Posté le Mardi 27 novembre 2007 par Liber
De la culture en Amérique Frédéric Martel Edts Gallimard 2007
Résumé de l’éditeur :
Parmi les lieux communs les mieux ancrés, celui-ci figure en bonne place : les Etats-Unis sont le pays de l’argent roi, la France est la nation de la culture. La chose méritait examen. Frédéric Martel a donc entrepris une grande enquête, sans précédent, sur la vie culturelle aux Etats-Unis. Il a rencontré des acteurs de la vie culturelle (cinéastes, galeristes, auteurs, théâtreux, danseurs, conservateurs, critiques, etc .) dans les villes qui nous paraissent des métropoles culturelles, mais également sur les campus, dans les Etats ruraux ou les parcs de loisirs – forme avérée, aussi, de la culture de masse. Il a épluché les dispositions fiscales, rencontré les fonctionnaires des administrations, publiques et privées, de la culture, plongé dans les archives fédérales des grandes présidences (Kennedy, Johnson, Roosevelt, Reagan, etc .). Il en résulte un tableau riche en nuances et qui vient ébranler nos certitudes. Car si les Etats-Unis n’ont pas de ministère de la Culture, ils ont une politique culturelle. Et si le ministère de la Culture n’est nulle part, la vie culturelle est partout.
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11 réponses à “De la culture en Amérique”
22 juin 08 à 10:32
« En ce jour-là, protégera les habitants de Jérusalem, Et le faible parmi eux sera dans ce jour comme David; La maison de David sera comme Dieu, Comme l’ange de Yahveh devant eux. 9 En ce jour-là, Je m’efforcerai de détruire toutes les nations Qui viendront contre Jérusalem. » Zacharie 12 :8-9
« Ainsi parle Yahveh des armées: En ces jours-là, dix hommes de toutes les langues des nations saisiront un Juif par le pan de son vêtement et diront: Nous irons avec vous, car nous avons appris que Dieu est avec vous. » Zacharie 8:23
« Pour l’amour de Sion je ne me tairai point, Pour l’amour de Jérusalem je ne prendrai point de repos, Jusqu’à ce que son salut paraisse, comme l’aurore, Et sa délivrance, comme un flambeau qui s’allume. » Esaïe 62:1
Esaïe 14:1-2
1 Car l’Eternel aura compassion de Jacob et choisira encore Israël, et les établira en repos sur leur terre; et l’étranger se joindra à eux, et sera ajouté à la maison de Jacob.
Jérémie 23:7-8 ; 30:3
7 C’est pourquoi, voici, des jours viennent, dit l’Eternel, où l’on ne dira plus, L’Eternel est vivant, qui a fait monter les fils d’Israël du pays d’Egypte, mais,
8 L’Eternel est vivant, qui a fait monter et qui a ramené la semence de la maison d’Israël du pays du nord, et de tous les pays où je les avais chassés; et ils habiteront en leur terre
30: 3 Car voici, les jours viennent, dit l’Eternel, où je rétablirai les captifs de mon peuple Israël et Juda, dit l’Eternel; et je les ferai retourner au pays que j’ai donné à leurs pères, et ils le posséderont.
Ezéchiel 36:24
Et je vous prendrai d’entre les nations, et je vous rassemblerai de tous les pays, et je vous amènerai sur votre terre;
Ezéchiel 37:21
Et dis-leur, Ainsi dit le Seigneur, l’Eternel, Voici, je prendrai les fils d’Israël d’entre les nations où ils sont allés, et je les rassemblerai de toutes parts, et je les ferai entrer dans leur terre;
Esaïe 66:10-14
10 Réjouissez-vous avec Jérusalem, soyez dans l’allégresse à cause d’elle, vous tous qui l’aimez! Réjouissez-vous avec elle d’une grande joie, vous tous qui pleuriez sur elle! 11 Afin que vous soyez allaités et rassasiés du lait de ses consolations; afin que vous buviez avec délices de sa glorieuse abondance. 12 Car ainsi a dit l’Éternel: Voici, je vais faire couler vers elle la paix comme un fleuve, et la gloire des nations comme un torrent débordé; et vous serez allaités, vous serez portés sur les bras, et caressés sur les genoux. 13 Je vous consolerai comme une mère console son fils, et vous serez consolés dans Jérusalem. 14 Vous le verrez, et votre cœur se réjouira, et vos os reprendront vigueur comme l’herbe. Et la main de l’Éternel se fera connaître pour ses serviteurs, et sa colère contre ses ennemis.
