eXc: Nous aimons la liberté, l'état de droit, l'héritage des Lumières, la séparation de l'église et de l'état, l'humour. Nous n'aimons pas le fascisme, le communisme, l'antiaméricanisme, l'antisémitisme, le racisme, la bureaucratie, les totalitarismes. Nous estimons que le plus grave danger que courent les démocraties libérales est de céder à l'islamofascisme. Lire plus

Histoire: Contribuer à la chute du “mur de Berlin mental”

Posté le Lundi 18 février 2008 par jc durbant

Suite aux réactions que suscite la récente sortie du “Livre noir de la révolution française” …

Retour, avec la fameuse tribune d’un des auteurs des deux ouvrages dans Le Monde (l’historien du communisme Stéphane Courtois), sur les violentes (et par certains côtés assez comparables) réactions qu’avait également suscitées en son temps “Le livre noir du communisme”

Notamment pour l’approche délibérément comparative prônée par sa préface (dont se désolidariseront d’ailleurs certains des contributeurs de l’ouvrage), qui, tout en les distinguant, n’hésitait pas à pointer les éléments communs au communisme et au nazisme …

Extraits :

Il n’est nullement question, pas plus dans notre esprit que dans les pages du Livre noir, de gommer la volonté propre au nazisme de détruire systématiquement, dans des centres de mise à mort, les juifs. Les victimes du communisme n’effacent pas les victimes du nazisme.

Pourtant, les victimes d’un crime contre l’humanité ne peuvent pas et ne doivent pas être utilisées à masquer celles d’un autre crime contre l’humanité. Ce n’est pas « banaliser » les victimes du nazisme que de les rapprocher sans les confondre de celles du communisme. Au contraire, l’ensemble de ces crimes se cumulent et soulignent la dimension tragique de notre siècle de fer et de sang. Le nazisme, cette entreprise de destruction au nom de critères raciaux, ne peut être banalisé par sa mise en perspective avec une autre entreprise de destruction, fondée, elle, sur des critères sociaux et politiques. Pour avoir été moins systématique et pour avoir évolué vers la « post-terreur », l’entreprise communiste n’en a pas été globalement moins meurtrière, ayant fonctionné plus longtemps et continuant d’ailleurs de sévir ici ou là, notamment sous une forme tragique en Corée du Nord.

L’accueil que le grand public a réservé au Livre noir, la discussion générale qu’il suscite dans tous les milieux, montrent qu’il existe dans notre pays un déficit de connaissances qu’il importait de combler. Nous l’avons conçu en ayant à l’esprit le nécessaire et légitime hommage aux victimes. Bref, il importait de contribuer à la chute du « mur de Berlin mental » qui subsiste encore trop souvent et, au-delà, aider à la prise en considération du communisme comme phénomène planétaire. La dimension criminelle du communisme ne peut plus être passée sous silence.

Face au Livre noir, nombre de communistes admettent désormais que le communisme réel a été « monstrueux », voire meurtrier en masse, mais ils soutiennent que l’idéal serait sauf et exempt de toute responsabilité dans la tragédie.

Quand ils finissent par admettre la légitimité de la comparaison, nos contradicteurs nous reprochent de négliger, voire d’occulter, les différences entre les deux idéologies, nazie et communiste. Ils présentent le communisme comme un idéal de générosité, de fraternité et d’égalité, opposé à une idéologie nazie raciste et haineuse. On est en droit de se demander en quoi le fait de tuer en agitant l’espoir en des « lendemains qui chantent » est plus excusable que le meurtre lié à une doctrine raciste. En quoi l’illusion ou l’hypocrisie constituent des circonstances atténuantes aux crimes de masse ?

Si l’on assimile l’idéologie communiste à une aspiration à la paix, à la justice sociale et au bonheur pour tous, cet idéal n’a rien de spécifiquement communiste ; il est partagé par des milliards d’êtres humains et par la plupart des grands courants religieux ou politiques. Derrière ce discours se cache l’absence d’interrogation sur la nature de ce bonheur.

jc durbant @ 10:40
Catégorie(s): Les idiots inutiles etMémé Bookine etUn peu d'histoire


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4 réponses à “Histoire: Contribuer à la chute du “mur de Berlin mental””

  • 4
    jc durbant:

    Oui, merci. Désolé: j’ai dû oublier …

  • 3
    VousHadites?:

    Super texte J.C… Mais vous devriez mettre une coupure pour qu’il prenne moins de place sur la Homepage (PageMaison?)

  • 2
    Herve Grouik:

    Ronan : parce que les 3/4 des connards d’internautes franchouillohones refletent l’amour immodere que les franchouilles en general portent pour la maladie mentale socialiste, en meme temps que le rejet total de la realite comme donnee pertinente.

    Flash info : El Lider Maximo a demissionne de son poste de president de Cuba : http://www.nytimes.com/2008/02/19/world/americas/19castro.html?_r=1&hp&oref=slogin
    Mais que va devenir ce paradis tropical de la liberte, de l’epanouissement, de la richesse et du progres technologique ?
    Mon Etat, qu’allons nous devenir ! Sainte Secu priez pour nous ! Notre Fisc qui etes a Bercy, que votre spoliation soit faite…

  • 1
    ronan:

    Tapez « le livre noir du communisme » sur Google et la on comprend tout !! les 3/4 des liens sont contre …..




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