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Retour sur le bilan de Chirak : La lourde responsabilité de la France dans le “bourbier” irakien

Posté le Vendredi 29 juin 2007 par jc durbant

Alors que l’opinion comme les juges semblent faire preuve d’une bien généreuse indulgence pour les douze longues années d’immobilisme mais aussi de cynique tyrannophilie et de magouilles qu’a imposé à notre pays l’ancien squatteur de l’Elysée …

Excellent et courageux billet de François Brutsch (que je ne découvre hélas qu’un mois plus tard) sur le bilan Chirak et notamment sur sa défilade face à l’intervention alliée en Irak que tout le monde ou presque s’entend à présenter comme positive.

Oui, Chirak et la France qu’il a entrainée dans son sillage ont une lourde responsabilité dans le prétendu “bourbier” irakien.

D’abord, parce que sans la trahison française (et les manifestations massives de par le monde qu’elle a encouragées), Saddam et sa clique ne se seraient probablement pas obstinés à défier une communauté internationale unie et unanime, ce que les déclarations de tarik Aziz lui-même semblent confirmer.

Mais aussi parce que si guerre il y avait quand même eu, les irrédentistes du régime n’auraient probablement pas eu le soutien qu’ils ont eu, ne serait-ce que parce qu’ils n’auraient pas pu présenter l’occupation comme une affaire purement américaine.

Sans compter qu’il n’y aurait pas eu le fatal manque de troupes d’occupation (et les pillages et cafouillages du début) qu’on a tant reprochés aux Américains alors qu’on les avait même, par Turquie interposée, privés de tout un corps d’armée qui a dû faire le tour par le Golfe persique et n’est ainsi arrivé que bien plus tard.

Extraits:

“il sut refuser la croisade américaine en Irak”, une décision qualifiée de “courageuse” et “juste”. Et s’il y a un point qui paraît faire l’unanimité en France c’est bien celui-là. J’aimerais encore une fois dire pourquoi je suis en complet désaccord avec cette manière de voir: c’est certes un élément hautement significatif de la présidence Chirac, mais à inscrire à son passif et plus généralement à celui du rôle de la France dans la communauté internationale.

Que l’on veuille bien me suivre deux minutes dans l’évocation de l’autre scénario qui aurait été possible: comme sous Mitterrand pour libérer le Koweit annexé par Saddam Hussein, comme sous Chirac pour mettre fin à l’épuration ethnique lancée par Slobodan Milosevic, Américains, Britanniques, Français et tous les autres agissant ensemble pour mettre fin à la menace que représente toujours le régime de Saddam dans la région et libérer son peuple. Pas d’atermoiement au Conseil de sécurité, mais une attitude ferme et déterminée, un mandat des Nations Unies en bonne et due forme et la France prenant toute sa place dans l’intervention.

Eut-elle adopté cette attitude, la France n’aurait pas prêté, avec la grandiloquence hypocrite d’un Villepin, une légitimité factice au mouvement “anti-guerre” qui n’aurait pas eu le développement indigne qu’il a connu; elle aurait évité que soit perçue comme une “croisade américaine”, justement, une prise de responsabilité de la communauté internationale qui représentait un immense progrès pour l’humanité; elle aurait permis un tout autre déroulement tant de la planification que des suites de l’intervention et de la remise en marche du pays. »



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47 réponses à “Retour sur le bilan de Chirak : La lourde responsabilité de la France dans le “bourbier” irakien”

  • 47
    madimaxi:

    Pour dissiper un malentendu, je ne suis pas un héraut de l’interventionnisme outrancier. Toutefois, je n’écarte pas de façon inconditionnelle de la panoplie des moyens, l’usage de la force ou de menace de son emploi. A ce sujet, j’ai quelques précisons à apporter aux remarques qui ont été formulées.

    Gandhi et Mandela se sont imposés de l’intérieur mais ils disposaient (surtout ce dernier) d’un large soutien extérieur. De plus, ils ont hérité tous les deux de systèmes institutionnels datant de la période coloniale qui perdurent à nos jours.

    Avant la chute du nazisme, l’Allemagne n’a expérimenté la démocratie que durant une courte décennie mouvementée. Difficile dans cet exemple d’évoquer la préexistence d’une véritable culture démocratique.

    Les imperfections japonaises, sénégalaises et autres sont réelles mais l’essentiel n’est pas là. Il suffit de suivre le débat interne franco-français pour s’apercevoir qu’il reste toujours du travail à faire dans l’amélioration du fonctionnement des institutions. Tous ces pays, avec quelques exceptions notables, surtout dans le Monde musulman, semblent s’orienter vers le développement des structures selon le modèle occidental.

    Malgré certaines objections et réserves de Kadrik que je partage, force est de constater que les élites éclairées asiatiques et africaines oeuvrent dans notre sens. Même l’Iran des mollahs, d’une certaine façon, y a trouvé son compte et on ne peut que regarder avec satisfaction un million de Turcs descendus récemment dans la rue pour la défense de la république laïque.

    Personne de sérieux ne songe à un retour en arrière vers le tribalisme à l’africaine, voire la satrapie à l’orientale.

  • 46
    madimaxi:

    C’est vraiment me faire trop d’honneur que de me prêter des visées messianiques. Loin de moi cette intention qui, au vu des réalités, n’est d’ailleurs point nécessaire. Ce n’est tout de même pas un scoop d’affirmer l’existence tangible et la légitimité des aspirations à la liberté, l’égalité, l’état de droit et la démocratie partout sur la planète.

