Posté le Vendredi 22 août 2008 par Sittingbull
Choses vues dans la Géorgie en guerre, par Bernard-Henri Lévy
LEMONDE.FR | 19.08.08 | 14h21

.La première chose qui frappe dès qu’on sort de Tbilissi, c’est l’inquiétante absence de toute force militaire. J’avais lu que l’armée géorgienne, défaite en Ossétie, puis mise en déroute à Gori, s’était repliée sur la capitale pour la défendre. Or j’arrive aux faubourgs de la ville. J’avance de quarante kilomètres sur l’autoroute qui coupe le pays d’est en ouest. Et, de cette armée censée s’être regroupée pour opposer une résistance acharnée à l’invasion, on ne voit quasi pas de trace. Ici, un poste de police. Plus loin, un quarteron de soldats aux uniformes trop neufs. Mais pas une unité combattante. Pas une pièce de défense antiaérienne. Même pas ce paysage de herses et de chicanes qui, dans toutes les villes assiégées du monde, sont censées retarder la progression de l’ennemi. Une dépêche, pendant que nous roulons, annonce que les chars russes se dirigent vers la capitale. L’information, relayée par les radios et, finalement, démentie, crée un désordre sans nom et fait que rebroussent chemin les rares automobiles qui s’étaient aventurées hors de la ville. Mais le pouvoir, lui, semble avoir étrangement baissé les bras.
L’armée géorgienne serait-elle là, mais cachée? Prête à intervenir, mais invisible? Serions-nous en présence de l’une de ces guerres où la ruse suprême est, comme dans les guerres oubliées d’Afrique, d’apparaître le moins possible? Ou bien le président Saakashvili a-t-il fait le choix du non-combat – comme pour nous mettre, nous, Européens et Américains, devant nos responsabilités et nos choix (“Vous vous prétendez nos amis? Vous nous avez cent fois dit qu’avec nos institutions démocratiques, notre désir d’Europe, notre gouvernement où – fait unique dans les annales – siègent un premier ministre anglo-géorgien, des ministres américano-géorgiens, un ministre de la défense israélo-géorgien, était le premier de la classe occidentale? Eh bien, c’est le moment ou jamais de le prouver”)? Je ne sais pas. Mais le fait est que la première présence militaire significative à laquelle nous nous heurtons est un long convoi russe, cent véhicules au moins, venu tranquillement faire de l’essence en direction de Tbilissi. Puis, à quarante kilomètres de la ville, à la hauteur d’Okami, un bataillon, russe toujours, appuyé sur une unité de blindés dont le rôle est d’empêcher de passer, dans un sens les journalistes et, dans l’autre, les réfugiés.
L’un d’entre eux, un paysan blessé au front, encore hébété de terreur, me raconte l’histoire de ce village, en Ossétie, d’où il a fui à pied voici trois jours. Les Russes sont arrivés. Les bandes ossètes et cosaques ont, dans leur sillage, pillé, violé, assassiné. Elles ont, comme en Tchétchénie, regroupé les jeunes hommes et les ont embarqués dans des camions vers des destinations inconnues. On a tué les pères devant les fils. Les fils devant les pères. Dans les caves d’une maison qu’on a fait sauter en y accumulant des bonbonnes de gaz, on est tombé sur une famille qu’on a dépouillée de tout ce qu’elle avait tenté de cacher et on a mis les adultes à genoux avant de les exécuter d’une balle en pleine tête. L’officier russe, responsable du check-point, écoute. Mais il s’en fiche. Il a l’air, de toute façon, d’avoir trop bu et il s’en fiche. Pour lui, la guerre est finie. Aucun chiffon de papier – cessez-le-feu, accord en cinq ou en six points – ne changera rien à sa victoire. Et ce pelé de réfugié peut bien raconter ce qu’il veut.
2. A l’approche de Gori, la situation est différente et devient, soudain, plus tendue. Au bord de la route, des Jeeps géorgiennes dans le fossé. Plus loin, un tank carbonisé. Plus loin encore, un check-point plus important qui bloque, lui, complètement le groupe de journalistes auquel nous nous sommes mêlés. Et, surtout, il nous est clairement dit, là, que nous ne sommes plus les bienvenus. “Vous êtes en territoire russe, aboie un officier bouffi d’importance et de vodka. Ne peuvent aller plus loin que les accrédités par les autorités russes”… Heureusement surgit une voiture battant pavillon diplomatique. C’est la voiture de l’ambassadeur d’Estonie. A son bord, outre l’ambassadeur, le secrétaire du Conseil national de sécurité, Alexander Lomaia, qui a l’autorisation d’aller, derrière les lignes russes, chercher des blessés et qui accepte de m’embarquer, ainsi que la députée européenne Isler Béguin et une journaliste du Washington Post. “Je n’assure la sécurité de personne, prévient-il – c’est clair?” C’est clair. Et nous nous entassons dans l’Audi, qui met le cap sur Gori.
