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Economie: La rupture, c’est pour quand? (Plus ça change…) II

Posté le Mercredi 29 août 2007 par jc durbant

Dernier grand pays occidental à introduire un impôt sur le revenu digne de ce nom (juste avant la Première Guerre mondiale)?

Proportion la plus basse du monde occidental de l’apport de l’impôt sur le revenu? (moins de 15% du PNB – plus de 25 pour la TVA – contre le quart pour le Danemark et le tiers pour les pays “anglosaxons”) – mais en net progrès par rapport à 1914 (1%), 1965 (3.3%), 1975 (4%) …

Un des plus faibles taux de progressivité du système fiscal des pays occidentaux (deux fois moins que Royaume-Uni, Etats-Unis et trois fois moins que Danemark et Suède) ?

Un des plus faibles taux d’efficacité et des plus hauts coûts de collecte fiscale ?

Un des plus bas taux d’incarcération pour l‘évasion fiscale de l’OCDE?

Un des plus hauts taux de versements en espèces pour les non-salariés (entrepreneurs indépendants, services, professions libérales) ?

Un des plus grands nombres d’exonérations fiscales (400 “niches fiscales”) pouvant aller jusqu’à l’exonération totale des plus gros revenus? (voir Tapie)

Dernier grand pays occidental à n’avoir toujours pas réformé son système fiscal ?

Oui, vous avez deviné : il s’agit bien du pays du Jacques Chirac des fonds secrets et des billets d’avion et frais de bouche astronomiques payés en espèces.

Sauf qu’on est censé avoir changé de président et que, malgré les incessantes promesses de “rupture” et entre deux gros contrats d’armements ou missions pour “SOS Dictateurs en détresse” (sans parler des dérisoires vestiges d’économie administrée dignes de l’ex-Union soviétique: après le prix de la baguette… ceux des cartables et des crayons!), le nouveau semble bien plus à l’aise pour les cadeaux tous azimuts (bouclier fiscal, déductions d’intérêts) que pour les resserrages de boulons.

Ainsi, cette très symptomatique “fuite” dans le Canard (très) enchainé d’hier sur le projet (38 ans à peine après les Etats-Unis!) d’un impôt plancher pour les plus riches.

D’abord démentie par Bercy, puis finalement confirmée du bout des lèvres par la ministre des Finances (comme “piste de réflexion” ), alors qu’il s’agissait d’une promesse de campagne et qu’elle est approuvée par la quasi-totalité des parlementaires …



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2 réponses à “Economie: La rupture, c’est pour quand? (Plus ça change…) II”

  • 2
    Letel:

    Heureusement, certains ne manquent pas d’humour :

    Bouclier fiscal
    Le bouclier fiscal est un scandale car une economie moderne ne devrait JAMAIS supporter un taux de taxation superieure a 30%.
    50% c’est beaucoup trop et ne peut que faire fuir tous investissements.
    On va vite se retrouver en France avec 60 Millions de quêteux devant des caisses vides.
    30.04 à 01h59 – Alerter

  • 1
    Jertyg:

    Hypothèse: l’anomalie française du rapport entre direct et indirect est en lien avec le fractionnement automatique dans la fiscalité de l’impôt direct. Généralement, le fractionnement est combattu…