Posté le Samedi 21 juin 2008 par jc durbant
Le président Sarkozy aurait-il été engagé par la Fondation Chirac?
Qui “insiste pour apparaître comme une puissance du Sud” ?
Qui “rappelle sa présence aux côtés des non-alignés” ?
Qui “revendique un “partenariat stratégique d’un type nouveau”, caractérisé par “l’égalité et la confiance réciproque sur le plan politique” et “la coopération gagnant-gagnant sur le plan économique” »?
Autrement dit, qui “plaide sans complexe pour un affairisme différentialiste sur le mode : “Nos profits valent mieux que les droits de l’homme” “?
Telles sont les intéressantes questions que soulève l’analyse de Caroline Fourest, dans Le Monde d’avant-hier, de la dernière illustration du “modèle chinois post-totalitaire“, à savoir la Chinafrique.
Même si on ne sait plus bien au bout d’un moment s’il faut parler d’une chiraquisation de la Chine ou… d’une sinisation de la Sarkozie?
Extrait:
En attendant, le nouvel ordre mondial à l’ombre de la Chine promet des heures d’instabilité au détriment des droits de l’homme. Qui aura les moyens de lui tenir tête ? Pas la France de Nicolas Sarkozy, si sensible aux intérêts des milieux d’affaires. Lors de son discours sur la politique de civilisation, il a suggéré une diplomatie préférant “la diversité à la démocratie”. Une expression qui correspond mot pour mot au credo utilisé par les dirigeants chinois pour revendiquer un monde placé sous le signe du différentialisme et de l’affairisme, et non sous le signe l’universalisme et des droits de l’homme.