Esaïe 14:1-2
1 Car l’Eternel aura compassion de Jacob et choisira encore Israël, et les établira en repos sur leur terre; et l’étranger se joindra à eux, et sera ajouté à la maison de Jacob.
Zacharie 12 :10
« Alors je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem Un esprit de grâce et de supplication, Et ils tourneront les regards vers moi, celui qu’ils ont percé. Ils pleureront sur lui comme on pleure sur un fils unique, Ils pleureront amèrement sur lui comme on pleure sur un premier-né. »
Yahveh
29 nov 07 à 02:53
VousHadites, vous n’avez pas compris mon propos, suis d’accord avec vous, mon post n’était que questions aux curieux posts de Letel.
28 nov 07 à 04:26
Que la culture des pays émergents est plus pervertie, moins évoluée et raffinée, que celle des US ?
Euh, de quelle culture parlez-vous, et de quel pays émergents? Si vous voulez parler de l’Inde, et bien à côté d’une des plus riches traditions musicales de la planète, on trouve des studios de cinéma très performants qui ont marqué de leur patte le cinéma mondial actuel (secteur divertissment, comme le 90% de la culture exportée américaines, qui n’est d’ailleurs pas considérée par les américains comme de l’Art, mais comme de l’ »Entertainment ». Si vous voulez parler de la Chine, on ne peut pas dire non plus qu’elle soit en reste. Le Brésil? Vous savez autant que moi ce qu’il a à offrir. Alors si je suis convaincu de la richesse de l’apport américain en matière de culture, et si je regarde plus volontiers un film américain qu’un film français, je ne peux pas non plus souscrire à l’idée d’une tradition « pervertie » et moins « rafinée » que la culture américaine…
28 nov 07 à 02:46
Non, rien, je savais pas où le mettre, désolé.
je vous en prie, faites comme chez vous..mais n’oubliez pas que vous êtes chez moi ;O)
27 nov 07 à 15:48
Non, rien, je savais pas où le mettre, désolé.
27 nov 07 à 12:28
Mais kèke vous voulez prouver avec ces sexies, mon cher Letel ?
Que l’Occident n’a pas le monopole de la vulgarité ?
Que le plus grand pays musulman du monde n’est pas en reste en la matière ?
Que la culture des pays émergents est plus pervertie, moins évoluée et raffinée, que celle des US ?
27 nov 07 à 12:19
Mais kèke vous voulez illustrer avec ces sexies, mon cher Letel ?
27 nov 07 à 11:14
Wow…
27 nov 07 à 11:13
27 nov 07 à 11:13
De la culture en Indonésie.
27 nov 07 à 10:46
Une fois est loin d’être coutume »Le Monde donne une critique plutôt très positive de cette minutieuse étude :
La culture vue d’Amérique Article paru dans l’édition du 17.11.06
Frédéric Martel livre une passionnante enquête sur les ressorts et mécanismes, très méconnus en Europe, de la production culturelle américaine
Le titre de ce livre, au-delà de l’ambitieuse référence à Tocqueville, annonce un sujet que l’on croit connaître. La culture américaine, c’est Hollywood, la musique rock, le théâtre de Broadway, l’industrie du divertissement. Un modèle dominant, que l’on consomme, admire ou rejette. Fausse piste. L’Amérique des industries culturelles n’est pas le sujet de Frédéric Martel. Son propos est de démonter les rouages de la culture américaine, ses structures et son financement : qui donne l’argent, combien et comment, avec quels effets ?
Ce système, largement ignoré en Europe, s’appuie sur la philanthropie érigée en devoir – du don de 10 dollars à celui de plusieurs millions de dollars -, sur des fondations au budget culturel parfois aussi gros que celui de certains pays européens, des défiscalisations importantes mais aussi sur une liste considérable d’aides publiques et sur un réseau universitaire particulièrement dense.
Tout cela ne fait pas une politique culturelle mais bien un « système culturel » que Frédéric Martel décrypte point par point. Aussi curieux que cela paraisse, aucun autre livre, même aux Etats-Unis, n’a traité de la question. Sa force est d’être une enquête et non un essai. Pendant quatre ans, cet ancien attaché culturel à Boston, proche de Pierre Rosanvallon, a réalisé 700 entretiens dans 35 Etats de l’Union. Il a également épluché des archives inédites, notamment les « notes culturelles » des présidents américains. Des montagnes de chiffres rythment les 600 pages. Quelques coupes n’auraient pas altéré cette enquête passionnante à la structure convaincante et à l’écriture alerte.Frédéric Martel, auteur de Le Rose et le Noir.