    La portée de ces idées est diversement appréciée en fonction de pays mais partout, y compris au sein des sociétés les plus reculées et opprimées, elles disposent de relais s’articulant autour de structures plus ou moins étoffées, s’exprimant tantôt de façon ouverte (opposition démocratique) tantôt sous forme de mouvements clandestins. Même en Corée du Nord ou en Arabie Saoudite, il doit bien avoir des gens qui y adhèrent. J’en suis convaincu.

    En partant de ce constat que je serais curieux de voir contesté, il est du devoir des pays démocratiques développés d’apporter tout concours, aide, soutien, etc. à chaque mouvement reconnu ou non qui s’emploie à promouvoir ce modèle de société. Et ceci pour deux raisons :

    1) Ethique et morale. Je conteste l’affirmation selon laquelle il s’agit ici de l’émanation exclusive de normes occidentales. Elles ont tout simplement bénéficié dans cet espace culturel de conditions plus favorables qu’ailleurs mais elles n’en constituent pas moins une vocation universelle. Il n’est pas pour moi concevable d’admettre :

    - que la liberté de parole, de croyance, de vivre dans la dignité, la sécurité et dans des conditions décentes ne soit pas la plus haute aspiration de tout être humain, indépendamment de ses origines,

    - que l’égalité de sexe, races, religions… ne soit pas la norme exigée régissant les rapports humains,

    - que l’état de droit protégeant ces libertés et imposant ces égalités ne soit pas la meilleure façon de garantir leur pérennité et que la démocratie n’en soit pas la forme la plus adaptée.

    Et il n’y est pas juste question de simples mots. La Charte des Nations Unies leur apportant la légitimité nécessaire, officiellement reconnue par tous les pays signataires. Qu’ils soient galvaudés, différemment interprétés voire ignorés dans les faits en est une autre question.

    2) Raison de sécurité. Je n’ai que me ranger ici derrière Jean-Claude : les démocraties du Monde libre ne se font plus la guerre. L’Etat de droit privilégie toujours d’autres formes de résolution de conflits. Raison de plus pour le promouvoir partout, profitant de la moindre opportunité.

    J’ajoute encore une évidence qui a parfois du mal à percer. Dans la situation conflictuelle actuelle, tout mouvement démocratique indépendamment de son importance, est un allié. L’ignorer ou pire, le sacrifier, c’est d’autant plus s’affaiblir soi-même. A la lumière de la dernière remarque judicieuse de Divico, c’est un élément à prendre en considération.

  • 45
    jc durbant:

    Pour ceux qui ont toujours pas compris que le temps où on pouvait se cacher derrière ses frontières est bien fini et qu’on le veuille ou non, on est condamnés à un impérialisme (ou un néo-colonialisme) à la fois défensif et humanitaire (que l’on pratique d’ailleurs déjà sans le savoir nous-mêmes avec l’expansionnisme sans précédent de l’UE – y en a même qui voudraient ajouter la Turquie et le Maghreb!), un long extrait de Robert Cooper:

    « Dans la période prolongée de la paix en Europe, il y a eu une tentation de négliger nos défenses, physiques et psychologiques. Ceci représente un des grands dangers de l’Etat post-moderne.

    Le défi posé par le monde pré-moderne est nouveau. Le monde pré-moderne est un monde d’Etats défaillants. Ici l’Etat ne remplit plus le critère de Weber, à savoir la détention du monopole de l’utilisation de la force légitime. Soit il a perdu la légitimité, soit il a perdu le monopole de l’utilisation de la force; souvent les deux vont ensemble. Les exemples de l’effondrement total sont relativement rares, mais le nombre de pays en danger ne cesse de s’accroître. Certaines régions de l’ex-Union Soviétique sont des candidats, y compris la Tchechenie. Toutes les principales régions productrices de drogue du monde font partie du monde pré-moderne. Jusqu’à récemment il n’y avait aucune réelle autorité souveraine en Afghanistan; ni dans les zones reculées de la Birmanie ou dans certaines régions de l’Amérique du sud, où les barons de la drogue menacent le monopole d’Etat de la force. Dans toute l’Afrique il y a des pays en danger. Aucune région du monde n’est épargnée. Dans de telles régions, le chaos est la norme et la guerre est devenue un mode de vie. Et même quand il y a un gouvernement, il fonctionne à la manière du crime organisé.

    L’Etat prémoderne peut être trop faible même pour controler son propre territoire et encore moins pour constituer une menace sur le plan international, mais il peut fournir une base pour des acteurs non-étatiques qui peuvent représenter un danger pour le monde post-moderne. S’il devient trop dangereux pour que les Etats établis les tolèrent, il est possible d’imaginer un impérialisme défensif. S’impliquer dans une zone de chaos est risqué; si l’intervention est prolongée elle peut devenir insoutenable devant l’opinion publique; si l’intervention est non réussie, elle peut être préjudiciable au gouvernement qui l’a mandatée. Mais les risques de laisser des pays se décomposer, comme l’Occident l’a fait pour l’Afghanistan, peuvent être encore plus grands.

    C’est précisément en raison de la mort de l’impérialisme que nous voyons l’apparition du monde pré-moderne. Aujourd’hui, il n’y a aucune puissance coloniale qui accepte de s’atteler à cette tâche, cependant les occasions, peut-être même le besoin de colonisation, sont aussi grands qu’ils ne l’ont jamais été au XIXe siècle. Ceux qui sont abandonnés sur le bord de la route de l’économie globalisée risquent de tomber dans un cercle vicieux. Qui dit gouvernement faible dit désordre et chute des investissements. Dans les années 50, la Corée du sud avait un PNB par habitant inférieur à celui de la Zambie: la première a intégré l’économie mondiale, l’autre pas.