Après six nouveaux check-points, dont un constitué d’un simple tronc d’arbre levé et abaissé par un treuil, commandé par un groupe de paramilitaires, nous arrivons à Gori. Nous ne sommes pas au centre-ville. Mais, du point où Lomaia nous a laissés avant de repartir, seul, dans l’Audi, récupérer ses blessés, de ce carrefour que contrôle un char énorme et haut comme un bunker roulant, nous pouvons constater les incendies à perte de vue. Les fusées éclairantes qui, à intervalles réguliers, illuminent le ciel et sont suivies de détonations brèves. Le vide encore. L’odeur, légère, de putréfaction et de mort. Et puis, surtout, le bourdonnement incessant des véhicules blindés et, une fois sur deux à peu près, des voitures banalisées remplies de miliciens reconnaissables à leurs brassards blancs et à leurs cheveux retenus par des bandanas. Gori n’appartient pas à cette Ossétie que les Russes prétendent être venus “libérer”. C’est une ville géorgienne. Or ils l’ont brûlée. Pillée. Réduite à l’état de ville fantôme. Vidée.
“C’est logique, explique, tandis que nous attendons, debout dans la puanteur et la nuit, le retour de Lomaia, le général Vyachislav Borisov. Nous sommes là parce que les Géorgiens sont des incapables, que leur administration s’est effondrée et que la ville était livrée aux pillards. Regardez ceci…” Il me montre, sur son téléphone portable, des photos d’armes dont il souligne lourdement l’origine israélienne. “Est-ce que vous croyez qu’on pouvait laisser ce bazar sans surveillance? D’ailleurs, je vais vous dire…” Il se rengorge. Allume une cigarette dont l’allumette fait sursauter le petit tankiste blond qui s’était endormi dans sa tourelle. “Nous avons convoqué, à Moscou, le ministre des affaires étrangères israéliennes. Et il lui a été dit que, s’il continuait à fournir les Géorgiens, nous continuerions, nous, de livrer le Hezbollah et le Hamas.” Nous continuerions… Quel aveu! Deux heures passent. Deux heures de rodomontades et de menaces. Avec, parfois, une voiture qui ralentit mais qui, avisant le tank, semble se raviser et repart. Jusqu’à ce que revienne enfin Lomaia et qu’il nous confie la vieille dame et la femme enceinte qu’il a tirées de l’enfer et qu’il nous charge de ramener à Tbilissi.
3.Le président Saakashvili, flanqué de son conseiller Daniel Kunnin, écoute mon récit. Nous sommes dans la résidence présidentielle d’Avlabari. Il est 2 heures du matin, mais la noria de ses conseillers fonctionne comme en plein jour. Il est jeune. Très jeune. D’une jeunesse qu’accuse encore l’impatience des gestes, la fièvre du regard, des éclats de rire brusques ou encore cette façon d’enfiler les canettes de Red Bull comme si c’était du Coca-Cola. Ces gens, d’ailleurs, sont tous très jeunes. Tous ces ministres et conseillers sont des boursiers de fondations type Soros dont la “révolution des roses” a interrompu les études à Yale, Princeton, Chicago. Il est francophile et francophone. Féru de philosophie. Démocrate. Européen. Libéral au double sens, américain et européen, du mot. De tous les grands résistants que j’aurai rencontrés dans ma vie, de tous les Massoud ou Izetbegovic dont il m’a été donné de prendre la défense, il est le plus évidemment étranger à l’univers de la guerre, à ses rites, ses emblèmes, sa culture – mais il fait face.
