Posté le Vendredi 10 août 2007 par jc durbant
Après le récent retour des chiraqueries (Liban, Libye) et de la Françafrique (Gabon)…
Et au moment où l’Algérie durçit le ton tant du côté des écoles françaises que de la liberté religieuse (notamment pour les Chrétiens) …
Nouvelle trahison (pendant les vacances de nos journaux de révérence?) de ses engagements de campagne de Nicolas Sarkozy… pour les Berbères cette fois!
Où profitant de son récent voyage en Algérie, notre décidément de plus en plus chirakien nouveau (ex-?)champion de la “rupture” et accessoirement ex-nominateur de “préfets musulmans” n’a pu s’empêcher d’en rajouter sur une arabo-islamité que, comme le rappelle dans une lettre ouverte le président du Congrès Mondial Amazigh (terme plus précis que berbèreou kabyle, regroupant quelque 26 millions de nationaux du Maghreb à l’Egypte, dont les trois-quarts au Maroc et un tiers en Algérie), même l’Algérie officielle a dû atténuer dans sa Constitution, notamment en reconnaissant la langue amazighe comme langue nationale.
Comme, au passage, alors que nombre d’écoles de français ont été fermées en Algérie, sur le renforcement de l’enseignement de l’arabe en France, et ce au point que le CMA s’en inquiète même pour leurs représentants en France …
Extraits:
« Il est légitime que l’Algérie affirme son identité arabo-islamique et poursuive ses efforts en matière d’enseignement de la langue arabe. D’ailleurs, nous souhaitons nous-mêmes renforcer l’enseignement de l’arabe en France, qui correspond à une ancienne tradition mais aussi à de vrais besoins. Nicolas Sarkozy (à des journaux algériens, juillet 2007)
Je connais l’apport essentiel des Berbères et en particulier des Kabyles dans la richesse française dans les domaines économique, sportif, littéraire ou encore artistique. (…) On ne dira jamais assez combien la France doit à des personnalités comme Edith Piaf, Zinédine Zidane, Kateb Yacine, Jean Amrouche, Taos Amrouche, Mouloudji, Idir, Mouloud Feraoun ou encore Isabelle Adjani ou encore mon ami Daniel Prévost (…). Je sais, par ailleurs, l’attachement des Berbères à leur culture millénaire. Ils ont bien raison de la défendre. La France dont je rêve est une France qui fasse une place à chacun, quelle que soit son origine, dans le respect de ce qu’il est. (Candidat) Sarkozy (2006?)
Même l’Algérie officielle ne se définit plus seulement en référence à une prétendue arabo-islamité, puisque sa Constitution reconnaît l’amazighité comme un des fondements de l’identité algérienne et que la langue amazighe a été reconnue langue nationale depuis avril 2002. Quel est alors l’intérêt pour la France de faire de l’Algérie un pays plus arabe et islamique qu’il ne l’est ?
Les citoyens amazighs de France, attachés à leur culture et aux valeurs de laïcité et de tolérance, ne souhaitent pas que les politiques d’arabo-islamisation mises en œuvre dans les pays d’origine leurs soient appliquées en France. »