    L’impérialisme post-moderne prend deux formes. D’abord il y a l’impérialisme volontaire de l’économie globale. Celui-ci est habituellement appliqué par un consortium international à travers des institutions financières internationales telles que le FMI et la Banque mondiale.

    La deuxième forme de l’impérialisme post-moderne pourrait s’appeler l’impérialisme de voisinage. L’instabilité de voisinage constitue une menace qu’aucun Etat ne peut ignorer. La mauvaise gouvernance, la violence ethnique et le crime organisé dans les Balkans constituent une menace pour l’Europe. La réponse a été de créer une sorte de protectorat volontaire de l’ONU en Bosnie et au Kosovo. Il est dangereux si un Etat voisin passe sous le contrôle d’une manière quelconque du crime organisé ou pas – ce à quoi aboutit généralement l’effondrement d’un Etat. Mais le cas d’Ossama Ben Laden a maintenant démontré, pour ceux qui ne l’avait pas déjà réalisé, qu’aujourd’hui le monde entier est, potentiellement au moins, notre voisin.

    Tant que vous êtes candidat à l’adhésion à l’UE, vous devez accepter ce qu’on vous donne – une masse entière de lois et de règlements – comme jadis les pays soumis. Mais l’avantage, c’est qu’une fois que vous êtes à l’intérieur vous avez droit au chapitre dans la Communauté. Si ce processus est une sorte d’impérialisme volontaire, le résultat pourrait être décrit comme un empire coopératif. »

  • 44
    jc durbant:

    « Nous devons en effet nous debarasser du syndrome du sauveteur qui cache souvent des interets biens tangibles. »

    A nouveau, on voit bien que c’est pas vos rideaux!

    Quand allons-nous finalement comprendre, comme le dit Paul Berman, qu’à terme:

    « La liberté des autres est notre sécurité ».

    Et… qu’une bonne partie des problèmes actuels sont pour une bonne part liés au bon vieux « C’est un salaud mais c’est NOTRE salaud » (que certains d’entre nous ont critiqué – et avec raison – pendant si longtemps, autrement dit la tristement fameuse – mais y avait au moins l’excuse de la Guerre froide – Doctrine Eisenhower) de nos realpolitikards à la Kissinger et Chirak!

    Mais faudrait peut-être demander aux musulmans bosniaques ou kosovars ce qu’ils préféraient:

    les belles paroles des schtroumpfs européens de l’ONU qui venaient juste compter les morts ou… les bombes des B52 américains de l’OTAN qui ont finalement dégagé Milosevic?

  • 43
    Creme glacee:

    President Bush said military commanders, not politicians, will show the way forward.

    Depuis que beaucoup de republicains exigent le retrait dIrak sans quoi ils se font virer du Congres, le Commandant en Chef se cache derriere ses commandants…

  • 42
    Creme glacee:

    Nous devons en effet nous debarasser du syndrome du sauveteur qui cache souvent des interets biens tangibles. Occupons-nous plutot de nos affaires, et defendons nos interets commerciaux de manieres ouvertes et explicites lorsque nous le faisons. Debarassons-nous de ce complexe chretien qui nous porte a vouloir sauver lhumanite, tout en travaillant de maniere refoulee pour nos besoins.

  • 41
    Selim:

    A Divico. Bien sûr qu’on peut imposer des institutions par la force. Evidemment l’empire romain et les arabes. Le problème est que nous parlons ici d’institutions démocratiques. Imposer la démocratie par la dictature, voilà un programme original ! Je n’en connais pas d’exemple parfait.

    Ce qui s’en rapproche le plus : quelques rares anciennes colonies anglaises où les colonisateurs ont su acclimater, au fil des siècles, des institutions représentatives de type démocratique qui ont résisté jusqu’ici au passage à l’indépendance. Le pays cité en exemple à ce propos, toujours le même, est la Barbade.

    Inutile de dire que les ex-colonies françaises ne sont pas des exemples de démocratie. Le Sénégal continue cahin-caha à s’en rapprocher plus ou moins.

    Les Allemands étaient une démocratie avant le nazisme. Quant aux Japonais, je ne sais pas s’ils constituent une démocratie telle que nous l’entendons.

  • 40
    divico:

    « Toute politique d’imposition de normes ‘universelles’ (en fait des normes ‘culturelles’ occidentales) par l’étranger s’est soldé soit par un échec, soit par des chimères »

    c’est parfois vrai, et parfois moins vrai :

    Les romains ont pourtant réussi à « latiniser » ou « romaniser » les pays celtiques « occupés » en l’espace de 2 siècles… non ? je vous l’accorde, l’empire romain n’a pas tenu l’éternité… mais rien ne tient l’éternité

    Les gens du magreb se disant arabo-musulmans ne sont sans doute pas nombreux à être des descendants de la poignée de conquérants venus de la péninsule arabique…se sont – pour la plupart – sans doute des descendants des habitants qui vivait déjà sur place à l’époque de la conquête arabe… et pourtant l’imposition de la « nouvelle norme arabo-musulmane » est complétement intégrée par ces populations

    Plus près de notre époque : Japonais et allemands se sont fait imposer un système démocratique par une puissance occupante (mais victorieuse).