“Laissez-moi préciser une chose, m’interrompt-il avec une gravité soudaine. Il ne faut pas laisser dire que c’est nous qui avons commencé cette guerre… Nous sommes début août. Mes ministres sont en vacances. Je suis moi-même, en Italie, en train de faire une cure d’amaigrissement et sur le point de partir pour Pékin. Or voilà que, dans la presse italienne, je lis : Préparatifs de guerre en Géorgie . Vous m’avez bien entendu : je suis là, tranquille, en Italie, et je lis que mon propre pays est en train de préparer une guerre! Sentant que quelque chose ne tourne pas rond, je rentre dare-dare à Tbilissi. Et qu’est-ce que mes services de renseignement m’apprennent?” Il fait la moue du type qui pose une colle et vous laisse une chance de trouver la bonne réponse… “Que ce sont les Russes qui, au moment même où ils abreuvent les agences de presse de ce baratin, sont en train de vider Shrinvali de ses habitants, de masser des troupes, des transports de troupes, des ravitailleurs de fioul en territoire géorgien et de faire passer, enfin, des colonnes de chars par le tunnel Roky, qui sépare les deux Osséties. Alors, supposez que vous êtes responsable d’un pays et que vous apprenez ça – vous faites quoi?” Il se lève, va répondre à deux portables qui sonnent en même temps sur son bureau, revient, étire ses longues jambes… “Au cent cinquantième char positionné face à vos villes, vous êtes obligé d’admettre que la guerre a commencé et, malgré la disproportion des forces, vous n’avez plus le choix…” Avec l’accord de vos alliés, lui demandé-je? En prévenant les membres de cette OTAN dont on vous a claqué la porte au nez? “Le vrai problème, esquive-t-il, ce sont les enjeux de cette guerre. Poutine et Medvedev cherchaient un prétexte pour nous envahir. Pourquoi?” Il fait le geste de compter sur ses doigts. “Primo, nous sommes une démocratie et nous incarnons donc, quant à la sortie du communisme, une alternative au poutinisme. Secundo, nous sommes le pays où passe le BTC, ce pipe-line qui relie Bakou à Ceyhan via Tbilissi; en sorte que, si nous tombons, si Moscou met à ma place un employé de Gazprom, vous serez, vous, les Européens, dépendants à 100% des Russes pour votre approvisionnement en énergie. Et puis, tertio…” Il choisit une pêche dans la corbeille de fruits que son assistante – “ossète”, précise-t-il – vient d’apporter. “Tertio, regardez la carte. La Russie est l’alliée de l’Iran. Nos voisins arméniens ne sont pas loin non plus des Iraniens. Imaginez que s’installe à Tbilissi un régime prorusse. Vous auriez un continuum géostratégique qui irait de Moscou à Téhéran et dont je doute qu’il fasse les affaires du monde libre. J’espère que l’OTAN comprend cela…”
4.Vendredi matin. Nous décidons, avec Raphaël Glucksmann, Gilles Hertzog et la députée européenne, de revenir à Gori que, suite à l’accord de cessez-le-feu rédigé par Sarkozy et Medvedev, les Russes auraient commencé d’évacuer et où nous sommes censés rejoindre le patriarche orthodoxe de Tbilissi en partance, lui-même, pour Shrinvali, où des cadavres géorgiens seraient livrés aux porcs et aux chiens. Mais le patriarche est introuvable. Les Russes n’ont rien évacué. Et nous sommes même, cette fois, bloqués vingt kilomètres avant Gori quand une voiture, devant nous, se fait braquer par un escadron d’irréguliers qui, sous l’œil placide d’un officier russe, fait descendre les journalistes et leur arrache caméras, argent, objets personnels et, finalement, leur véhicule. Fausse nouvelle, donc. L’habituel ballet des fausses nouvelles dans l’art duquel les artisans de la propagande russe semblent décidément passés maîtres. Alors, direction Kaspi, à mi-chemin entre Gori et Tbilissi, où l’interprète de la députée a de la famille et où la situation est, en principe, plus calme – mais, en réalité, deux autres surprises nous y attendent… D’abord les destructions. Ici aussi, les destructions. Mais des destructions qui, cette fois, n’ont visé en priorité ni les maisons ni les gens. Quoi alors? Le pont. La gare. La voie de chemin de fer qu’est déjà en train de remettre en état une équipe de logisticiens conduite, depuis sa chambre, par le chef mécanicien, grièvement blessé à la hanche. Ainsi que le système de commande électronique de la cimenterie Heidelberg, à capitaux allemands, qu’a atteint un missile guidé au laser. “Il y avait là 650 ouvriers, me dit le directeur de l’usine, Levan Baramatze. Seuls 120 ont pu venir aujourd’hui. Notre appareil productif est brisé.” A Poti, les Russes ont coulé la marine de guerre géorgienne. En trois points, ils ont touché le pipe-line TBC. Ici, à Kaspi, ils ont, à dessein, atteint les centres vitaux d’une économie dont dépendent, indirectement, celles de la région et du pays. Terrorisme ciblé. Volonté, là aussi, de mettre le pays à genoux.