Les homosexuels en France depuis 1968 (Seuil, 1996), aime balayer les idées reçues. La plus enracinée est qu’aux Etats-Unis la culture est un dialogue entre le créateur et le citoyen dans lequel l’Etat n’a rien à faire et rien à dire. Il n’y existe pas de ministère de la culture – « et j’espère que nous n’en aurons jamais », disait le président Jimmy Carter. La majorité des artistes estiment d’ailleurs que l’argent public dédié à la culture ne peut que déboucher sur un art officiel, donc suspect. Martel cite l’écrivain John Updike : « L’argent public dans les arts, je le crains, ne peut que détourner les artistes de leur responsabilité qui est de trouver un véritable marché pour leurs produits ou un réel public pour leurs spectacles. »Et pourtant, aux Etats-Unis, l’argent public irrigue la culture. Mais la robinetterie est complexe, et surtout discrète. Il faut distribuer l’argent public « sans fanfare », disait John Kennedy. Ce n’est pas un hasard si l’institution culturelle la plus visible a fait l’objet de violentes critiques : Il s’agit du National Endowment for the Arts (NEA), Dotation nationale pour les arts, organisme fédéral créé par Lyndon Johnson en 1965. Frédéric Martel raconte l’aventure chaotique du NEA sous les présidents successifs, décrypte l’opposition entre les tenants d’une « high culture » (opéra, orchestres, musées) et un Jimmy Carter qui a émietté les budgets publics en faveur des minorités ethniques.Le budget 2006 du NEA est de 125 millions de dollars – une somme ridiculement faible. L’essentiel est ailleurs corrige Frédéric Martel. Le NEA n’est pas un ministère de la culture, mais une agence qui a plutôt un rôle de détonateur. C’est l’arbre qui cache l’énorme forêt des aides publiques. Car près de 200 ministères, agences et organismes financent la culture au niveau fédéral. Même chose au niveau de chacun des cinquante Etats, des villes et des comtés, voire des quartiers. Il y a encore les aides indirectes, comme les taxes reversées au secteur des arts (vignette automobile dans le Tennessee, loteries dans le Massachusetts) ou des bons municipaux pour la construction de lieux culturels (803 millions de dollars pour la seule ville de New York pour la période 2006-2009).
Ajoutons enfin un système fiscal qui permet aux entreprises et aux individus de retrancher de leurs impôts leurs dons – « pour une large part, la politique culturelle américaine est une politique fiscale », constate Martel.ADDITION COMPLEXEIl ne faut pas non plus oublier les 4 000 universités dont l’action culturelle est largement méconnue.
Or cette présence est centrale : elle forme les futurs acteurs de la vie culturelle américaine, mais aussi les publics de demain. Ce sont également des pôles multiculturels qui irriguent des régions entières. Car il y a 700 musées dans les universités, 2 300 Performing Art Centers, 110 maisons d’édition, 3 500 bibliothèques dont 65 possèdent plus de 2,5 millions de volumes.
Enfin les universités sont le premier employeur des deux millions d’artistes recensés par le ministère du travail aux Etats-Unis.
On sort du livre avec la conviction qu’aucun autre pays au monde ne fait autant pour la culture.
Voilà le meilleur, dit Frédéric Martel, qui pointe également « le pire ». Car ce système singulier laisse aussi le champ libre aux attaques les plus violentes contre la culture, et peut conduire à l’éviction brutale de décideurs culturels, ou à des coupes claires dans les crédits. Frédéric Martel décrit longuement l’épisode des Culture Wars sous Reagan, dans les années 1980, qui ont vu se multiplier les actes de censure contre des artistes. Le poids dominant de la société civile peut induire, aussi, la mise à l’écart des créations les plus difficiles. La marchandisation des opéras ou des musées n’est pas non plus sans effet sur les oeuvres. L’argent des « riches » peut déboucher sur « un art pour les riches » ; c’est ainsi que le théâtre, jugé souvent trop subversif, est le grand délaissé du système.
« Sans doute le modèle américain n’est-il pas exportable, conclut Frédéric Martel. Mais son extraordinaire souplesse lui donne un gros avantage dans le monde actuel en pleine mutation. En tout cas, il faut cesser de le sous-estimer. »
Sur ce plan aussi son livre est une réussite.
Michel Guerrin et Emmanuel de Roux