    Je constate également que vouloir imposer aux autres des normes dites « universelles » n’est pas l’apanage de l’occident !!! j’en ai un peu marre de discours « méchant, très méchant occident impérialiste… gentil, très gentil les autres qui ne veulent que la paix ».

    Il faut plutôt se demander : si les autres cultures possédaient la puissance que l’occident détient (encore un peu) aujourd’hui, le monde serait-il meilleur et plus juste ? que se passerait-il pour les autres cultures si les nations musulmanes ou chinoise ou autres possédaient une hégémonie, ou à tout le moins une supériorité nette dans les domaines militaires, économiques, etc… ???

  • 39
    Selim:

    10.7.7
    D’accord avec Kadrik. Nous devons abandonner nos rêves messianiques (hélas !) La « contamination » des droits de l’homme est un processus lent, qui suppose que le contaminé ait atteint un niveau de développement suffisant. Les économistes commencent à étudier tout cela. Bonne synthèse dans le petit livre de Fitoussi (La Démocratie et le Marché) récemment réédité en poche.

  • 38
    Kadrik:

    Moi, j’opte pour la confrontation résolue afin de faire progresser les idées que je crois universelles. Et je tire de l’histoire des enseignements qui me confortent dans ma pensée. La libération de la femme doit beaucoup à la poignée de suffragettes “enragées” n’hésitant pas à bouleverser la paix établie, les acquis du monde du travail proviennent d’une longue série d’engagements parfois sanglants.

    Une fois de plus votre argumentation ne tient pas debout. Les suffragettes ou les acquis du monde du travail sont des conséquences de processus internes aux sociétés occidentales. Elles n’ont pas été imposées par une puissance d’occupation étrangère ou via des pressions externes. Toute politique d’imposition de normes ‘universelles’ (en fait des normes ‘culturelles’ occidentales) par l’étranger s’est soldé soit par un échec, soit par des chimères. Regardez seulement les droits de l’homme en Chine, le respect de l’environnement aux USA, le droit des femmes en Arabie, la démocratie parlementaire africaine. Partout, ils ont officiellement cours, partout ils ont été pervertis et à chaque fois l’occident feigne d’ignorer ces perversions par nécessité économique ou géopolitique.
    Les seuls changements qui marchent viennent de l’intérieur suivant un processus historique spécifique. Ghandi, Mandela ou Martin Luther King en sont les exemples récents les plus marquants.

    Votre volonté de ‘civiliser’ les ‘barbares’ n’est ni plus ni moins que la répétition de la grande erreur des Lumières du XIX envers l’Afrique. Ces ‘droits-de-l’hommistes’ qui ont ainsi justifié l’esclavage et la colonisation comme ‘entreprise civilisatrice’ avant de se rendre compte de leur funeste ethnocentrisme.

    Tirez donc également de l’Histoire les enseignements qui mettent en doute vos certitudes messianiques et non seulement celles qui les confortent, style méthode Couet.

  • 37
    jc durbant:

    « Les allusions aux origines géographiques/ethniques de Chirac et de Sarkozy me semblent d’extrêmement mauvais goût et quasiment racistes. Qui y a fait allusion pendant la campagne électorale à part justement l’extrême-droite? Par contre vous vous comportez en raciste de la plus belle eau quand vous parlez de “”Yacoub Ibn Shirak” puisque vous arabisez le nom de quelqu’un pour mieux l’insulter, comme si un nom arabe était une insulte en soi. »

    Effectivement, « néoconservateur américain avec un passeport français » ou « futur caniche du président des EU » ou « Sarko facho, le peuple aura ta peau », ça avait quand même plus de gueule!

    Tout comme d’ailleurs…Chirac d’Arabie!

  • 36
    Margotte:

    Les allusions aux origines géographiques/ethniques de Chirac et de Sarkozy me semblent d’extrêmement mauvais goût et quasiment racistes. Qui y a fait allusion pendant la campagne électorale à part justement l’extrême-droite?
    A aucun moment les adversaires de gauche de Sarkozy n’ont joué cette carte et son élection n’a pas non plus déchainé des torrents de haine ou de satisfaction sur la base « pour la 1ère fois un « demi »-juif est élu président de la république française.
    Donc, mr durbant, laissez ces comptes nauséabonds à Le Pen et à ses pareils et cessez,SVP, de considérer que tous les gens qui ne pensent pas comme vous sont des quasi-racistes et des moitié fachos!
    Par contre vous vous comportez en raciste de la plus belle eau quand vous parlez de «  »Yacoub Ibn Shirak » puisque vous arabisez le nom de quelqu’un pour mieux l’insulter, comme si un nom arabe était une insulte en soi.
    Votre façon de parler des gens n’est pas nette du tout ,mr durbant, vous n’êtes pas très différent de Le Pen finalement puisque vous donnez une importance primordiale à l’origine ethno/géographique des gens.

  • 35
    jc durbant:

    Oui, c’était le bon vieux Syndrome de Fachoda une fois encore !

    Avec, étant donné la maladie de Mitterrand, l »ordure Védrine (que Nicolas veut pas lâcher) à la manoeuvre!

  • 34
    Miterrand let the Rwandan genocide happen because he feared Anglo-Saxon influence! -Clearstream investigation goes on « Spanish Pundit:

    [...] there’s the role played by Chirac in Iraq h/t Extreme Centre.org, persuading Saddam that he should not give the concessions which could have saved his regime. [...]

  • 33
    jc durbant:

    « Quel rapport ? la sensibilité des corréziens serait elle inférieure aux sangs mélés (sic) Que voila une réflexion “raciste” au sens litteral! »

    Comme d’ailleurs ça ou ça!