Et puis, deuxième surprise, les chars. Nous sommes, je le répète, aux portes de la capitale. Condoleezza Rice [secrétaire d’Etat des Etats-Unis], je le précise, est, à cet instant, en train de donner sa conférence de presse. Et voilà que, tout à coup, apparaît, volant à basse altitude au-dessus des arbres, l’un de ces hélicoptères de combat dont l’arrivée est toujours signe du pire. Et voici que, aussitôt après, ceux qui restent des habitants de Kaspi se retrouvent dans la rue, sur le seuil des maisons, puis, très vite, entassés à dix dans les vieilles Lada – chacun hurlant à qui veut l’entendre et, en particulier, à nos chauffeurs, que les Russes arrivent et qu’il faut fuir. D’abord, nous n’y croyons pas. Nous pensons : le type même, comme avant-hier, de la mauvaise rumeur. Mais, en fait, non. Les chars sont bien là. Cinq, exactement. Plus une unité du génie qui commence de creuser des tranchées. Le message est clair. Rice ou pas, les Russes sont ici chez eux. Ils se déplacent, en Géorgie, comme en terrain conquis. Ce n’est pas exactement le coup de Prague. C’est sa version XXIe siècle – lent, par petites touches, à coups d’humiliations, intimidations, parades et paniques…
5.Le rendez-vous a lieu, cette fois, à 4 heures du matin. Saakashvili a passé la fin de la journée avec Rice. La journée de la veille avec Sarkozy. A l’un comme à l’autre il sait gré de leurs efforts, de la peine qu’ils se sont donnée ainsi que de leur amitié dont rien ni personne ne le fera douter – ne se tutoient-ils pas, avec “Nicolas”? Et le candidat McCain, “proche de Madame Rice”, ne lui téléphone-t-il pas, depuis le début de la crise, trois fois par jour? Mais je lui trouve, pourtant, un air mélancolique qu’il n’avait pas le premier soir. La fatigue, peut-être… Ces nuits sans sommeil… Ces revers en série… Ce grondement, aussi, qu’il sent monter dans le pays et que nous sommes bien obligés, hélas, de lui confirmer : “Et si Micha était incapable de nous protéger? Et si ce bouillant jeune président ne nous attirait que la foudre? Et si, pour survivre, il fallait en passer par le désir de Poutine et le fantoche qu’il a dans sa manche?” Il y a de tout cela, oui, sans doute, dans la mélancolie du président. Plus, tout de même, autre chose – plus trouble et qui tient, comment dire?, à l’étrange attitude de ses amis… L’accord de cessez-le-feu, par exemple, que lui a apporté l’ami Sarkozy et qui a été rédigé, à Moscou, à quatre mains, avec Medvedev. Il revoit le président français, là, dans ce même bureau, si impatient de le voir signer. Il l’entend élever le ton, presque crier : “Tu n’as pas le choix Micha; sois réaliste, tu n’as pas le choix; quand les Russes arriveront pour te destituer, aucun de tes amis, aucun, ne lèvera le petit doigt pour te sauver.” Et quelle étrange réaction enfin quand lui, Micha Saakashvili, a obtenu qu’ils appellent quand même Medvedev; que Medvedev a fait répondre qu’il dormait – il n’était que 21 heures, mais il dormait, et était injoignable jusqu’au lendemain matin 9 heures : le président français, là aussi, s’est emporté; l’ami français, là non plus, n’a pas voulu attendre; pressé de rentrer ? Trop assuré que l’essentiel était de signer, n’importe quoi mais signer? Ce n’est pas comme cela, songe Micha, qu’on négocie. Ce n’est pas comme cela qu’on se conduit avec ses amis.
J’ai vu ce document. J’ai vu les annotations manuscrites qu’y ont apportées les deux présidents, géorgien d’abord, français ensuite. J’ai vu le second document, toujours signé par Sarkozy et confié à Condi Rice, à Brégançon, pour qu’elle le remette à Saakashvili. Et j’ai vu, enfin, le mémorandum de remarques rédigé, dans la soirée, par la partie géorgienne et jugé par elle vital.
