Posté le Jeudi 22 mai 2008 par jc durbant
Au lendemain du passage chez Drucker du porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire et promoteur d’un Nouveau Parti anticapitaliste sur lequel lorgne déjà un PS décidément incapable de lâcher son surmoi marxiste et son attrait pour la radicalité …
A l’heure où, soutenue par le même PS, la génération la plus favorisée de l’histoire défile pour une augmentation, prévue depuis 2003 par la loi, d’un an de cotisation de retraite contre par exemple sept ans pour nos voisins d’outre-Rhin …
Où, près de 20 ans après la Chute du Mur, Cannes nous ressort une fresque de plus de quatre heures sur l’homme de main de Castro thuriféraire justement l’an dernier par notre Besancenot national d’une énième biographie de l’homme de main de Castro (”Che” de l’Américain Steven Soderbergh Palme d’or 1989) censée, dixit Le Monde, “faire comprendre pourquoi le “Che” demeure un symbole d’idéalisme et d’héroïsme à travers le monde” …
Et où, un mois après l’abandon officiel, par le Parti socialiste, de ses “espérances révolutionnaires” et à la veille de son prochain congrès, un Delanoé lorgnant sur l’électorat du MoDem” se décide avec son nouveau livre d’entretiens au titre très obamien (”De l’audace”), à faire son coming out idéologique et invite la gauche à se réapproprier le libéralisme tout en désignant le capitalisme comme ennemi …
Retour sur le fameux essai de Jean-François Revel d’il y a huit ans (”La Grande Parade: Essai sur la survie de l’utopie socialiste”) où, dix ans après l’effondrement du régime soviétique, il revenait sur “les efforts surhumains de la gauche pour s’épargner d’avoir à tirer les leçons humaines du naufrage de ses propres illusions » et se voyait violemment pris à parti pour avoir oser la comparaison entre les deux totalitarismes du siècle, communiste et nazi.
Extraits:
Les socialistes se figurent que le libéralisme est une idéologie. Elevés dans l’idéologie, ils ne peuvent concevoir qu’il existe d’autres formes d’activité intellectuelle. (…) Le libéralisme n’a jamais été une idéologie, j’entends n’est pas une théorie se fondant sur des concepts antérieurs à toute expérience, ni un dogme invariable et indépendant du cours des choses ou des résultats de l’action. Ce n’est qu’un ensemble d’observations, portant sur des faits qui se sont déjà produits. Les idées générales qui en découlent constituent non pas une doctrine globale et définitive, aspirant à devenir le moule de la totalité du réel, mais une série d’hypothèses interprétatives concernant des événements qui se sont effectivement déroulés.L’idéologie, c’est ce qui pense à votre place. (…)
JF Revel
Non, je ne suis pas social-libéral (…) Mais (…) je ne réfute pas mécaniquement ce vocable, “libéral”. (…) C’est une doctrine d’affranchissement de l’homme, née dans l’Europe des Lumières. C’est, comme son nom l’indique, une idéologie de la liberté, qui a permis l’accomplissement de grandes conquêtes politiques et sociales. (…) Je suis libéral parce que j’aime la liberté. (…) Le libéralisme est donc d’abord une philosophie politique et j’y adhère. Ce sont les conservateurs qui l’ont dévoyé au service d’une idéologie du laisser faire économique et de la perpétuation des rentes et des privilèges dont ils bénéficient déjà. Au nom d’un principe de liberté, leur dessein est en réalité celui de l’immobilisme, qui prolonge leurs avantages et reproduit toujours les mêmes inégalités. C’est une supercherie à la fois intellectuelle et idéologique, dont la gauche ne doit pas, ne doit plus, s’accommoder. Je suis donc libéral ET socialiste.
Bertrand Delanoé
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Une réponse à “France: Retour sur les efforts surhumains de la gauche pour s’épargner de tirer les leçons du naufrage de ses propres illusions”
25 mai 08 à 11:37
Même s’il y a encore beaucoup de travail, avouez tout de même mon cher JCD que l’air devient bien plus respirables au PS depuis les sorties de Delanoe, Valls, Cambadelis, Moscovici…