  • 32
    MERCATOR:

    entre un Yacoub Ibn Shiraq du terroir (corrézien)
    et un sang mêlé fils de rescapé du stalinisme et d’une (rescapée?) juive de Salonique

    Quel rapport ? la sensibilité des corréziens serait elle inférieure aux sangs mélés (sic) Que voila une réflexion « raciste » au sens litteral,!

  • 31
    jc durbant:

    « La liberté n’a pas de prix … Tout simplement, nous n’avons pas la même expérience » …

    Serait-ce là une part de la différence de sensibilité…

    entre un Yacoub Ibn Shiraq du terroir (corrézien) et, dans sa jeunesse, vendeur de l’Huma à la sortie du métro et signataire de l’Appel (kominterien) de Stockholm (et auteur, plus près de nous, de l’ineffable et définitive sentence selon laquelle « la guerre est toujours la pire des solutions »)

    et un sang mêlé fils de rescapé du stalinisme et d’une (rescapée?) juive de Salonique, qui fut, on le sait , une des plus grandes diasporas d’Europe et « déjudifiée » presque autant que la Pologne: 98%! (Sarko) ou de (même s’il a dû lui aussi tâter du PCF dans sa jeunesse) son juif (du moins de père) de ministre des AE (Kouchner)?

  • 30
    madimaxi:

    Permettez-moi de vous retournez la question: Pouvez-vous me dire à combien se chiffre la paix?

    La liberté n’a pas de prix. On y déroge que contraint et forcé. La paix en revanche se négocie fréquemment. Bien que ces deux aspirations soient légitimes elles ne sont pas pour autant équivalentes. Enfin, ce n’est que mon point de vue et je comprends parfaitement le votre que je respecte de surcroît. Tout simplement, nous n’avons pas la même expérience qui nous permettrait d’appréhender le Monde de la même manière. Vous semblez privilégier la prospérité et la stabilité en pariant sur la durée et en espérant que vos efforts constants mais pacifiques finiront par amener les hommes à la raison. Moi, j’opte pour la confrontation résolue afin de faire progresser les idées que je crois universelles. Et je tire de l’histoire des enseignements qui me confortent dans ma pensée. La libération de la femme doit beaucoup à la poignée de suffragettes « enragées » n’hésitant pas à bouleverser la paix établie, les acquis du monde du travail proviennent d’une longue série d’engagements parfois sanglants. Inutile de citer d’autres exemples qui ont fait l’histoire de peuples et de nations. Vous-même, vous ne devez votre liberté, confort et tranquillité que grâce aux efforts et sacrifices des générations passées.

    L’argument selon lequel il ne sert à rien d’essayer imposer un changement à une société qui n’y est pas encore préparée ne me convainc guère. C’est faire fi des efforts préliminaires destinés justement à la faire évoluer. Un démocrate biélorusse se débattant solitaire pour faire avancer ses idées au sein d’une société atomisée et engageant de ce fait un bras de fer avec le régime en place ne mérite pas que l’on lui dise de cesser le combat sous prétexte qu’il n’y est pas encore temps voire qu’il dessert sa cause en provoquant le danger de déstabilisation inopportune. Posture commode pour cacher surtout la crainte de se voir obligé de s’engager à ses côtés.

    L’argument selon lequel il est illusoire de vouloir s’appuyer sur des forces étrangères pour réussir la transformation d’une société n’est pas en lui-même déterminant. Ici, c’est la manière qui prime sur le principe. Il en existe des exemples.

    Dans le cas irakien, à l’évidence, la manière n’était pas appropriée. Le plus grave échec de la coalition ne résulte pas tellement en son incapacité de promouvoir les forces démocratiques laïques, pourtant bien présentes, mais surtout en son impuissance de leur assurer la protection élémentaire. Les élites irakiennes, privées de soutien et menacées dans leur intégrité physique, ont abandonné la lutte en émigrant ou en se terrant. Les tergiversations initiales et manque de réelle capacité de coercition suivant l’invasion (quitte à y avoir associé les structures existantes du Baas et de l’Armée préalablement épurées) semblent en être la conséquence.

    Une occasion ratée mais cela ne remet pas en cause l’émancipation des Kurdes et des Chiites. Un progrès et un point positif incontestable à la lumière de ma vision des choses qui, pour moi, a ce seul défaut de ne pas être la vôtre.

    Finalement, et ne veuillez pas y chercher un quelconque amalgame, juste une observation. Cette aspiration pour la Paix et la stabilité que vous manifestez, vous la partagez avec tout despote ayant fini pas asseoir son pouvoir après avoir « fait le ménage » nécessaire pour y parvenir.

  • 29
    madimaxi:

    Kadrik,
    Je suis bien entendu un ignorant et conscient de mes lacunes mais ce n’est pas à travers vos exemples que vous me le démontrez.

    Je n’ignore pas l’attentat dont l’ONU et M. Sergio de Mello avaient été victimes. Je reproche à cette organisation d’abandonner à la première difficulté. Pourtant, il se trouve en Irak des espaces propices à l’action dans des conditions de sécurité satisfaisantes. Il suffit de regarder la carte pour déterminer les endroits où se concentre la majorité des actes de violence. L’engagement franc de la communauté internationale aurait l’avantage d’assurer ceux des Irakiens qui sont hostiles à la seule présence américaine et qui se sentent réduits devant l’unique alternative qui se dégage de plus en plus dans ce conflit : Pax Americana ou l’ordre islamique.
    « Where there is the will, there is the way ».