Elle a obtenu – et ce n’est pas un détail – que soit biffée toute allusion au “statut” futur de l’Ossétie. Elle a obtenu – et ce n’est pas négligeable – que soit précisé que le “périmètre raisonnable” à l’intérieur duquel les troupes russes étaient autorisées, dans le premier document, à continuer de patrouiller pour assurer la sécurité des russophones de Géorgie devienne un périmètre de “quelques kilomètres”. Mais, de l’intégrité territoriale de la Géorgie, il n’est question dans aucun des documents. Et quant à l’argument de l’aide légitime apportée aux russophones, on tremble à l’idée de l’usage qui en sera fait quand ce seront les russophones d’Ukraine, des pays baltes ou de Pologne qui s’estimeront menacés, à leur tour, par une volonté “génocidaire”… C’est l’Américain Richard Holbrooke, diplomate de fort calibre et proche de Barack Obama, qui, retrouvé, à la fin de la nuit, au bar de notre hôtel commun, aura le dernier mot : “Il flotte, dans cette affaire, un mauvais parfum d’apaisement et de munichisme.” Eh oui. Ou bien nous sommes capables de hausser vraiment le ton et de dire, en Géorgie, stop à Poutine. Ou bien l’homme qui est allé, selon ses propres termes, “buter jusque dans les chiottes” les civils de Tchétchénie se sentira le droit de faire de même avec n’importe lequel de ses voisins. Est-ce ainsi que doivent se construire l’Europe, la paix et le monde de demain?
Bernard-Henri Lévy
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94 réponses à “J’aime bien BHL, en dernière analyse”
21 sept 08 à 15:13
Sûrement, c’est un complot…
21 sept 08 à 14:19
VP en est ?
21 sept 08 à 12:39
Oui, ‘VP’ est pas mal.
21 sept 08 à 12:35
A propos de la guerre contre les afghans -pardon de “l´intervention-humanitaire-pour-lutter-contre-la-brbarie-comme-l´a-dit-Monsieur-Carla-du-haut-de-ses-talonnettes”- les lecteurs du Monde pardon de l´imMonde” ont des idées bien arrêtées qui ne plairaient pas à Letel ni à Babagland: trop munichoises.
http://www.lemonde.fr/web/article/reactions/0,1-0@2-3216,36-1097771@45-100,0.html
20 sept 08 à 06:48
Ou de ma pensée.
Je ne sais pas. Qu´est ce qui est plus cool comme expression ? Ma pensée, mes idées, ma conception du monde ?
Il est génial.
20 sept 08 à 06:44
> de mes idées
“Mes idées”, excellent.
20 sept 08 à 06:43
Vous trouvez que j´écris mal ? Contentez vous de mes idées.
20 sept 08 à 06:28
Cramer, cramer, sans ^. Brûler, avec.
20 sept 08 à 06:25
plus quelques unes ailleurs pour aller massacrer des gens.
Je vois que le gros plein de soupe de Moore -pas le philosophe- vous a convaincu avec son “Bowling for Columbine” et sa litanie “des millions de morts causés par les USA au Salvador, Chili, Cambodge, Vietnam, Somalie…”
En fait pour ce dernier pays, les Tribunaux Islamiques avaient ramené la paix. Mais j´ai peur de me crâmer en disant ça : ne va-t-on pas penser que je suis un fanatique de la charia ? Je crains pour mon image.
20 sept 08 à 06:17
Oui, absolument, les expéditions “humanitaires” ont lieu dans les pays pétroliers, plus quelques unes ailleurs pour aller massacrer des gens.
20 sept 08 à 06:16
Oui, bien sûr, les interventions humanitaires n’ont eu lieu que dans les pays pétroliers
Nan des fois, ça se passe dans des pays sous-producteurs de riz comme la Somalie. On envoit alors Couche-Nerd avec un sac de jute rempli de ladite céréale sur l´épaule se mouiller les petons en rejouant le débarquement…
… et un peu plus tard, on envoit quelques rangers massacrer un milliers de civils car les conneries humanitaires ça va bien deux minutes pour le JT*
* la ratonnade de civils aura cependant droit au grand écran (”Black Hawk…”)
20 sept 08 à 05:59
Oui, bien sûr, les interventions humanitaires n’ont eu lieu que dans les pays pétroliers, ça tombe sous le sens.
20 sept 08 à 05:58
“prospections pétrolières” !
![]()
20 sept 08 à 05:55
“Interventions humanitaires” rime avec quoi ?
20 sept 08 à 05:46
Mais oui, le bouffon, toutes les interventions humanitaires sont des complots impérialistes.
20 sept 08 à 05:37
Humanitarian intervention (SIC)
19 sept 08 à 11:22
“In his polemic he attacks the six principal claims of the influential anti-global left. Liberalism is not, Mr Lévy counters, just the free market: human rights and democracy matter too. Europe is not, or not only, a capitalistic machine. The United States is not a semi-fascist country. Humanitarian intervention is not an imperialist ploy. Israel is not to blame for anti-Semitism, which is serious and growing. Militant Islamism is not the West’s fault but a homegrown scourge that threatens the West much as fascism did.”
