Posté le Samedi 7 juillet 2007 par jc durbant
A l’heure où, avec les tout récents attentats déjoués des médecins-terroristes de Grande-Bretagne, le voile (de bons sentiments et du politiquement correct) semble commencer à se déchirer un peu sur la folie totalitaire de l’islamisme …
Et où l’on recommence timidement à reparler du génocide rwandais et des responsabilités, toujours niées, des autorités françaises (dont l’un des responsables, l’ancien ministre des Affaire étrangères socialiste Hubert Védrine – cherchez l’erreur! – vient à nouveau d’être récompensé par une mission de l’Elysée) …
Retour, en ce 2e anniversaire des attentats de Londres du 7/7 et à l’occasion d’une nouvelle exposition du Mémorial de la Shoah de Paris (avant celle du 65ème anniversaire de la rafle du Vel’ d’Hiv’), sur une autre manière de trahir les victimes de la folie totalitaire.
A savoir le traitement littéraire de l’histoire.
Et notamment la manière plus que douteuse (via, comme le décrit l’historien Edouard Husson et auteur des “Complaisantes : Jonathan Littell et l’écriture du mal“, “un voyeur post-sadien, incestueux et parricide”) dont l’auteur franco-américain du dernier prix Goncourt et phénoménal succès littéraire (“Les Bienveillantes”– 900 pages et des centaines d’exemplaires vendus) a décrit, ce que les historiens appellent “la Shoah par balles”.
Mais aussi occasion de rappeler et de rendre hommage à d’autres manières, autrement plus respectueuses, de “déterrer les cadavres”.
Comme les efforts du Père Desbois et de son équipe sur place en Ukraine qui depuis trois ans travaillent sur les anciennes fosses communes et charniers laissés par les commandos de la mort nazis (les tristement célèbres unités mobiles des Einsatgruppen et de l’Ordnungspolizei) pour en recueillir les restes et les témoignages des riverains (souvent réquisitionnés pour les travaux de terrassement ou le tri des vêtements) et dont l’exposition présente une partie des résultats.
Et pour donner non seulement corps à cette découverte récente de l’historiographie, qui, contre la fréquente réduction du génocide juif à sa face industrielle (Auschwitz), montre que l’extermination par balles atteignit en effet dans certaines régions de l’ex-Union soviétique jusqu’à 85% des victimes ou même de 10 à 15% en Pologne, soit près d’un tiers du total pour la Shoah entière (ie. 2 millions).
Mais aussi pour rendre enfin à ces millions de victimes largement anonymes la mémoire de leur exterminaton et la sépulture à laquelle ils n’avaient jusqu’ici pas eu droit.
« aucun des historiens qui ont décrit récemment le rôle joué par les experts et technocrates de « l’ordre noir » n’ont suggéré, comme le fait Littell, que ces « penseurs de l’extermination » avaient pu songer à modérer les « policiers » type Heydrich. Au contraire, l’afflux des plus brillants juristes, économistes ou spécialistes de l’aménagement du territoire à la SS, à partir du milieu des années 1930 a largement contribué à l’emballement de la machine génocidaire en 1941-1942.
