Posté le Lundi 7 janvier 2008 par jc durbant
Après le “parti des 75 000 fusillés” qui étaient 4 000 …
Et le jeune résistant qui ne pouvait l’être …
Voici… l’intellectuelle engagée qui ne l’était pas, puis qui le fut trop!
A savoir, en cette année du centenaire de sa naissance et dans notre série “Epouser toutes les mauvaises causes de sa génération sans en manquer aucune”, notre Simone de Beauvoir nationale.
Notamment, avec cet intéressant compte-rendu de l’Express sur toute une série de livres sortis pour l’occasion et qui propose une explication intéressante du suractivisme, aussi forcené qu’unilatéral, du couple-phare de l’engagement d’après-guerre: leur total désengagement pendant ladite guerre.
Ainsi, on savait que Sartre avait passé sa guerre à écrire ses livres, n’hésitant pas à l’occasion à reprendre le poste d’un collègue exclu par les lois d’aryanisation de Vichy.
Mais ce qu’on savait moins, comme l’a rappelé récemment l’universitaire allemande Ingrid Galster, c’est qu’ ”à une époque où Jean Prévost et René Char avaient pris le maquis et où Aron était à Londres”, “la future apôtre de l’engagement” a passé l’essentiel de la sienne à rédiger des romans dans les cafés de Saint-Germain.
Et, renvoyée de l’Education nationale pour détournement de mineure (suite à la dénonciation de la mère d’une de ses élèves), alla jusqu’à travailler pour Radio-Vichy, comme “metteuse en ondes” d’inoffensives émissions culturelles entre… deux diatribes haineuses de Philippe Henriot ou de la milice française.





