Posté le Dimanche 30 septembre 2007 par jc durbant
Intéressante mais un peu décevante étude d’une équipe de spécialistes de la santé publique de Seattle qui, parmi les effets cumulatifs de la pauvreté (économique et sociale), met en évidence la part du lieu de résidence sur la prévalence de l’obésité.
Avec une proportion du nombre d’obèses inversement proportionnelle à la valeur moyenne du logement (2% tous les 100 000 dollars), soit un taux d’obésité multiplié par 6 (de 5% à 30%) lorsqu’on passe des zones les plus riches aux zones les plus pauvres.
La part résidentielle de l’incidence de l’obésité étant liée notamment à l’accès plus ou moins facile à des légumes et fruits frais bon marché ainsi qu’à des produits plus sains (dans les magasins ou restaurants) mais aussi à un environnement plus ou moins propice à la marche à pied (trottoirs plus ou moins agréables, mobilier urbain plus ou moins dégradé, incidence plus ou moins grande du vandalisme et de la délinquance, etc.).
Ce qui semble bien sûr évident (surtout pour nous européens) et pourrait notamment expliquer nos moindres taux d’obésité.
Même s’ils semblent moins convaincants quand ils prétendent remettre en question la priorité du niveau économique (et donc largement de celui de revenu) sur le choix du lieu de résidence (comme du niveau d’éducation et donc d’information).
D’où naturellement la difficulté à imaginer le type d’interventions susceptibles de contrecarrer de tels effets aussi évidemment cumulatifs.
Et on ne peut que regretter qu’ils ne fassent pas le rapport (du moins dans l’article) avec les études sur les milieux non-urbains où de forts taux d’obésité ont été repérés dans certaines zones rurales (avec une répartition régionale liée notamment au degré d’urbanisation).
Notamment parce qu’au-delà du niveau économique et donc d’instruction, l’accès plus facile à des produits frais pourrait par exemple être neutralisé par le manque d’exercice lié à l’utilisation plus forte de la voiture particulière (la marche induite liée à l’utilisation des transports en commun peut, on le sait, multiplier la part de la marche à pied en ville jusqu’à quatre fois) …
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Une réponse à “Santé: La géographie de l’obésité (Obesity: It’s the geography, stupid”
30 sept 07 à 08:12
Je suis persuadé que l’obésité est surtout liée au QI et à l’instruction (qui vont ensemble, nature or nurture, peu importe).
The greater your weight, the lower your IQ, say scientists
http://www.telegraph.co.uk/news/main.jhtml?xml=/news/2006/10/15/nweight15.xml
Intelligence Test Score and Educational Level in Relation to BMI Changes and Obesity
http://www.obesityresearch.org/cgi/content/abstract/11/10/1238
Intelligence test score, education level and obesity
http://findarticles.com/p/articles/mi_m0887/is_11_22/ai_111023396
Ce n’est pas une question d’argent : bouffer des hamburgers, des chips et des Mars coûte plus cher que se faire du riz, des pâtes ou une boite de petits pois.
L’inactivité aussi est propice à l’obésité, mais là encore, le QI…
La géographie de l’obésité est donc celle des quartiers (ou campagnes) deshéritées, à bas niveau scolaire. Rien à voir avec la qualité des trottoirs !





