Le grand chef indien m’a demandé de remplacer la bannière.
Donc voilà!
Le grand chef indien m’a demandé de remplacer la bannière.
Donc voilà!
Truisme peut-être, important quand même : qui veut comprendre les évolutions internationales doit se souvenir en permanence que chacun des acteurs et des paramètres qui, ensemble, constituent la situation qu’il étudie est en mue ininterrompue, quoique souvent imperceptible, ou invisible à l’œil nu. Incorporer à l’analyse un facteur obsolète l’invalide gravement. Plus ça change, moins c’est pareil.
La Turquie n’est plus un allié fiable pour les Etats-Unis ni pour l’Occident. L’ère kémaliste est terminée. La démographie est un destin : le paysan arriéré a repris l’ascendant sur les classes éduquées et occidentalistes de la capitale. L’Anatolie musulmane a pris sa revanche sur la Turquie stambouliote, laïque et… le premier ministre Erdogan arabise la Turquie à grande allure. Certes, il ne renonce pas à la modernité économique, mais il en sape les fondements, en faisant retour, subrepticement ou pas, aux principes directeurs islamo-ottomans. La banqueroute intellectuelle des politiciens héritiers du kémalisme aggrave leur paralysie. Certes, la Turquie ne se mue pas du jour au lendemain en république islamique, loin de là. Habile, Erdogan négocie avec art et opportunisme chaque tournant. Il fait payer à l’Occident chaque geste de bonne volonté. L’alliance militaire avec Israël, fruit de la stratégie à long terme des militaires républicains, n’est pas entravée.
Dur-dur pour nos médias et idiots utiles, comme le rappellent Murawiec et Guy Millière, plus d’attentats irakiens à se mettre sous la dent!