31 août 08 à 06:03
Mise au point, sur les Choses vues : Pari brûle-t-il ?
30 août 08 à 22:15
WAOUHHHHH !!!!!!!!!!!! Super attentat en effet. Bush tue plus de mecs en une heure que Momo Atta aux manettes de son 757. Super intelligent le Bush : il a déjà perdu en Afghanistan et en Irak près de 5000 gugusses de plus.
…
Comme on lui démontre qu’il ment en prétendant que l’Afghanistan n’était pas un pays paisible, il essaye de contre-attaquer sur Bush. Tu n’as donc rien à répondre.
Simple : les libérateurs parcourent tout le pays peinard; si vous vous baladez en uniforme “Otan”, vous terminez coupé en p´tits morceaux.
…
Tu n’as toujours pas prouvé qu’il s’agit d’une guerre de libération nationale.
A vous lire, “ils sont partout”
…
Il y a effectivement un problème d’antisémitisme en France qu’il faut traiter.
30 août 08 à 21:23
1.Des attentats ?
…
9/11
WAOUHHHHH !!!!!!!!!!!! Super attentat en effet. Bush tue plus de mecs en une heure que Momo Atta aux manettes de son 757. Super intelligent le Bush : il a déjà perdu en Afghanistan et en Irak près de 5000 gugusses de plus.
Prouves-nous que c’est une guerre de libération nationale
Simple : les libérateurs parcourent tout le pays peinard; si vous vous baladez en uniforme “Otan”, vous terminez coupé en p´tits morceaux.
et à ta haine des juifs.
A vous lire, “ils sont partout”
30 août 08 à 18:34
1.Des attentats ?
…
9/11
2.Le “jihad” c´est en ce moment que ça se passe en Afghanmistan : apparemment les afghans veulent se libérer et ils ont raison.
…
Prouves-nous que c’est une guerre de libération nationale. Toujours à procéder par affirmations gratuites le caniche. Tu crois que ça va créer des réalités? Tu es juste un caniche qui essaye de trouver des rationalisations à ton pédaloïsme congénital et à ta haine des juifs.
30 août 08 à 18:23
Ce n’est pas une raison pour organiser des attentats et mener le jihad contre les infidèles.
1.Des attentats ?
2.Le “jihad” c´est en ce moment que ça se passe en Afghanmistan : apparemment les afghans veulent se libérer et ils ont raison.
29 août 08 à 17:12
Il s’agit d’empêcher ces états de nuire.
l´Afghanistan nuire ? Vous y êtes déjà allé ? C´est pas Silicon Valley.
…
Oui et alors? Ce n’est pas une raison pour organiser des attentats et mener le jihad contre les infidèles.
Ridicule. Je bosse et je vis avec des juifs. Il ya dix minutes, je parlais avec une famille juive que je connais.
…
Menteur.
Ce sont les cons que je ne supporte pas blablagan.
…
Rementeur, tu te supportes très bien.
29 août 08 à 16:51
Il s’agit d’empêcher ces états de nuire.
l´Afghanistan nuire ? Vous y êtes déjà allé ? C´est pas Silicon Valley.
La preuve que tu ne t’en fous pas que je sois juif petit caniche pétainoïde puisque tu es totalement et catégoriquement focusé sur ta haine des juifs.
Ridicule. Je bosse et je vis avec des juifs. Il ya dix minutes, je parlais avec une famille juive que je connais. Ce sont les cons que je ne supporte pas blablagan.
29 août 08 à 16:33
Vous souhaitez à la fois pouvoir réaliser des coups d´état en Afghanistan ou ailleurs pour mettre en place des potiches qui répondent le doigt sur la couture du pantalon et en même temps vous souhaiteriez que les populations locales qui subissent vos caprices vous baisent les pieds ???
…
Il est con ce caniche. Il s’agit d’empêcher ces états de nuire. La population locale n’a aucune raison d’être contre cet objectif.
29 août 08 à 16:18
comme blablagan qui, tout en proclamant à tous vents qu´il est juif (alors qu´on s´en fout),
…
La preuve que tu ne t’en fous pas que je sois juif petit caniche pétainoïde puisque tu es totalement et catégoriquement focusé sur ta haine des juifs.
29 août 08 à 15:29
L’enfonceur de portes ouvertes.
