Posté le Lundi 9 juillet 2007 par jc durbant
A quelque chose malheur serait-il bon? …
Le désastre depuis longtemps annoncé du Hamas à Gaza serait-il en train, comme le dit bien une récente tribune du journal libanais Al Hayat (traduite par Courrier international) d’ouvrir les yeux à certains Arabes, prisonniers de leur propre “cause sacrée” ?
Extraits :
« Depuis 1948, notre vie tournait autour de cette “cause”. C’est à son aune que nous mesurions les pays étrangers et jugions nos propres régimes, qui, à leur tour, s’en servaient pour justifier leurs méthodes dictatoriales. Toutes les ambitions politiques, culturelles ou bassement matérielles y ont cherché leur prétexte ; les guerres civiles y ont puisé leurs ressources ; on a pardonné les pires travers à tous ceux qui s’en réclamaient. Des défaites cinglantes et des échecs retentissants y ont trouvé leur explication. Des révolutions scientifiques et techniques ont eu lieu sans que nous nous en apercevions et des transformations économiques majeures se sont produites sans que nous leur accordions d’importance, car nous étions embourbés jusqu’au cou dans les sables de la “cause”. Mais notre comportement se fondait sur un mensonge.
Cette “cause sacrée” a été dévoyée. Elle a alimenté dans la région toute une série de luttes entre factions, et a été exploitée par des régimes arabes, comme le régime syrien.
Il y a quelque chose de libérateur et de jubilatoire dans le fait de quitter cette cause. C’est un peu comme la chute d’un régime totalitaire monolithique, fermé à toute contestation » …





