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Gaza ; faut pas rever ….

Posté le Samedi 15 mars 2008 par michael

 Faut pas s’illusionner !Vu la philosophie et le programme ( applique des qu’il le peut ) du Hamas , TOUS les protagonistes s’accordent pour estimer que le jour ou ce mouvrement sechera aubon soleil de Gaza , les tripes a l’air , le monde et la region se porteront mieux ..

Son but , monnayer sa survie sinon son renforcement par sa capacite de nuisance ( jusqu’a un certain point ) et tenter de se faire passer pour un « partenaire » . Israel fera tout pour le priver de la moindre possibilite de se legitimer vis a vis de la population ( qui jusqu’a maintenant a vu sa situation se degrader encore plus a Gaza sous le pouvoir du Hamas ) .

Bref , pas la peine de croire que les rameaux d’oliviers vont bientot decorer le coin tant que les deux avant-postes islamistes ( Hamas et sa ribambelle de clones et pretes noms commodes – et le Hizbollah )  sont dans le decor . Au Nord , Nasrallah est devenu prudent comprenant que bien des Libanais feront en sorte qu’il ne survive pas a une autre  » victoire etincelante » comme il le proclame dans l’indifference generale .

Pour le Hamas , a part les operations ponctuelles discretes , il y a aussi la pression du quotidien et le casse tete pour rester populaire ( La encore , personne ne se fait d’illusions : on ouvre la frontiere aux candidats a l’immigration et le quart de la bande se fait la malle dans les deux semaines ! meme pour la Tchtchenie ! ) .

Bref , la pyrotechnie a encore de beaux jours devant elle …..et comme amelioration possible , inviter Jean Michel Jarre a venir composer un happening ….

Ehoud Barak n’est pas conciliant  (info # 011403/8) [Analyse]

Par Stéphane Juffa © Metula News Agency

 

De quelle manière faut-il interpréter les quelque 35 Qassam qui ont été tirés, entre mercredi et ce matin, sur Sderot et les agglomérations du pourtour de Gaza ? Comment conjuguer ces informations avec le contenu de l’article de mercredi de Sami El Soudi, Un accord a bien été conclu entre Israël et le Hamas, qui nous informait de la conclusion d’une trêve entre Israël et le Hamas et qui en exposait les détails ? – A y regarder de près, les événements des trois derniers jours corroborent les informations divulguées par El Soudi, comme je vais tenter de l’illustrer dans cet article.

 

Tous les termes de la Tadyé ne sont toujours pas acceptés par les deux protagonistes. Au chapitre des points d’achoppement, notre camarade palestinien avait mentionné le plus sérieux : l’espérance des intégristes que l’ »accalmie » concerne également la fin des activités de Tsahal contre des terroristes présumés en Cisjordanie. Les négociateurs israéliens du ministère de la Défense avaient toutefois indiqué au médiateur égyptien, le général Omar Suleiman, que les activités de l’armée en Judée et Samarie ne sauraient faire partie de l’accord. Que celui-ci ne régissait que les conditions du gel des activités violentes dans et autour de la bande de Gaza.

 

Pour Israël, cette condition n’est pas négociable, puisque, dans son intellection sécuritaire, si les opérations contre les présumés terroristes venaient à cesser en Cisjordanie, ce seraient les villes du centre d’Israël qui redeviendraient, à court terme, les cibles d’attaques terroristes. De plus, d’un point de vue politique et symbolique, l’Etat hébreu ne peut se permettre de laisser croire que les fondamentalistes de la Résistance Islamique ont obtenu des avantages pour tous les Palestiniens, en échange de leur engagement de cesser leurs tirs de roquettes.

 

Le message que Jérusalem entend faire passer est diamétralement opposé : les activités terroristes ne paient pas, le Hamas et ses métastases sont contraints de mettre un terme à leurs tirs de Qassam et autres Grad sous la pression et les succès de Tsahal. Deux messages aux teneurs fort différentes, on s’en aperçoit aisément.

 

Encore fallait-il à l’armée israélienne montrer aux islamistes qu’il n’existe, en marge des sujets d’entente, d’accord tacite quant à ses activités en Cisjordanie. Il fallait lancer un message à l’ensemble des Palestiniens, indiquant que la pré-Tadyé, qui régnait sur le terrain avant mercredi, ne concernait pas la rive occidentale du Jourdain.

 

Tsahal, et Ehoud Barak, le ministre israélien de la Défense, ont voulu ainsi signifier à leurs ennemis qu’ils ne les craignaient pas et qu’ils n’envisageaient pas de sacrifier toute leur liberté d’action à la Tadyé.