    Contrairement à vos affirmations, je n’ignore pas non plus le fonctionnement discret du TPIR et les responsabilités de quelques génocidaires identifiés. Admettez toutefois qu’il n’est point aisé d’y parvenir en se limitant exclusivement aux grands media. Je me suis permis cette digression en marge de mon intervention pour pointer du doigt l’indignation sélective relevant plus de la mauvaise foi que d’une réelle préoccupation. Si par la même occasion, vous aviez décelé chez moi une tentative de surenchère voire d’instrumentalisation, je m’excuse mais ce n’était nullement dans mes intentions.

    Voilà pour les mises au point. Passons à l’essentiel :

  • 28
    madimaxi:

    MERCATOR,
    Je me serais bien passé de votre sollicitude. Si toutefois vous y tenez à l’avenir, veuillez au moins rapporter mes propos incriminés fidèlement. Je n’ai pas mis de guillemets à apparent.

  • 27
    jc durbant:

    - « Certes, mais en quoi l’invasion de l’Irak était-elle une réponse appropriée? »

    Voir ici.

    - « rancœur accrue dans le monde musulman » …

    D’abord, ils ont probablement pas besoin de ça pour haïr le pays qui a le plus fait pour eux ces dernières décennies (Carter, Clinton, Bush père pour les Koweitiens et Saoudiens, Bosnie, Kosovo, Somalie, Indonésie, Darfour?) et si on avait dû tenir compte de la « rancoeur accrue » des Allemands quand les Alliés bombardaient leurs villes, Hitler serait peut-être encore là…

    - « Les Etats-Unis ont échappé jusqu’ici à d’autres attentats sanglants mais ceux-ci ont continué ailleurs en Occident » …

    Jusqu’à ce qu’à leur tour et après les avoir dûment critiquées, ils prennent les mesures nécessaires comme l’Angleterre qui vient d’en déjouer deux (notamment, passant outre les états d’âme des belles âmes des beaux quartiers, par le profilage ethnique et la surveillance accrue ou en contraignant, via la restriction d’accès à certains ingrédients des précédents attentats comme les engrais ou le peroxide, les saloperies d’en face à se tourner vers des techniques plus hasardeuses comme les seringues des hôpitaux publics britanniques! – d’où apparemment ce « pathétique » retour en catastrophe à Glasgow – 600 bornes! – pour se jeter avec un 4/4 en feu sur les portes d’un aéroport).

    Ne pas oublier non plus – en tout cas, d’après les responsables de la sécurité eux-mêmes – qu’en Angleterre comme en France (et aux EU), il doit bien y avoir et depuis des années et qu’on le dise ou pas une vingtaine de tentatives d’attentats déjouées par an …

    - « Malheureusement, les Américains ont déjà perdu plus d’hommes en Irak qu’il n’y a eu de victimes on 9/11″…

    Ce qui revient à comparer le bilan d’UNE action et donc d’UNE journée de terrorisme avec une intervention qui évidemment va prendre des années (voir, comme la Guerre froide, plus d’une génération?) – aurait-il fallu arrêter la lutte contre Hitler après le bilan notoirement catastrophique de la 1ère journée du Débarquement de Normandie (le Jour J lui-même)?

    - « Tout cela est bien loin de Chirac ! En effet, il est difficile de voir en quoi le fait que la France serait rentrée dans ce bourbier aurait amélioré les choses. »

    On pourrait appeler ça: « l’intérêt bien compris », à défaut de « la loyauté envers un allié », voire « le souci de l’autre » (notamment les Irakiens et les Arabes en général qui comprenent pas pourquoi ils seraient condammnés à la tyrannie à perpétuité) … ?

    - “Evidemment, le Moyen-Orient, pas seulement l’Irak mais la région entière, est un important fournisseur d’énergie, de pétrole en particulier, pour le reste du monde » …

    Je comprends pas à nouveau pourquoi on serait condamné à parler en termes de tout ou rien: qui est assez naïf pour ne pas se rendre compte qu’en plus de toutes les autres raisons (stratégiques, humanitaires, etc.), le contrôle, par des ordures du calibre d’un Saddam, d’une part importante des réserves énergétiques de la planète n’est effectivement bon pour personne sur ladite planète? (voir déjà le cas de l’Iran)

    Par ailleurs, qui est assez naïf ou amnésique pour nier encore que le camp du statu quo (pardon: « de la paix ») défendait aussi des récupérations de créances, des promesses de contrats (notamment pétrolières avec Total) et un programme « Pétrole contre pourriture » qui, au-delà des pontes de l’ONU et de la propre famille de Kofi, remplissait des poches jusqu’au Quai d’Orsay et des proches d’un certain Yacoub Ibn Shiraq ?

  • 26
    Sorbet:

    OUPS !!:

    Jeudi 5 juillet, s’exprimant en amont d’un discours de politique étrangère que devait prononcer le chef du gouvernement, M. Nelson a expliqué que l’une des priorités de la stratégie de défense australienne était la sécurité énergétique. « Evidemment, le Moyen-Orient, pas seulement l’Irak mais la région entière, est un important fournisseur d’énergie, de pétrole en particulier, pour le reste du monde, a-t-il déclaré. Et les Australiens, et nous tous, devons bien considérer ce qui arriverait en cas de retrait prématuré des troupes en Irak. »

  • 25
    Selim:

    « les rideaux étaient maintenant à NY & DC ».

    Certes, mais en quoi l’invasion de l’Irak était-elle une réponse appropriée ?

