4% des effectifs absorbant 30% des fonds publics …
Dépense par étudiant jusqu’à dix fois plus élevée (Normale Sup: 40 000 euros annuels par étudiant à comparer avec une moyenne de 6 700 euros pour les universités, soit un tiers de la moyenne américaine, dont la rémunération des élèves eux-mêmes (1300 euros mensuels à Normale Sup ; 1400-2100 à l’ENA ; 500 à Polytechnique) …
Taux d’encadrement maximal et formation des plus scolaires pour ceux qui en auraient le moins besoin …
Levage massif de fonds privés (25 millions d’euros pour plusieurs grandes écoles de commerce)…
Sélection ouverte mais taux de réussite et débouchés presque garantis …
Filières universitaires bouchées (eg. sport : 45 000 étudiants, 400 postes de professeurs d’EPS ; 26% des étudiants en sciences humaines (psycho, socio, histoire), soit 350 000 sur les 470 000 nouvelles inscriptions chaque année …
17 facs parisiennes sur un total de 136 facs, dont 18 comptent moins de 100 élèves avec…18 étudiants dans certaines filières …
Taux de non-publication (chimie : 91% ; physique : 82 ; maths : 77 ; sciences sociales : 75 ; sciences humaines : 68 !)
Manque de taille critique et éparpillement des établissements de recherche (facs, CNRS, grandes écoles) …
Quasi-gratuité des droits d’inscription - 400 euros par année - entrainant une forte déresponsabilisation avec dans certains cas quelque 20% d’étudiants-fantômes inscrits juste pour les avantages de la carte (couverture sociale, réductions dans les transports ou musées, etc.) …
Montants ridicules des bourses (0,1% du PIB vs. le double pour le Royaume-Uni et six fois plus pour la Suède) …
Vétusté des locaux, manque de moyens (notamment salles de lecture fermées aux moments où les étudiants en ont le plus besoin, ie. après les cours, comme après 18h ou pendant les weekends et les vacances ou même… les pauses-déjeuner!) …
Résultats catastrophiques dans les grands classements internationaux (Jussieu et Orsay 39e et 52e contre 4 dans les 25 premières pour les Britanniques).…
Après la récente prise en otages de la France entière par les minorités des régimes spéciaux de retraite et toujours, dans nos universités et lycées, par une poignée d’enragés et de casseurs …
Et tandis que leurs homologues des banlieues défavorisées s’y sont aussi remis …
Les données montrent bien, on le voit, l’incroyable inéquité du système bicéphale français (grandes écoles/université).
Et pourtant, accrochés depuis des décennies à leur fiction égalitaire, nos étudiants n’ont apparemment toujours pas compris que… “l’argent va déjà aux plus riches”.
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