Posté le Vendredi 2 mai 2008 par Sittingbull
The ‘Race’ Speech Revisited
By Charles Krauthammer
Friday, May 2, 2008; A21
« I can no more disown him [Jeremiah Wright] than I can disown my white grandmother. »
– Barack Obama, Philadelphia, March 18
Guess it’s time to disown Granny, if Obama’s famous Philadelphia « race » speech is to be believed. Of course, the speech was not just believed. It was hailed, celebrated, canonized as the greatest pronouncement on race in America since Lincoln at Cooper Union. A New York Times columnist said it « should be required reading in classrooms across the country. » College seniors and first-graders, suggested the excitable Chris Matthews.
Apparently there’s been a curriculum change. On Tuesday, the good senator begged to extend and revise his previous remarks on race. Moral equivalence between Grandma and Wright is now, as the Nixon administration used to say, inoperative. Poor Geraldine Ferraro, thrice lashed by Obama in Philadelphia as the white equivalent of Wright’s raving racism, is off the hook.
These equivalences having been revealed as the cheap rhetorical tricks they always were, Obama has now decided that the man he simply could not banish because he had become part of Obama himself is, mirabile dictu, surgically excised.
At a news conference in North Carolina, Obama explained why he finally decided to do the deed. Apparently, Wright’s latest comments — Obama cited three in particular — were so shockingly « divisive and destructive » that he had to renounce the man, not just the words.
What were Obama’s three citations? Wright’s claim that AIDS was invented by the U.S. government to commit genocide. His praise of Louis Farrakhan as a great man. And his blaming Sept. 11 on American « terrorism. »
But these comments are not new. These were precisely the outrages that prompted the initial furor when the Wright tapes emerged seven weeks ago. Obama decided to cut off Wright not because Wright’s words or character or views had suddenly changed. The only thing that changed was the venue in which Wright chose to display them — live on national TV at the National Press Club. That unfortunate choice destroyed Obama’s Philadelphia pretense that this « endless loop » of sermon excerpts being shown on « television sets and YouTube » had been taken out of context.
Obama’s Philadelphia oration was an exercise in contextualization. In one particularly egregious play on white guilt, Obama had the audacity to suggest that whites should be ashamed that they were ever surprised by Wright’s remarks: « The fact that so many people are surprised to hear that anger in some of Reverend Wright’s sermons simply reminds us of the old truism that the most segregated hour of American life occurs on Sunday morning. »
That was then. On Tuesday, Obama declared that he himself was surprised at Wright’s outrages. But hadn’t Obama told us that surprise about Wright is a result of white ignorance of black churches brought on by America’s history of segregated services? How then to explain Obama’s own presumed ignorance? Surely he too was not sitting in those segregated white churches on those fateful Sundays when he conveniently missed all of Wright’s racist rants.
Obama’s turning surprise about Wright into something to be counted against whites– one of the more clever devices in that shameful, brilliantly executed, 5,000-word intellectual fraud in Philadelphia — now stands discredited by Obama’s own admission of surprise. But Obama’s liberal acolytes are not daunted. They were taken in by the first great statement on race: the Annunciation, the Chosen One comes to heal us in Philly. They now are taken in by the second: the Renunciation.
Obama’s newest attempt to save himself after Wright’s latest poisonous performance is now declared the new final word on the subject. Therefore, any future ads linking Obama and Wright are preemptively declared out of bounds, illegitimate, indeed « race-baiting » (a New York Times editorial, April 30).
On what grounds? This 20-year association with Wright calls into question everything about Obama: his truthfulness in his serially adjusted stories of what he knew and when he knew it; his judgment in choosing as his mentor, pastor and great friend a man he just now realizes is a purveyor of racial hatred; and the central premise of his campaign, that he is the bringer of a « new politics, » rising above the old Washington ways of expediency. It’s hard to think of an act more blatantly expedient than renouncing Wright when his show, once done from the press club instead of the pulpit, could no longer be « contextualized » as something whites could not understand and only Obama could explain in all its complexity.
Turns out the Wright show was not that complex after all. Everyone understands it now. Even Obama.
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38 réponses à “Ze kiss to the pendu XI”
13 mai 08 à 07:24
> peut-être compensée par Carla qui le conseille
Avec une Carla, il sera élu.
13 mai 08 à 07:23
> Sa tendance à emmerder son parti pour emmerder
Par exemple ? Guantanamo ? La torture ?
12 mai 08 à 21:05
Pas mal de flotte va passer sous le Potomac !
Vraiment trop tot pour des pronostics valables .
Au hasard , Hillary fait la « surprise » en devenant « nominee » a l’arrache ( et quelques « duper delegues » et ensuite …..( Mc Cain qui avec ses cotes « lone wolf » and » I don’t runfor anybody » peut seduire tres latge )
Y a d’auytrs trucs bien plus urgents pour l’instant ….