Le point de vue du narrateur, celui d’un nihiliste post-moderne qui promène son ennui le long des charniers causés par des nihilistes de l’âge totalitaire, conduit à relativiser la gravité du national-socialisme. L’idée juste selon laquelle tout homme peut devenir un bourreau sert en fait, sous la plume de Jonathan Littell à relativiser les crimes du nazisme. »
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3 réponses à “Littérature: Quand l’écriture du mal devient complaisante (Literature as aestheticization of horror)”
21 juil 07 à 01:28
Précision: Védrine était bien sûr au courant car, même s’il n’était pas encore au Quai-d’Orsay et que, cohabitation oblige, c’était Juppé qui y était sous le nouveau gouvernement Balladur, tout se passait effectivement, « domaine réservé oblige », à l’Elysée où justement il était quasiment pendant tout la période de la collaboration française avec les génocidaire houtous (génocide compris), soit de 91 à 95, secrétaire-général avec un Mitterrand hyper malade …
9 juil 07 à 23:03
« Védrine n’était pas au courant puisque l’opération rwandaise était pilotée par l’Elysée directement »…
C’est en tout cas pas ce qu’en dit Juffa qui est généralement bien renseigné et en plus l’obsédé de l’hyperpuissance a totalement et jusqu’à présent avalisé la position élyséenne, y compris dans sa récente version du mitterrandolâtre Péan:
« non seulement le préposé mitterrandien au Quai d’Orsay nie-t-il la participation de la France à l’ethnocide des Tutsis en 1994, non seulement est-il un négationniste de l’historicité de ce massacre, soutenant la thèse, infamante pour la France, du “double génocide” [Voir l’article de Thierry Oberlé pour Le Figaro du 18 mars 2006], de plus, en 1994, Védrine était Secrétaire d’Etat de la Présidence de la République. Il a donc activement participé à l’équipe qui, dans le premier cercle de François Mitterrand, a encouragé, soutenu, armé et encadré les génocidaires hutus. Et envoyé l’armée de la république française participer physiquement au génocide des Tutsis, en commettant nombre de crimes de guerre !
Védrine appelle le livre de Pierre Péan Noires fureurs, blancs menteurs [Mille et Une Nuits, 2005], (qui vaut à son auteur une plainte pénale), l’enquête, non réfutée, de Pierre Péan [1]. Seraient ainsi non réfutés ces caractères ataviques funestes que Péan référencie pour les Tutsis, justifiant implicitement qu’on en massacre un million : “dès leur plus tendre enfance, les jeunes Tutsis étaient initiés à la réserve, au mensonge, à la violence et à la médisance”, ou encore “les Tutsis acceptent facilement de faire des faux témoignages (…) par lucre et/ou pour accabler un étranger ou un ennemi de leur groupe”, et “Cette formation au mensonge a été observée par les premiers Européens qui ont eu un contact prolongé avec les Tutsis (…). Mais elle favorise aussi la duplicité et c’est ce qui fait de cette race l’une des plus menteuses qui soit sous le soleil”.
Le fait d’attribuer à une ethnie des attributs héréditaires caractéristiques est pourtant un fondamental du racisme. Mais pour Hubert Védrine, les caractères ataviques néfastes de certains peuples semblent trouver leur place parmi les évidences. Il le prouve, en 2005, alors que la justice française avait condamné Edgar Morin pour un crime de diffamation raciste, cette fois contre les Juifs, en s’empressant d’ajouter son nom à une pétition qui s’opposait à ladite condamnation. Morin avait été condamné pour avoir, entre autres, osé écrire dans Le Monde : “On a peine à imaginer qu’une nation (…) soit capable de se transformer en deux générations en peuple dominateur et sûr de lui et (…) en peuple méprisant ayant satisfaction à humilier.”.
Les lecteurs de la Ména n’oublient pas non plus que Védrine a été le 1er mur de sécurité du faussaire et fauteur de guerres Charles Enderlin. Qu’il lui arrivait, lorsqu’il se trouvait à Jérusalem, ès qualité de ministre des Affaires Etrangères de Lionel Jospin, de se déplacer dans le véhicule de l’imposteur de France 2, et que Védrine lui a même préfacé un livre. »
9 juil 07 à 03:36
un des responsables, l’ancien ministre des Affaire étrangères socialiste Hubert Védrine – cherchez l’erreur!
C’est vous l’erreur!
Védrine n’était pas au courant puisque l’opération rwandaise était pilotée par l’Elysée directement.
Si au moins vous vous donniez la peine de lire les documents au lieu d’utiliser tout ce qui vous tombe sous la main pour souligner vos inepties.





