Posté le Lundi 9 juillet 2007 par jc durbant
Un “malheur” n’arrive jamais seul…
Avec le désastre du régime Hamas à Gaza et le début de réalisation qu’il semble avoir produit, pour certains Arabes, de l’impasse de la “cause palestinienne” …
Voici, du côté libanais, la première intervention, depuis près de 40 ans, des forces armées dans les “camps de réfugiés” et un semblable début de reconnaissance d’une autre et très ancienne fiction.
Et peut-être aussi… de l’impasse de leur propre “cause sacrée”?
D’où l’impression d’une rare indulgence pour des forces libanaises qui ne semblent pourtant pas lésiner sur les moyens (bombardements à l’arme lourde bien au-delà des opérations israéliennes comme celle de Djénine qui avait, on s’en souvient, été qualifiée de véritable « génocide »!).
Espérons seulement qu’ils n’en arrivent pas aux extrémités qu’ont connues, dans les années 70 et 80, leurs voisins jordaniens (“Septembre noir”, 1970) et syriens (la “guerre des camps” libanais, 1976 ou Hama contre les Frères musulmans, 1982) …
« Depuis le funeste accord du Caire de 1969 [donnant à la résistance palestinienne le droit de mener des opérations de guérilla contre Israël à partir du territoire libanais] et jusqu’au déclenchement des affrontements à Nahr El-Bared, une offensive de la troupe contre un camp palestinien était inconcevable et nul n’osait envisager une telle éventualité.
Pour la première fois depuis la fin des années 1960, les Palestiniens ne se comportent pas en tant qu’organisations armées entretenant des rapports avec des fractions locales. Ils ont plutôt – du moins en ce qui concerne le Fatah et l’OLP – une approche légaliste des relations avec le Liban, en ce sens qu’ils placent ces relations au niveau de rapports entre le gouvernement libanais et l’Autorité palestinienne. »





