78 millions de clients, 10 % du marché mondial (25 % pour les sports d’hiver), 2 millions d’emplois non-délocalisables, 6,5 % du PIB, 12 milliards d’euros d’excédents, soit le tiers du déficit de la balance commerciale, plus que l’automobile ou l’agroalimentaire …
Le tout dans une contrée dont la capitale est légendaire pour la saleté de ses rues, la vétusté de ses aéroports et l’impolitesse de ses résidents …
Mais aussi, comme le rappelait le maitre-francophile Adam Gopnik (que ferions-nous sans cette véritable armée d’attachés de presse bénévoles?), pour leur “génie d’esquisser des révolutions qui s’épanouiront ailleurs: le cinématographe, le Minitel, la cuisine légère” (…) et leur passion pour “endosser des costumes révolutionnaires pour exprimer des revendications conservatrices” .…
Quelle est, comme le rappelle Jacques Marseille, cette mystérieuse activité chapeautée par un secrétaire d’Etat nommé… Luc Chatel?
Extraits:
« C’est souligner à quel point les organigrammes gouvernementaux retardent sur l’évolution des faits. Que la France, première destination touristique mondiale, avec 78 millions de touristes étrangers en 2006, délègue à un simple secrétariat d’Etat la responsabilité de cette vitrine exemplaire en dit long sur les pesanteurs qui embrument les têtes de ceux qui nous gouvernent. On imagine le tollé qu’aurait suscité la relégation de l’agriculture dans cette deuxième division, alors que l’agriculture ne représente plus que 2 % du PIB français (contre 4 % en 1980) et moins de 900 000 emplois.
A lui aussi de tout faire pour que l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, qui accueille chaque année plus de 7 millions de touristes étrangers représentant 4,5 milliards d’euros de recettes, ne soit plus cette vitrine indigne de la marque France, seulement capable de relier la capitale au moyen d’un RER d’un autre âge, pas encore soumis au service minimum. »