept 08 à 21:34
http://larussophobe.wordpress.com/2008/09/01/russia-has-no-place-in-europe/
Russia has no Place in Europe
La Russophobe, September 1, 2008
Writing in the Moscow Times György Schöpflin, formerly Jean Monnet professor of politics at University College London and currently a member of the European Parliament for Hungary, says that Russia has “no place in Europe” because it is to uncivilized and barbaric.
The events of the last few weeks have made it clearer than ever that Russia has no place in Europe. The invasion of Georgia, the disproportionate use of force, the presence of irregular forces, the looting and deliberate destruction of infrastructure and then the recognition of Abkhazia and South Ossetia as “independent” are all evidence of a Russia that is not European and does not want to be European.
Of course, what it means to be European has varied over time, but Russia has expressly flouted European values as they are understood by most Europeans. Russian spokesmen may insist that they are part of the common European home, but the way in which they want to furnish it is unacceptable to its other inhabitants.
The Russian answer to too many problems has traditionally been force. In the past 100 years, it has invaded practically all of its neighbors. What is puzzling about this is that Russia (while part of the Soviet Union) suffered dreadfully from violence in the 20th century, losing at least 20 million people. Yet despite this, it drew conclusions about the use of violence contrary to those drawn by Europe.
For Europe, force, if it must be used, is the very last resort and the other resources — negotiation, discussion, debate, international organizations — must be completely exhausted first. This commitment to nonviolent methods has become deeply embedded in the European mind-set, which is not the case with Russia. The Yugoslav wars were a vivid example, as most of Europe was opposed to the use of force to settle this conflict.
The recognition of Abkhazia and South Ossetia flies in the face of the position that Russia has adopted in international law with respect to Kosovo. It is a complete turnaround and marks a radical inconsistency, which may prove to be an encouragement for some regions of Russia that are less than delighted with Russian overlordship. Chechnya obviously comes to mind. Again, consistency and predictability are regarded as essential components of the present European order.
President Dmitry Medvedev has argued that the Russian intervention in Georgia was undertaken for humanitarian reasons, but that does not explain the ethnic cleansing of Georgians who remained in South Ossetia during the conflict. Besides, if Russia had been looking to bolster its European credentials in the southern Caucasus, it would not have used force at all, but would have sought to negotiate with the government of Georgian President Mikheil Saakashvili. Negotiations, of course, were never taken seriously as an option for the Kremlin, which only goes to show how far Russia has moved from Europe.
The reality is that Russian tradition has little appreciation for the notion of equality of nations, which is the fundamental principle that governs Europe today. On the contrary, Russia believes in the hierarchy of raw power through which the Kremlin is trying to restore its status in the world. But the country’s leaders have failed to understand that in the 21st century, violence is not the most effective means to attain that objective.
It is in this sense that the Kremlin’s thinking and actions are so anachronistic for 21st-century Europe. Russia, which is still stuck in the pre-World War II era, has stood apart from the great European transformation that was instituted after 1945. After the end of World War II, three principles guided relations between European nations: There should be no more war in Europe, large states should respect the autonomy of smaller states, and power must be kept under strict restraints. The events of the last few weeks have demonstrated that Russia is moving rapidly away from the Europe that Europeans have painstakingly constructed over the last 60 years.