 

Indirectement, l’establishment de la Défense entendait également passer le même message au 1er ministre Olmert, qui semblait indiquer qu’il ne s’opposait pas à une baisse des activités militaires de facto en Cisjordanie.

 

Il existe de nombreuses différences dans l’appréciation de la situation entre Olmert et Barak. Le 1er ministre parle haut, met en garde et menace, sans que, la plupart du temps, sa rhétorique ne soit accompagnée des actes correspondants. Quant à Barak, il se montre très avare en paroles, se contentant de formules courtes et sèches, qui montrent sa volonté d’en découdre avec le Hamas. Le plus souvent, ses menaces sont suivies d’action sur le terrain.

 

C’est pour toutes ces raisons que l’IDF a procédé, mercredi, à l’élimination de quatre terroristes armés du Djihad islamique palestinien à Bethlehem. Pour toutes ces raisons, en plus de celle que ces quatre islamistes figuraient en bonne place sur ses listes de personnes recherchées en vue de leur dangerosité.

 

On notera que tous les Qassam et les obus de mortier tirés en réplique, l’ont été par le Djihad. Cela n’a pas une énorme importance, mais en a tout de même : d’une part Tsahal ne s’est pas attaquée à des membres du Hamas avec lequel Israël négocie. De l’autre, le Hamas a envoyé le Djihad répondre à sa place. En fin de compte, dans une acception uniquement symbolique, « ceux qui négocient la trêve se sont épargnés ».

 

Dans les faits, le Djihad n’est qu’un rayon dans le magasin du Hamas et n’intervient jamais sans son ordre et son autorisation. Reste que le Djihad demeure une entité armée séparée, et que ses Qassam sont moins précis et leurs charges explosives moindres que ceux du Hamas.

 

Afin de caractériser l’opération de Bethlehem, Ehoud Barak n’a pas manqué, hier, d’affirmer qu’ »Israël allait continuer à chasser et à cibler chaque meurtrier ayant du sang juif sur ses mains ». Barak est loin des formules apaisantes, voire des mutismes d’Olmert. Le ministre de la Défense, à l’opposé du 1er ministre, n’accorde pas le moindre crédit à l’accord en cours de négociation. Pas plus qu’il ne se repose sur l’Egypte pour qu’elle assure la cessation de la contrebande d’armes depuis son territoire.

 

Pourtant, les soldats de Moubarak mettent du zèle à édifier, le plus rapidement possible, le mur de trois mètres qui va les isoler de Gaza. Ils agissent sans ménagement à l’égard des Palestiniens, ce qui a fait dire à certains habitants de Rafah, joints au téléphone par Sami El Soudi, que les Egyptiens sont largement pires que les Israéliens, « ils tirent sans sommation et avec l’intention de tuer sur toute personne s’approchant de leur frontière ».

 

Mais cela n’impressionne pas Barak. Tout comme Olmert ne l’impressionne pas : au niveau politique, ils ont besoin l’un de l’autre dans la même mesure. Si le ministre de la Défense se retirait de la coalition gouvernementale avec ses travaillistes, celle-ci s’effondrerait. Quant à Olmert sur son trône, il permet à Barak de montrer à l’électorat qu’il est le prochain chef du conseil qu’il lui faut. C’est un processus étalé sur plusieurs mois, destiné, pour l’ex-général, à prendre le pas sur la popularité dominante de Binyamin Netannyahou.

 

L’interdépendance entre les deux hommes est telle, qu’il serait délicat de déterminer lequel possède, dans ses décisions, un ascendant sur l’autre. Ce qui est clair, c’est qu’Olmert n’a pratiquement aucune chance de remporter les prochaines élections, et qu’il est préoccupé par le traitement de son cancer de la prostate et par les nombreuses casseroles judiciaires qu’il traîne encore à ses basques. Ce qui pousse Olmert à tenter la « carte égyptienne », une option qui ne convient guère à Barak, car elle a le grand défaut de préserver le Hamas à Gaza.

 

La vision divergente de Barak a été exprimée hier par son vieux camarade travailliste, Ephraïm Sneh, ancien ministre et ancien vice-ministre de la Défense : « Israël ne va pas coexister côte à côte avec cette entité iranienne, à trois kilomètres de Sdérot et dix d’Ashkelon. Il ne saurait y avoir de solution sans un traité diplomatique », a ajouté Sneh, « et il n’existe pas de solution sans l’élimination du Hamas ». Plus clair tu meurs.