12 mai 08 à 16:52
Sa tendance à emmerder son parti pour emmerder, qui ressort dans la presse sous l’épithète « maverick ». Son âge. Son indifférence à l’économie (peut-être compensée par Carla qui le conseille). Son tempérament coléreux (quoique grossit par les médias). Sa femme: c’est scandaleux qu’un vieux mec comme ça se tape une femme comme ça, et riche à millions, en plus!
Points forts: défense et sécurité, là où Obama me fiche une trouille verte!
12 mai 08 à 16:35
Qu’est-ce que tu lui reproches à McCain ?
12 mai 08 à 16:15
NB: J’aurais préféré Hillary comme adversaire pour MC Cain, mais à la présidentielle, je passe, sans grand enthousisame, à la position default McCain.
12 mai 08 à 16:07
Oui, moi aussi j’aurais préféré Hillary, en outre elle avait plus de chance il me semble, face à McCain ou un autre républicain. J’ai du mal à comprendre pourquoi les démocrates se tirent ainsi une balle dans le pied (avec Obama), peut-être qu’ils ne peuvent pas faire autrement, ce sont les électeurs qui ont décidé.
12 mai 08 à 16:04
Oui, je crois aussi qu’avec tout ça, McCain ne devrait faire qu’une bouchée d’Obama, qui va se retrouver dans le rôle classique des candidats trop à gauche, style McGovern, Mondale ou Kerry, battus largement par un républicain modéré ou centre droit. Mais il y a deux inconnues, l’âge de McCain et la vague portant Obama, qui ne semble pas se ralentir.
12 mai 08 à 15:55
Ce qui est inquiétant, c’est justement que la vague Obama n’a pas été arrêtée par toutes ces révélations.
Oui et non. Il y a deux points de vue, celui de l’électeur de la primaire (partisan, tendance à l’extrémisme) et celui de l’élection présidentielle (où il faut plaire à une majorité). Un handicap pour l’élection générale peut être écarté comme non pertinent, voire même être un avantage dans les primaires. Ex: Mc Govern, pacifiste à tout crins, s’écrase à la générale.
J’aurais préféré Clinton, elle est plus responsable. Maintenant on doit s’inquiéter de l’accession au pouvoir de quelqu’un qui n’y est absolument pas préparé.
Mais toutes ces casseroles seront du pain béni pour les républicains, donc je ne m’en fait pas trop.
12 mai 08 à 15:48
Ce n’est qu’un debut mon cher Letel.
Comme toute avalanche, on commence par ne pas écouter les infos meteo (comme moi quand master Sitt nous disais il y a plusieurs mois que ça poquait dejà du dèrch), on ne fait pas gaffe aux premières secousses puis la plaque se détache et là, ce n’est pas que la concurrence qui se fait enterrer mais bien toute la cordée…
12 mai 08 à 15:19
Vous ne voyez pas la contradiction ? Si Hillary est enterrée (ce qui est le cas), c’est qu’Obama va bien, et non pas qu’il grêle sur lui, qu’il est pendu, qu’il est enseveli sous une avalanche, etc. Ce qui est inquiétant, c’est justement que la vague Obama n’a pas été arrêtée par toutes ces révélations.
12 mai 08 à 15:10
Merci Master Sitt pour ce fil « revue de presse »… il ne grêle plus sur Obama, c’est carrément une avalanche…
10 mai 08 à 18:24
Racisme black. Obama savait tout depuis toujours.
10 mai 08 à 18:23
10 mai 08 à 18:14
Même sujet, plus sinistre À noter que les blogs de droite ne parlent plus d’Hillary. Obama est pour eux le candidat.
10 mai 08 à 15:41
5 mai 08 à 13:18
5 mai 08 à 11:07
c’est le comble, j’en suis à déspammer mes propres commentaires
5 mai 08 à 11:04
Ça s’aggrave. Obama n’a décidement pas compris. Même si j’étais d’accord avec son programme et ses idées, je trouverais qu’il n’est décidement pas du tout mûr pour la présidence…
4 mai 08 à 20:04
Du calme, mes petiots…
4 mai 08 à 14:04
4 mai 08 à 09:33
Ah, OK, très bien merci !
4 mai 08 à 06:04
Mais pourquoi se laisser enfermer ainsi ?
Parce que le compagnonnage s’établit en général, non avec nos opposés, mais avec nos pairs idéologiques
4 mai 08 à 06:02
Tu m’as pas répondu, qui c’est ce superdélégué dont on nous rebat les oreilles ici, qui a pris position pour Obama, et pourquoi (why in the world?), au moment où le navire Barack Obama prend eau de toute part ? On s’attendrait plutôt à ce qu’il se rabatte sur Hillary non ?
