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Municipales: La Ville Lumière qui voulait se faire musée

Posté le Mercredi 6 février 2008 par jc durbant

“Moins d’économie, c’est moins d’emplois et plus de pauvres”, disaient (excusez le pléonasme!) les méchants libéraux …

Rattrapée puis dépassée par Londres, New York ou Singapour, c’est à présent par Nantes, Toulouse ou Montpellier que la Ville Lumière se voit concurrencée ….

Vidée peu à peu, avec ses entreprises et ses emplois (233 000 de perdus entre 1990 et 2004), de ses classes moyennes repoussées toujours plus loin par la force centrifuge de la flambée de l’immobilier …

Remplie toujours plus de riches rentiers, bobos écolos et de leurs pauvres dûment RMIsés …

Bienvenue, avec les excellents papiers des économistes Eric Le Boucher et Laurent Davezies et en cette veille d’élections municipales où les candidats s’écharpent à coup de crèches et de Vélibs, sur… la Ville Lumière qui voulait se faire musée!

Extraits :

Depuis dix ans, la région francilienne a un développement économique inférieur à celui de la moyenne française, et la tendance s’accélère. (…) Aucune région-capitale au monde ne perd ses emplois comme celle de Paris, aveuglée par son passé brillant, mal gouvernée, fragmentée dans ses égoïsmes, anémiée faute de s’inscrire résolument dans la compétition mondiale des métropoles du XXIe siècle.

Ce déclin économique de l’Ile-de-France devrait être le sujet principal des élections municipales de mars prochain. Mais “il arrange les élus de la région”, selon Laurent Davezies. Les municipalités de banlieue héritent des emplois expulsés et des taxes professionnelles afférentes. Quant aux bobos, privilégiés habitants de Paris, “ils sont heureux que la mairie s’occupe plus d’eux que de la santé du capitalisme local”. Lisez les “projets” des candidats à la mairie : ils parlent de crèches, de transports propres, de sport, de sécurité… bref des agréments d’une ville-musée.

Eric Le Boucher

Ironie du sort, ceux qui sont les plus pénalisés à ce jeu sont les actifs des catégories les plus modestes, de plus en plus captifs de l’automobile, alors que les catégories supérieures, qui résident et travaillent plutôt dans les zones centrales, ont un meilleur accès aux transports collectifs!

(superbe idée, par exemple, que de faire circuler les camions-poubelles comme des escargots aux heures de pointe plutôt que la nuit, pour protéger le sommeil des électeurs).

Dans le politiquement correct d’aujourd’hui, un habitant qui part vivre en banlieue lointaine est une sorte de canaille anti-écologique qui s’évertue à accroître son empreinte environnementale (qu’il soit modeste, chargé d’enfants et incapable financièrement de se loger au centre ne doit pas l’excuser).

Laurent Davezies

jc durbant @ 05:05
Catégorie(s): Pendant ce temps-là, en France et Politiques économiques


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Une réponse à “Municipales: La Ville Lumière qui voulait se faire musée”

  • 1
    benj:

    Paris est effectivement un vrai bonheur si vous y residez en son centre, que vous etes aises, et que vous etes a la retraite ou travaillez dans un des metiers qui restent encore dans la ville, genre dans l’edition, la mode, la pub etc…

    Si vous etes un jeune travailleur de classe moyenne, c’est un cauchemar.
    Dans 10 ans Paris ne sera plus qu’une reserve de vieux riches qui survivra grace au tourisme.