    J’ai songé, au début, que cela pouvait avoir un sens de terroriser les terroristes et que peu importait, alors, la cible choisie, Saddam ou un autre. On a vu ce que cela a donné : rancœur accrue dans le monde musulman. Les Etats-Unis ont échappé jusqu’ici à d’autres attentats sanglants mais ceux-ci ont continué ailleurs en Occident.

    Puis il y a eu la stratégie du papier-tue-mouches (ou de l’abcès de fixation) :
    http://extremecentre.org/2007/04/11/irak-retour-sur-la-strategie-du-papier-tue-mouche-looking-back-on-the-flypaper-strategy/#comment-110369

    Malheureusement, les Américains ont déjà perdu plus d’hommes en Irak qu’il n’y a eu de victimes on 9.11.

    Tout cela est bien loin de Chirac ! En effet, il est difficile de voir en quoi le fait que la France serait rentrée dans ce bourbier aurait amélioré les choses.

  • 24
    jc durbant:

    « Vous confirmez ce qu’on dit tous » …

    Pas du tout!

    Vous oubliez un petit détail: la raison pour laquelle l’Amérique, contrairement à l’Europe (ou même à Bush père ou Clinton), ne pouvait plus se permettre de laisser les enfants continuer à brûler les rideaux, c’est que les rideaux étaient maintenant à NY & DC et qu’à 3000 victimes le coup, ça commençait à faire un peu cher !!!

  • 23
    Sorbet:

    Et surtout, pourquoi ne pas vouloir admettre qu’un front uni de toutes les démocraties aurait en tout cas pu être plus convaincaint et peut-être pu réduire un peu les souffrances actuelles dans l’optique d’une évolution que le Moyen-Orient aurait bien été obligé de faire un jour ou l’autre … ?

    Vous confirmez ce que l’on dit tous, cette guerre parait comme une farce aussi peu legitime que drole. Que la France l’approuve ne l’aurait qu’abaissee au niveau de Bush et Blair, et n’aurait rien change sur le terrain.

  • 22
    jc durbant:

    Faut que je vérifie, mais moi j’avais compris qu’il y avait eu un vote (serré) du Parlement contre l’avis du gouvernement turc lui-même … ?

  • 21
    jc durbant:

    On n’est pas obligé de raisonner en termes de tout ou rien mais on pourrait voir ça en termes de degré …

    Et surtout, pourquoi ne pas vouloir admettre qu’un front uni de toutes les démocraties aurait en tout cas pu être plus convaincaint et peut-être pu réduire un peu les souffrances actuelles dans l’optique d’une évolution que le Moyen-Orient aurait bien été obligé de faire un jour ou l’autre … ?

  • 20
    Atlan:

    Sans compter qu’il n’y aurait pas eu le fatal manque de troupes d’occupation (et les pillages et cafouillages du début) qu’on a tant reprochés aux Américains alors qu’on les avait même, par Turquie interposée, privés de tout un corps d’armée

    Sur ce point, vous donnez beaucoup trop de crédit à Chirac. La décision turque n’avait rien à voir avec le « Camp de la Paix » ou une quelquonque objection de la Turquie à l’invasion de l’Irak.

    Non seulement les turques étaient prêt à laisser passer les américains, mais ils voulaient envoyer des troupes. C’est le refus américain (compréhensible) de laisser entrer des troupes turques dans le Kurdistan irakien qui motiva en rétortion le refus du passage des troupes US.

  • 19
    Selim:

    Je découvre ce papier « d’opinion ». Admettons que la guerre se serait mieux passée si la France avait participé dès le début. Admettons : on n’en sait rien, en vérité. Mais que serait-il advenu après ? En quoi une démarche alliée plus expéditive, une victoire plus propre auraient-elles transformé les Irakiens, qui ne tenaient ensemble que sous la botte, en un peuple respectueux des droits de l’homme, amoureux de la démocratie et tolérant pour ses minorités ?

  • 18
    Kadrik:

    Madimaxi, vos arguments ne tiennent pas debout, tout simplement parce qu’ils sont basés sur votre ignorance des faits et votre imaginaire délirant de néoconservateur toujours intacte…

    Primo.
    Les Américains n’ont-ils pas invité l’ONU à s’impliquer dans la reconstruction ? Qu’a-t-elle fait cette prétendue “communauté internationale”, si prompte à dispenser des conseils, lorsqu’elle fut invitée à agir ? A part vociférer et se lamenter, pas grande chose.

    L’ONU ne fut pas seulement invitée, elle proposa de prendre les rênes de la reconstruction. Le petit problème qui vous échappe (et cela est bien naturel vu votre ignorance des conflits) est que pour qu’il y ait reconstruction, il faut d’abord qu’il y ait de la stabilité. Ce manque de stabilité l’ONU l’a ressentie personnellement avec l’attaque sur son QG de Bagdad et la mort de De Mellio…

    Secundo
    Quelqu’un parmi les bien-pensants peut-il me dire à combien se chiffre la liberté d’un peuple opprimé ?
    Permettez-moi de vous retournez la question: Pouvez-vous me dire à combien se chiffre la paix?
    Ce serait donc au nom des opprimés de l’Irak que cette guerre se justifierait à posteriori: c’est l’émancipation (sic) des chiites et des kurdes qui légitime cette guerre!
    Oyez, oyez Darfouris, Berbères et Arméniens opprimés!
    Bientôt le grand chevalier blanc descendra de son nuage et pourfendra vos oppresseurs.

