Posté le Mercredi 21 mai 2008 par jc durbant
A l’heure où, après la fausse petite fille aux loups, une jeune femme de bonne famille vient de démontrer qu’on pouvait abuser l’ensemble du monde littéraire américain avec une fausse autobiographie à condition de multiplier les clichés misérabilistes (petite métis indienne adoptée, quartier pauvres, violence, gangs, drogue) …
Et où, avec la démagogie ambiante, un vrai métis venu de nulle part mais expert en fausses paroles et fausses écritures pourrait se retrouver du jour au lendemain président de la première puissance mondiale …
Et si, au moment où on en parle le plus, il n’y avait tout simplement plus de “sans papiers”?
Identités fictives, usurpations, substitutions, vols d’identité, fausses dates de naissance, jeu sur la translittération approximative des noms arabes ou la difficulté pour des non-initiés de reconnaître les visages noirs ou asiatiques, escroqueries aux prestations sociales, travail clandestin …
Préjudices de millions voire milliards d’euros (1% du budget pour la sécurité sociale, soit 1,4 milliard d’Euros par an), 90% d’amendes impayées par an pour la SNCF soit quelque 200 millions d’Euros de pertes, sans parler des allocations familiales, ASSEDIC, banques …
Faibles taux de découverte (1 infraction révélée pour 25 commises) et d’élucidation (1 condamnation pour 5 infractions révélées), risque pénal minimal (de 10 à 12 ans pour un vol à main armée sans violences de 150 000 Euros, contre 2 ans environ pour une escroquerie avec faux et usage de faux du même montant), sans compter la présomption d’innocence qui pousse la justice à condamner légèrement les auteurs d’infractions dont elle ne peut garantir l’identité …
Après les actes d’état civil frauduleux des pays africains, (30 % à 80 % dans nombre de pays) et l’explosion des mariages entre Français et étrangers dont nombre de mariages de convenance ou blancs …Après la découverte il y a deux ans d’un réseau de faux papiers à la Préfecture de Paris avec l’implication d’un haut fonctionnaire ou à en juin 2003, l’interpellation de 40 personnes impliquées dans un vaste trafic en bande organisée de faux papiers pour travailleurs clandestins turcs …
Après les salariés à faux papiers (ou vrais papiers avec photo falsifiée) dits abusivement sans papiers dont sont actuellement pleins nos quotidiens …
Après les réseaux de “squats” et de faux “contrats de location” d’ appartements appartenant à l’Etat ou aux collectivités locales, voire privés, avec au besoin soutien de sous-ministres …
Après les appels à la désobéissance civile et la dissimulation de sans papiers et de leurs enfants …
Après les malades qui se font enlever 17 appendices par le même médecin ou les femmes qui accouchent tous les deux mois sur la même carte de sécurité sociale …
Après les vols, comme en février 2004 à Boulogne-Billancourt, 6 000 passeports, 6 500 permis de conduire, dont 1 500 permis internationaux, 10 000 cartes grises – tous vierges et comportant toutes les sécurités pour une valeur sur le marché noir de 55 millions d’euros …
Après les trafics d’esclaves modernes pour diplomates africains dont les noms et les nationalités ne sont jamais communiquées …
Après la découverte en février 2003, de la traite d’êtres humains par le le musicien congolais Papa Wemba qui, une dizaine de fois par an, faisait venir une quinzaine de faux musiciens en Europe à 3 500 dollars le passage pour un chiffre d’affaires de plus de 2 millions d’euros ….
Voici, pour nos belles âmes des beaux quartiers pourfendeurs d’ADN et maitres chanteurs au racisme et au pétainisme …
Une filière associative qui depuis trois ans auraient vendu, pour de 20 à 30 euros, des milliers de faux documents (allocations scolaires, baux locatifs, bulletins de salaire ou certificats médicaux) aux résidents du quartier africain du XVIIe arrondissement de Paris!
D’où la question: si on peut se procurer des faux papiers à 20 euros pièce ou se jouer aussi facilement de l’Administration ou de la Justice françaises, on se demande bien qui est encore assez bête pour rester… “sans papiers”?