29 août 08 à 15:07
l’antisémitisme est minoritaire en France
On est bien d´accord.
29 août 08 à 06:44
Vous déformez, il n’a jamais “tout ramené” aux juifs, c’est idiot. Il est d’accord avec vous, et moi aussi, pour constater que l’antisémitisme est minoritaire en France. Mais ce n’est pas le sujet, son sujet c’est l’analyse de cette minorité, de son fonctionnement, de son mode de pensée, de ses métamorphoses comme le dit très bien l’article.
Répondre à une thèse en parlant d’autre chose et en enfonçant des portes ouvertes n’est pas très malin.
29 août 08 à 06:41
Tant mieux. Tout ramener aux juifs me semble nul. Surtout en France.
29 août 08 à 06:11
Ce n’est pas “ma thèse”, apprenez à lire.
29 août 08 à 06:05
Fantasio : dans votre thèse, tout -hier et aujourd´hui- passe par les juifs. C´est ridicule. Lâchez-leur les bottes. Il n´y a plus d´antisémitisme -sauf folklorique- et vous le savez bien.
Ce résidu d´antisémitisme ne survit que grâce à des abrutis comme blablagan qui, tout en proclamant à tous vents qu´il est juif (alors qu´on s´en fout), menace et insulte tout le monde.
29 août 08 à 06:02
Blabla, votre connerie est insondable.
Vous souhaitez à la fois pouvoir réaliser des coups d´état en Afghanistan ou ailleurs pour mettre en place des potiches qui répondent le doigt sur la couture du pantalon et en même temps vous souhaiteriez que les populations locales qui subissent vos caprices vous baisent les pieds ???
Vous êtes cinglé.
29 août 08 à 04:56
OTAN : ils publient le chiffre de leurs soldats sur place et le nombre de morts.
…
Ca ne prouve rien pour qui sait se servir de ses neurones.
29 août 08 à 04:32
La haine envers les juifs passe désormais par la détestation de l’Occident. Autrefois, les racistes européens haïssaient dans le juif celui qu’ils jugeaient extérieur (non chrétien, oriental, sémite…). Aujourd’hui, c’est au contraire en détestant l’Occident qu’on va haïr le peuple juif, car il symbolise désormais ce qu’on veut détruire (judéo-christianisme, capitalisme, libéralisme, impérialisme). “Le peuple juif a été désorientalisé ou désémitisé, pour être radicalement occidentalisé”.
Dans Le Monde
29 août 08 à 03:36
la courbe des violence a suivi pas à pas la courbe du renforcement du dispositif militaire des occupants.…
La source?
OTAN : ils publient le chiffre de leurs soldats sur place et le nombre de morts.
28 août 08 à 17:24
Rue89
…
Encore pire que Libé, des vieux pédaloïdes capitulards aigris.
28 août 08 à 17:23
Simple : l´Afghnaistan était en paix. Les ricains sont arrivés, la guerre a commencé
Faux l’Afghanistan n’était pas en paix. Une clique de terroristes faisaient la guerre contre leur propre population et contre les EU.
la courbe des violence a suivi pas à pas la courbe du renforcement du dispositif militaire des occupants.
…
La source? De toutes façons ça n’a qu’un intérêt limité puisque les talibans seront vaincus.
28 août 08 à 17:16
C´est l´OTAN qui crée la violence en Afghanistan !
Prouves-le.
Les “moyens” de l´OTAN n´ont cessé d´augmenter justement, causant à chaque fois plus de violence.
Prouves-le.
Si l´OTAN repart, il n´y aura plus de conflit entre occupants et afghans. Ipso facto.
C’est inexact, les terroristes occupants continueront la guerre.
*************************************************
Simple : l´Afghnaistan était en paix. Les ricains sont arrivés, la guerre a commencé, et la courbe des violence a suivi pas à pas la courbe du renforcement du dispositif militaire des occupants.
Pas de “terroristes”
28 août 08 à 17:14
Rue89
28 août 08 à 17:10
Un grand merci pour le link fantasio : assez géniale cette mise en boîte de BHL
..
Libé qui ferait du fact checking? Qui peut croire ça sérieusement. Ils accusent BHL car ils veulent collaborer avec les russes.
28 août 08 à 17:06
C´est l´OTAN qui crée la violence en Afghanistan !
Prouves-le.
Les “moyens” de l´OTAN n´ont cessé d´augmenter justement, causant à chaque fois plus de violence.
Prouves-le.
Si l´OTAN repart, il n´y aura plus de conflit entre occupants et afghans. Ipso facto.
