Posté le Lundi 14 juillet 2008 par jc durbant
Qui a déjà entendu parler de Johan Freckhaus?
L’homme d’affaires français libéré dans la plus grande discrétion il y a trois semaines à peine et pour lequel M. Prise d’otages du Figaro, Georges Malbrunot lui-même, vantait “le silence des médias” et présentait “les secrets de l’étrange prise d’otages en Afghanistan“?
En ce jour de honte où l’on contraint nos troupes à défiler devant un chef d’Etat dont les services ont multiplié les assassinats ou enlèvements de soldats, diplomates et journalistes français ou alliés …
Où, derrière les commanditaires effectivement iraniens et les maitres d’œuvre en effet libanais, on tente de nous faire oublier les liens dudit Hezbollah avec les services syriens et en particulier avec le cerveau de l’opération contre nos 58 soldats et leurs 241 frères d’armes américains à Beyrouth en octobre 1983, un certain« Imad Moughnieh qui jusqu’à son tout récent et spectaculaire passage à trépas se trouvait être l’hôte permanent des autorités de Damas …
Retour, au-delà de l’assassinat par les mêmes Syriens en 1981 de notre ambassadeur Louis Delamare et derrière l’ostentatoire affichage d’une libération d’otage où la France n’était pour rien, sur deux autres prises d’otages et libérations qui sont jusqu’à aujourd’hui restées bien mystérieuses et où pourtant la France (et encore la Syrie !) étaient (rançon niée comprise: 25 millions de dollars quand même!) pleinement impliquées.
A savoir l’enlèvement, alors incompréhensible, des journalistes Chesnot (RFI) et Malbrunot (Le Figaro) en Irak en septembre 2004 puisque, suite à la prise de position de la patrie autoproclamée des droits de l’homme comme de ses journalistes contre l’intervention alliée contre Saddam Hussein, ils avaient le soutien, on s’en souvient de l’ensemble du Monde arabe (jusqu’à Arafat lui-même!).
Qui, resté 3 semaines sans revendication et l’objet d’une communication très incohérente du gouvernement français, ne s’éclairera que quand on comprendra qu’il avait été commandité par le régime syrien alors en délicatesse avec la France pour sa volonté de maintenir l’un de ses proches à la présidence du Liban.
L’embarras du côté français s’expliquant non seulement par son refus de négocier pour ne pas avoir à faire des concessions au Liban, mais aussi, comme le révélera le journaliste de Canal + Marc Fauchoux dans un livre (”Irak : L’histoire secrète de la libération des otages”) par la proximité desdits journalistes à la fois des services secrets français comme… syriens!
Sans compter la complication supplémentaire, peu après la libération (par les Américains à Fallouja !) de Chesnot et Mabrunot, de l’enlèvement et de la libération tout aussi mystérieux d’une autre journaliste et de son guide irakien (Florence Aubenas de Libération et de l’ancien pilote de Saddam formé en France qui auront aussi droit à leurs affiches géantes dans les rues de nos villes !), suite à un apparent règlement de comptes lié au premier enlèvement.
Mais qui s’éclaire d’un jour encore nouveau avec la toute récente confirmation, de la part d’un journal koweitien, des liens tous particuliers de Georges Malbrunot avec le patron des services secrets syriens.
A savoir, le général Assad Chawkate, qui se trouve être le beau-frère du président Assad et qui vient (après dénonciation du maitre-terroriste Mougnieh qui valut apparemment à ce dernier sa toute récente disparition?) d’être arrêté et mis en résidence surveillée pour tentative de coup d’Etat.
Ce qui en dit non seulement long sur l’état de déliquescence du régime syrien mais pourrait en partie aussi expliquer l’apparente et très récente décision du président Assad de négocier avec ses ennemis jurés israéliens comme… sa venue à Paris ces derniers jours?
Sans parler, pour en revenir à la France et comme le suggèrent le journal koweitien comme le livre de Fauchoux ou le site Media-Ratings, du crédit que l’on peut encore avoir pour les écrits de gens dont les positions pro-arabes sont aussi notoires et dont on ne sait plus s’ils sont journalistes ou agents …