 

Le ministre de la Défense, de même que tout l’establishment sécuritaire, entendent procéder par de profonds raids à répétition, et par la réoccupation de l’Axe Philadelphie, dans le but d’isoler, puis d’affaiblir le Hamas. Ils s’opposent à l’idée, soulevée par les politiques et soumise à l’examen des avocats en droit international, de faire donner instantanément l’artillerie contre les emplacements d’où des roquettes viennent d’être tirées. C’est, à leur avis, infructueux et coûteux en victimes collatérales, et, de plus, cela pourrait valoir des poursuites à l’étranger contre les officiers supérieurs, sous l’accusation de crimes de guerre.

 

Il n’y a pas qu’avec Ehoud Olmert que les relations d’Ehoud Barak ne sont pas au beau fixe. C’est surtout le président de l’Autorité Palestinienne que notre ministre de la Défens exècre. Ce qui fait dire à Mahmoud Abbas, qu’une personnalité israélienne de premier rang est opposée aux efforts de paix, de même qu’elle entretient une inimitié ad hominem circumstantiæ à son encontre.

 

C’est absolument exact, Barak n’admet pas les démesures verbales d’Abou Mazen à l’encontre d’Israël ; en particulier les accusations de « massacre » et de « génocide », qu’Abbas a portées contre Tsahal lors de l’opération « Hiver chaud », ses déclarations, à Amman, selon lesquelles l’entité palestinienne pourrait, à l’avenir, se trouver en situation de déclarer la guerre à Israël. Barak n’admet pas que le numéro un palestinien qualifie de « nettoyage ethnique » les activités de l’IDF à Gaza, ni qu’il ait dénoncé l’élimination des quatre terroristes du Djihad islamique.

 

A en croire notre camarade Sami El Soudi, cette dernière dénonciation est effectivement parfaitement hypocrite, puisque le régime de Abbas ne tiendrait pas une semaine face aux intégristes sans l’aide de l’armée israélienne. Que dire du soutien passé, notamment après la chute de Gaza, au printemps dernier ? Et des nombreuses occasions où les services de l’Etat hébreu ont averti Mahmoud Abbas de traquenards tendus par ses ennemis et d’attentats préparés par des traîtres de sa propre formation. Sans ces interventions, de l’aveu même d’Abbas, il ne serait probablement plus de ce monde.

 

Trop chafouin pour Ehoud Barak, qui exprime son insatisfaction en refusant de participer à la rencontre de « coordination » entre le général William Frazer, l’envoyé spécial de Condoleezza Rice, Salam Fayyad, le 1er ministre de l’AP et Amos Gilad, le chef de la cellule politico-sécuritaire au ministère de la Défense, qui se déroule en ce moment même à Jérusalem.

 

Sur la Cisjordanie, les discussions piétinent, avec l’AP qui ne remplit pas ses engagements à l’encontre des terroristes, et Israël, qui agrandit ses implantations, en rupture totale de ses récentes promesses et des provisions de la Carte Routière.

 

Concernant Gaza, l’establishment militaire a tenu à rendre public qu’il ne croyait pas en la Tadyé, en avertissant que, sous peu, il y aura une nouvelle confrontation directe entre Israël et les factions miliciennes dans la Bande.

 

Bref, stagnation dans un climat détestable en Cisjordanie et préparation à l’opération d’envergure pour chasser le Hamas au Sud ; dès que le Hamas aura rompu les termes de l’ »accalmie » de façon significative.

michael @ 00:47
Catégorie(s): De la guerre et de la paix et Israel forever! et La bande à Gaza


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4 réponses à “Gaza ; faut pas rever ….”

  • 4
    michael:

    sur le PO qu’on finit par ne plus savoir où est le vrai et où est le faux.
    ++++++++++++++++++
    Oh , c’est bien simple ! Il y a deux Proche Orient ! Un qui se situe grossomodo entre disons Chypre et Teheran et laTurquie jusqu’a Aden et ou il se passe des tas de choses et un autre completement onirique , imagine par des gens qui ont decide d’en refaire ler theatre de leurs fantasmes rancoeurs desesperances et esperances . Lasituation reelle du vrai PO ne les interesse en rien et ils en tirent tout juste des concepts pour les malaxer et les deformer pour qu’ils s’adaptent a leurs ideologies Ca donne des treucs absolument incroyables et provoquant parfois le fou rire parmi les habitants du vrai P.O . Le spectacle de certains cons bornes , confits dans kleurs certitudes et rabachant sans jamais se remettre en question les memes formules eculees depuis des decennies ,me fait doucement rigoler et parfois m’exaspere de voir a quel point ces gens s’obstinent a se taper la tete contre leurs murs et continuer a echouer en tout depuis une generation ! Ca finit par devenir ‘indecent’ » sinon obscene .
    Donc pour pas s etre desoriente ,il faut juste savoir a quel PO le reel ou l’onirique on se refere Chose assezdue car bien trop de medias occidentaux ne peuvent prendre en consideration que le faux , le seul qui les interesse finalement ….( vu leur lectorat ) .
    Ces gens sont finalement des nuisances qui limite ont perennise les situations de conflits avec delices pourvu que les gens continuent a s’entretuer en respectant leurs vaches sacrees  » CI ‘ , droit internationnal – selectif ‘ , ripostes proportionnees , etc .. On en a quelques exemples dans les Foirums et u n ou deux episodiques ici aussi …( pas les pires d’ailleurs ..)
    Une fois qu’on sait la fiabiliterelative des souirces , la « vue » s’ameliore 9 quoique dans des chocs de nationalisme , faut pas esperer de l’amelioration rapide ..
    Bon si vous avez besoin d’aide , welcome mais ne me considerez pas comme source unique , surfez , verifiez , et privilegiez l’info brute ,l’exegese vient ensuite avec un peu de temps ..