C’est inexact, les terroristes occupants continueront la guerre.
28 août 08 à 17:00
Balagan tu perds ton temps: on les verra ces verreux faire de la resistance ds le Califat Europeen d’ici, disons, une 20 taine d’annees? ou damnees…..
…
Ils ont déjà capitulé.
28 août 08 à 15:27
Un grand merci pour le link fantasio : assez géniale cette mise en boîte de BHL
28 août 08 à 09:42
Cet article de BHL a donné lieu à une sacrée polémique, dont curieusement on ne parle pas ici :
Choses vues, vues ou pas vues ?
Voir les réponses aussi.
28 août 08 à 05:44
dans les rapports du Secrétaire Général de l´OTAN qui malgré ledit matériel belliqueux ultra-moderne et 70.000 soldats, d´une part réclame à cor et à cri des renforts et d´autre part, admet que plus de la moitié du pays est aux mains des taliban.
…
So what? Il faut plus de moyens c’est tout.
Dieu qu´il est sot !
C´est l´OTAN qui crée la violence en Afghanistan !
Les “moyens” de l´OTAN n´ont cessé d´augmenter justement, causant à chaque fois plus de violence.
Si l´OTAN repart, il n´y aura plus de conflit entre occupants et afghans. Ipso facto.
28 août 08 à 01:11
Balagan tu perds ton temps: on les verra ces verreux faire de la resistance ds le Califat Europeen d’ici, disons, une 20 taine d’annees? ou damnees…..
27 août 08 à 23:55
So what? Il faut plus de moyens c’est tout.
So what ? en effet, juste plus de moyens….ils vont venir de ou ducon ? Des USA ? Sont piégés en Irak….crétin.
27 août 08 à 23:51
Ça m’étonnerait. Les soldats de l’OTAN ne sont pas des caniches pétainoïdes.
lol Je la souligne…a retenir pour plus tard. On le souhaite.
27 août 08 à 19:35
Non guignol : dans les rapports du Secrétaire Général de l´OTAN qui malgré ledit matériel belliqueux ultra-moderne et 70.000 soldats, d´une part réclame à cor et à cri des renforts et d´autre part, admet que plus de la moitié du pays est aux mains des taliban.
…
So what? Il faut plus de moyens c’est tout.
Répétons : si l´OTAN avec ses capacités actuelles disproportionnées face aux dérisoires moyens des taliban a du laisser à ces derniers la moitié du territoire afghan, on peut raisonnablement conclure que, sans avions, hélicos, tanks, etc, les soldats de Bush & co dureraient une heure.
…
Ça m’étonnerait. Les soldats de l’OTAN ne sont pas des caniches pétainoïdes.
27 août 08 à 19:33
Karzaï jetera bientôt l´éponge…
So what?
Je l´ai écrit : va falloir que Bush trouve une autre potiche.
…
Tu confonds avec Abu Mazen.
27 août 08 à 19:33
En Afghanistan, tuer un occupant étranger (soldat US, etc) est un acte de résistance.
…
Faux, c’est une affirmation gratuite et sans preuves d’un caniche pétainoïde.
27 août 08 à 08:27
Tuer leurs soldats si vous êtes afghan est donc un acte de résistance.
….
Prouves-le ducon.
Rien à prouver, c´est écrit.
En Afghanistan, tuer un occupant étranger (soldat US, etc) est un acte de résistance.
Karzaï jetera bientôt l´éponge…
So what?
Je l´ai écrit : va falloir que Bush trouve une autre potiche.
27 août 08 à 08:24
Plus d´avions, plus de tanks, plus d´hélicos ? L´Otan serait foutue dehors en une heure.
…
T’as lu ça dans Pif le chien?
Non guignol : dans les rapports du Secrétaire Général de l´OTAN qui malgré ledit matériel belliqueux ultra-moderne et 70.000 soldats, d´une part réclame à cor et à cri des renforts et d´autre part, admet que plus de la moitié du pays est aux mains des taliban.
Répétons : si l´OTAN avec ses capacités actuelles disproportionnées face aux dérisoires moyens des taliban a du laisser à ces derniers la moitié du territoire afghan, on peut raisonnablement conclure que, sans avions, hélicos, tanks, etc, les soldats de Bush & co dureraient une heure.
CQFD
27 août 08 à 04:20
Plus d´avions, plus de tanks, plus d´hélicos ? L´Otan serait foutue dehors en une heure.
…
T’as lu ça dans Pif le chien?
27 août 08 à

