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Israël/60e: Une bienvenue solution finale de la question juive (Looking back on the supposed zionist-nazi plot)

Posté le Mardi 13 mai 2008 par jc durbant

Au lendemain de la mort de l’infâme sauveteuse d’enfants sionistes Irena Sendler et d’une énième femme de colon sioniste de 70 ans (une certaine Shouli Katz) à la frontière de Gaza …

Et poursuivant, en ce 60e anniversaire de la (re)création d’une nation plus de trois fois millénaire et suite à nos récents billets sur la tradition française d’antisémitisme honorable et les bases factuelles des accusations antisémites de crime rituel …

Cet autre classique de l’antisémitisme mondial qu’est la prétendue collusion des juifs eux-mêmes et notamment des sionistes avec les autorités nazies.

Avec la collusion et donc la caution, bien réelle cette fois, de nombre d’auteurs souvent juifs eux-mêmes, comme les Michael A. Hoffman II (“Judaïsm’s Strange Gods”), Lenni Brenner (“51 Documents : Zionist Collaboration With the Nazis”), Edwin Black (”The Transfer Agreement: The Dramatic Story of the Pact Between the Third Reich and Jewish Palestine”) ou Israël Shahak (”Histoire juive, religion juive, le poids de trois millénaires”, 1996).

Illustration avec cet article (traduit de l’anglais), trouvé au hasard et parmi de nombreux autres sur le Net, qui, à partir de faits et documents rééls et selon le bon vieux principe du retournement de culpabilité (”Blame the victim”), concocte un véritable complot sionistes-nazis.

En fait, on joue ici sur le fait historique que, contrairement à ce qui avait longtemps été cru, la politique nazie d’extermination des juifs ne s’est effectivement mise en place que progressivement et pas d’une manière linéaire. Autrement dit, pas de décision unique prise à un moment précis, mais une accumulation de décisions, prises, en une sorte de processus plus ou moins cahotique, en fonction de la situation (notamment militaire)et des opportunités (la guerre à nouveau mais aussi les réactions ou non-réactions du reste du monde) et donc aussi des possibilités (y compris techniques, économiques, financières) selon les régions (Union soviétique, Europe).

D’où une série de phases ou étapes (émigration, concentration, déportation, extermination), mais aussi l’impression de louvoiement, d’à-coups et d’improvisation, accentuée par la volonté délibérée de dissimuler ou effacer toute trace de planification (ruses, manoeuvres, mensonges, recours à l’initiative locale, discours allusif ou codé, etc.).

Avec donc en effet une première phase d’émigration volontaire puis forcée et, via un Office Central du Reich pour l’Emigration juive, des contacts avec des responsables juifs, bien loin d’imaginer - malgré Mein Kampf - les projet ultimes d’Hitler et eux-mêmes pris (jusqu’à s’opposer, selon Edwin Black, à un mot d’ordre de boycot des produits allemands) entre leur recherche d’un foyer juif (d’où la multiplication des projets: Madagascar, Kénya, Ouganda, République Dominicaine, Argentine et le refus, d’accueillir des réfugiés juifs, des grands pays occidentaux: Etats-Unis, Canada, etc.) …

jc durbant @ 10:01
Catégorie(s): Antisémitisme / antisionisme et Un peu d'histoire


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