Posté le Lundi 16 juillet 2007 par jc durbant
Contre tous les lobbies, nationaux ou internationaux, à la Satrapi ou à la Adler, de la prétendue “révolution invisible” de la mollacratie …
Intéressant revirement, récemment dans Le Nouvel Observateur, de l’ex-défenseur du régime iranien, le chercheur à l’Ecole des Hautes Etudes et auteur (avec Ramine Kamdane) de “Iran: les coulisses d’un totalitarisme”, Frédéric Tellier?
Ou, pour Iran-Resist, ultime et très subtil leurre, qui fait en effet l’impasse sur l’entreprise de modernisaton entreprise par le Shah et, appelant de ses voeux un retour à la monarchie (islamique) pré-Shah, prône un improbable révolution purement interne?
En tout cas, il a le mérite de pointer le fait que, derrière le rideau de fumée de la question nucléaire, le régime des mollahs est clairement totalitaire et donc irréformable, les prétendus modérés ou réformateurs à la Rafsjandjani ou Khatami n’étant qu’une tentative du régime pour prolonger sa survie.
Pour qui, derrière le rideau de fumée de la question nucléaire, le régime des mollahs est clairement totalitaire et donc irréformable, les prétendus modérés ou réformateurs à la Rafsjandjani ou Khatami n’étant qu’une tentative du régime pour prolonger sa survie.
Extraits :
« A mes yeux, le régime islamique relève de l’épure totalitaire et ne peut en aucun cas s’adapter à l’immense demande non seulement de démocratie mais surtout de laïcité issue de la société iranienne. La demande des Iraniens est une demande politique, et le régime islamique y fait obstacle. Il ne peut s’y adapter sans disparaître. Pour les Iraniens, le problème principal est d’en finir avec la République islamique.
Le système islamique présélectionne les candidats et ne laisse concourir que ceux qui ne le menacent pas, ceux qui ont fait la preuve de leur adhésion à l’héritage de Khomeyni. Il exclut les autres. Il n’y a place pour aucun défenseur de la démocratie libérale ou de la laïcité dans les élections iraniennes. (…) Dans un tel contexte on connaît toujours le vainqueur par avance : c’est le régime. L’électorat s’est évaporé sous les pieds de Khatami quand les Iraniens ont compris que, précisément, ce système avait vocation à prémunir le régime de tout changement de fond. La société civile en Iran n’a pas été créée par le système islamique. Par deux fois au XXe siècle, les Iraniens ont pris la parole d’une manière qui n’a pas d’équivalent dans la région : lors de la révolution constitutionnelle de 1906 et de l’épisode Mossadegh en 1951. Ils ne voulaient pas d’une République islamique. Ils voulaient une démocratie libérale et l’indépendance nationale.
La répression n’a pas été le monopole des conservateurs, que l’on oppose de façon manichéenne à des réformateurs censés incarner à eux seuls la demande démocratique des Iraniens. Devant la révolte étudiante de 1999, Khatami a fait bloc avec le camp de la répression.
L’originalité du totalitarisme iranien est qu’il a survécu à son fondateur, Khomeyni. Pourtant – le XX e siècle est là pour nous le rappeler -, les régimes totalitaires meurent. A cet égard, la multiplication en Iran des discours sur l’adaptation du régime, sur une « troisième voie » entre islam et politique, est typique des totalitarismes finissant qui cherchent de nouvelles justifications. Tous les régimes totalitaires en fin d’existence demandent un rééchelonnement de leur dette démocratique.
Khatami n’a jamais souhaité aller jusqu’au bout. Fidèle au régime, et en cela autorisé à se présenter à l’élection présidentielle, il n’a jamais eu l’intention de rompre avec l’héritage de l’idéologie islamiste. Que voulait dire la formule “Etat de droit” dans sa bouche ? L’égalité entre hommes et femmes, des élections libres, l’abolition des dogmes religieux qui enserrent la société ? Rien de tout cela. Il s’agissait plutôt d’adapter l’idéologie en la colorant de formules empruntées au langage des démocraties. La nature du régime demeurait quant à elle religieuse.
Les factions du régime se distinguent par leur discours, mais même celles auxquelles on accole l’épithète de « pragmatiques » n’ont à offrir qu’une adaptation du cadre islamique destinée à garantir sa survie. L’évolution du régime que propose Rafsandjani concerne avant tout la sphère économique. Il a en tête une variante islamique du modèle chinois. On lâche du lest sur le plan économique et social tout en verrouillant les structures politiques.
on ne parle que du nucléaire, et on en oublie les étudiants, les intellectuels, la société iranienne. On n’a jamais tant parlé de l’Iran, mais cette actualité sur fond de négociations internationales occulte plus qu’elle ne montre les aspirations des Iraniens. C’est un paradoxe, car, au fond, il n’y a pas d’autre solution de long terme au dossier nucléaire qu’un Iran démocratique. »
Laisser un commentaire
Une réponse à “Iran: Non au rééchelonnement de la dette démocratique du totalitarisme islamique! (No democratic debt relief for islamic totalitarianism)”
9 août 07 à 15:06
Poru revenir sur le spectacle permanent du Grand Guignol iranien, où la gentille poupée Khatami serait, opposée à la vilaine poupée Mahmoud Ahmadinejad,petit retour sur une déclaration de début 2005 d’un troisième larron, le gentil Guide suprême, Ali Khamenei, soi-même…
Extrait : the Iranian leader urged students to continue to promote the culture of jihad and « martyrdom » (To die for something you believe in) among themselves as « a source of national strength and foundation of pure worship. »
Tous à jeter au fond du même panier à crotales !!