  • 3
    Ariane:

    Merci Michaël pour les infos. Il se dit tellement de choses sur le PO qu’on finit par ne plus savoir où est le vrai et où est le faux.

    Ariane

  • 2
    michael:

    Non , ce n’est pas une legende , Rabin , officier au Palmakh a l’epoque a effectivement commande une partie des troupes qui se sont opposees au debarquement de l’Altalena ( un des survivants- Irgun- habite ma ville et disons que beaucoup d’eau a passe sous les ponts depuis …)Pour le bouquin d’Enderlin je ne l’ai pas lu ( sauf si j’arrive a le voler ) Pour autant que j’ai compris le probleme n’est pas dans la veracite de certains faits mais dans leur presentation et leur contexte ..Il parlera du King David sans rappeler que Begin a fait telephoner pour faire evacuer mais que les Anglais ne l’ont pas cru . Autre exemple : la mise en parallele de la « Kollaboration  » du groupe Stern avec l’Allemagne nazie , Vers 41 , un emissaire de Stern a rencontre a Betyrouth l’attache naval allemand qui etait en fait un agent de l’Abwher de l’amiral Canaris ( service de renseignements de l’Armee phagocyte ensuite par le SD de Heydrich (et ou le compte rendu a ete retrouve ) et cause de possibilites d’action . Parlons clairement , a l’epoque Yair ( A Stern est un homme traque , son groupe represente a tout casser 100 personnes actives ou en soutien et l’allemand recevra l’ordre de laisser tomber ce rigolo ! On imagine tres bien a la conference biquotidienne de l’OKW l( qui compte a l’epoque 14 millions de soldats )la declaration fracassante : « Mein Herren , Sieg ! Le Stern vient de rejoindre les forces du Reich ! La guerre est gagnee !
    Heil der Fuhrer ! Et on enchaine sur un « horst Wessel  » a toute tete ! et ca minimise le role du Mufti qui lui a totalement collabore , visite WAuschwitz , planifie la suite de la Shoah en Palestine ( le camp d’extermination devait etre construit a Jenine , mobilise plus de 60000 volontaires musulmans yougoslaves dans 3 divisions deFreiwilligen SS et a ete declare « Criminel de guerre  » par les Anglais qui l’aurait volontiers pendu sauf que les Francais l’ont receuilli , cache et proytege avant de le reinjecter en Egypte peu apres la guerre .
    Ce hgenre d’amallgames fielleux est typique d’ une certaine ligne et Enderlin s’y rajoute parce que c’est l’air du temps …
    Le pauvre ! Il se prend pour LE specialiste des negociations car Erekat et d’autres venaient parfois papoter dans son bureau ! Ce grand naif aurait du verifier la liste des locataires de l’immeuble ou creche FR2 a Jerusalem et se demander si ces interlocuteurs ne le prenaient pas pour le pigeon de service pour couvrir le fait qu’ils montaient ensuite rencontrer tranquillos quelqu’un d’autre …
    Scoopy n’a jamais ete curieux …..

  • 1
    Ariane:

    Bonjour,

    Je mets ça là même si ce n’est pas tout à fait le sujet. J’ai une question sur notre ami Charles Enderlin. Une critique de son dernier livre est parue dans le Figaro du 12 mars (pas très sûre pour le 12, c’est peut-être le 11 ou le 13). Est-ce que quelqu’un l’a lue ou a accès aux archives du Figaro ? Il y était dit que Ch. Enderlin disait dans son livre que c’était Ytzhak Rabin l’officier qui avait tiré sur l’Altalena. Je croyais pourtant que c’était une légende colportée par l’extrême-droite israélienne ? Enderlin virerait à l’extrême-droite ? Est-ce que quelqu’un a vu la même chose que moi ?

    Ariane