Oh pardon msieur lprof! Il pense qu’Obama aura la nomination et ne veut pas se trouver du côté de la perdante. Le Judas ici.
Autre analyse ici
4 mai 08 à 03:10
Bonjour Sittingbull,
Oui, peut-être que vivre dans un vase clos à longueur de temps finit par rendre stupide. Mais pourquoi se laisser enfermer ainsi ?
Ariane
3 mai 08 à 22:09
Tu m’as pas répondu, qui c’est ce superdélégué dont on nous rebat les oreilles ici, qui a pris position pour Obama, et pourquoi (why in the world?), au moment où le navire Barack Obama prend eau de toute part ? On s’attendrait plutôt à ce qu’il se rabatte sur Hillary non ?
3 mai 08 à 20:10
3 mai 08 à 14:00
Pas entièrement, puisque toute élection en démocratie se joue sur 5% qu’il faut convaincre…
3 mai 08 à 11:31
“C’est un télégramme qui dit : “Commencez à vous inquiéter, détails suivent…” »
C’est du Cypel et du Monde classique: encore ce mythe du vote juif et de la force de l’Aipac!
3 mai 08 à 10:03
@letel: analyse des sondages par un excellent spécialiste
3 mai 08 à 08:32
@James:
Je préfère garder tout sous l’étiquette Présidentielle américaine 2008
3 mai 08 à 08:22
Comment expliquer un tel loupé ?
Il a vécu dans une chambre d’échos, un petit cénacle de convaincus. La sortie du bocal est difficile. Le poisson est tout étonné de voir que tout le monde n’est pas poisson dans l’eau. C’est un bleu en politique nationale et internationale, mais il faut le voir à la télé pour comprendre son charisme et son talent. À l’opposé, Hillary, charisme zéro, mais réponse à tout (même si la réponse est folle).
3 mai 08 à 08:16
« C’est un télégramme qui dit : « Commencez à vous inquiéter, détails suivent… »"
3 mai 08 à 06:47
Il est mal, Barack, là. Mais comment ça se fait qu’un superdélégué important vienne de prendre position pour lui ?
Même ici, les délires de Wright sont mal perçus par les pro-Obama. A France Culture, les gauchistes et les bien-pensants des infos étaient un peu gênés aux entournures, devant ses déclarations incendiaires. L’autre jour, le roi du politiquement correct, Marc Kravetz, illustrait cette gêne. D’abord en essayant piteusement et malhonnêtement de minimiser ses déclarations sur le SIDA, ensuite en s’en désolidarisant. Assez marrant de les voir chercher une échappatoire.
3 mai 08 à 05:10
« Comment expliquer un tel loupé? »…
Et bien, en dénouant le fil de cette histoire ma chère Ariane, je crains que l’explication ne soit tout simplement le partage de certaines convictions de son directeur de conscience et qu’il ne se soit entouré, vieux défaut humain, que de gens partageant cette même « pensée »…
Car effectivement, s’il était plus intelligent ou au moins un peu cynique, il aurait pris quelques conseillés partageant d’autres convictions, qui auraient souligné la bombe Wright ou encore il se serait posé tout seul comme un grand quelques questions et aurait compris tout seul comme un grand que tout ça allait lui pété à la gueule…
Bref il n’est pas aussi intelligent qu’il donnait l’air..
3 mai 08 à 04:09
Je ne comprends pas bien comment Obama a pu se retrouver dans cette situation. Ce type pense à faire carrière en politique depuis des années, il est entouré de toute une équipe. Il n’est pas stupide, sa femme non plus, une bonne partie de ses conseillers non plus. Comment se fait-il que personne n’ait prévu que l’affaire Jeremiah Wright allait lui éclater à la figure un jour ou l’autre ? Ca fait des années qu’il aurait du rompre avec lui, s’il voulait ménager sa future carrière politique. Comment expliquer un tel loupé ?
Ariane
3 mai 08 à 03:16
D’aucuns prétendent que j’ai pu soutenir à un moment ou un autre le sénateur Obama. C’est dingue comment certains individus ne reculent devant aucune calomnie.
Afin de couper court à cette polémique, dans les yeux je vous le dis, je n’ai jamais, au grand jamais, soutenu le sénateur Obama. Je suis même prêt à vous le jurer sur le Coran de la Mecque, le Mahabharata de Calcutta, Le Capital de Caracas et même sur la biographie du sieur Obama…
Euh, j’etais credible ou pas…
2 mai 08 à 21:44
Sittingbull, il va falloir que vous pondiez un fil spécial « Ze kiss to the pendu » (I, II, III, IV, V, VI, etc..).
La série tiendra au moins jusqu’à la convention d’août prochain.