    Tertio:
    Il y a eu Hitler et la Seconde Guerre, Pol Pot et les Cambodgiens, Milosevic et la Yougoslavie, le Rwanda et …que dalle, rien, nada, silence et la faute à la fatalité. Même pas un nom à y associer ! N’y a-t-il pas un léger hic entourant cet évènement que d’aucuns, à juste titre, décrivent comme la plus grande catastrophe humanitaire de ces 15 dernières années ? Je parie que nombre de préoccupés par le sort des Irakiens ne se souviennent même pas de la date anniversaire du génocide rwandais.

    Vous non plus vous n’êtes pas foutu de vous souvenir de ce génocide, clamant haut et fort votre ignorance du boucher des milles collines, Théoneste Bagosora, détenu au TPIR à Arusha en Tanzanie.
    De plus faire la « concurrence des victimes » en essayant de mettre en parallèle les victimes rwandaises (malchanceuses car ignorées) et irakiennes (chanceuses car médiatisées) est un procédé extrêmement dégoûtant.

  • 17
    MERCATOR:

    Il me paraît évident de faire une distinction claire entre l’intervention militaire initiale et la gestion ultérieure. La première est un indéniable succès, la seconde un échec « apparent ».
    Une dernière digression. “La chance” qu’ont les Irakiens morts en présence américaine de ne pas être oubliés.

    si c’est de l’ humour, il est un peu  » bête » et « méchant », si cela n’en est pas, comme je le suppute, je pense que le surveillant général de la « maison de repos » où vous faites, apparemment, un séjour prolongé, devra augmenter vos doses de « lexomil » avant de vous permettre de retoucher un clavier !

  • 16
    jc durbant:

    « Rappelons que la position officielle francaise d’alors ( des inspections ad aeternam filoutees sans cesse par les Irakiens ) n’etait rendue possible que par la menace credible que representait la puissance militaire …US »

    C’est effectivement à partir de l’arrivée de troupes alliées aux portes de son pays que Saddam a accepté de laisser revenir les inspecteurs qu’il avait renvoyés, si je ne me trompe, en 98 et il était bien clair pour tout le monde que les EU ne pouvaient pas se permettre de maintenir un tel nombre de troupes en état d’alerte ad vitam aeternam.

    Mais, encore mieux, il faut pas oublier non plus que les zones d’interdiction de survol pour protéger les Kurdes au nord et les Chiites des marais au sud (heureuse et généreuse initiative française – Kouchner – faut-il le rappeler), étaient aussi à la charge des Anglo-américains (13 longues années, de leurs bases notamment en Arabie wahhabite, qui serviront d’ailleurs de prétexte à Ossama pour son 11/9), vu que la France s’était empressée de quitter les escadres chargées de son application pour se concentrer sur la levée (apparemment plus lucrative) de l’embargo dont elle avait également elle-même été à l’origine…

    Résulstats des courses:

    on fait rien et tout est aux frais des Américains que non seulement on critique vertement pour tout ce qu’ils font mais en plus on fait tout pour aider (contre espèces sonnantes et trébuchantes, s’entend) la clique de Saddam pour contourner ce qui est déjà en place.

    Et, rejoignant madimaxi (et Michael), on pourrait en dire autant pour la reconstruction, où la France, encore elle, qui n’avait bien sûr pas de troupes au sol (mais aussi l’ONU de Kofi), était en pointe dans les revendications les plus maximalistes, comme l’insistance dès le départ pour l’association des « résistants » aux négociations et au gouvernement irakien …

  • 15
    michael:

    Ce qui frappe egalement et fausse irremediablement les debats c’est le fait que si certains problemes internationaux demandent une volonte ferme et des moyens consequents pour une action devant s’etendre sur parfois une decennie pour porter ses fruits ( « democratisation » du Japon , reconstruction de l’Allemagne , etc…) une sorte de « common wisdom » devoye exige des resultats dans le temps imparti a une legislation US ( pour des raisons de politique interieure ? ) c.a .d moins de 5 ans sous peine d’etre qualifie d’echec patent ! Alors que en regle generale ces problemes concernent les interets essentiels des USA ou de ce qu’ils representent et ce quelle que soit l’administration au pouvoir . Ces calculs a courte vue ont souvent garanti l’echec de politiques correctement definies mais sacrifiees au nom des exigences de politique interieure ( celle ci ayant preseance face aux problemes exterieurs )
    Quant a l’action de l’ONU en Irak , elle fut fort simple : une fuite eperdue des que son Q.G fut attaque et quelque uns de ses fonctionnaires tues : cela donne l’exacte mesure de la confiance que l’on peut apporter a ses declarations solemnelles , ses garanties « internationales » pour « convaincre certains pays d’accepter des compromis boiteux qui loin de resoudre le probleme portent en eux les graines d’une aggravation des conflits …..Mais on le savait depuis les annees 60 …….

  • 14
    madimaxi:

    Ce qui me frappe dans la présentation de la crise irakienne de la part des opposants à l’intervention américaine c’est ce catastrophisme outrancier qui interdit l’approche raisonnée du problème et empêche toute réflexion à sa résolution. Toute critique est bien venue à condition d’être suivie de propositions concrètes, sinon elle est non seulement inutile mais tout simplement néfaste. Je m’oppose à cette posture conformiste qui relève plus souvent de l’hypocrisie que de la réelle préoccupation pour le sort de ce pays.

    Il me paraît évident de faire une distinction claire entre l’intervention militaire initiale et la gestion ultérieure. La première est un indéniable succès, la seconde un échec apparent. Tous les deux sont de la responsabilité américaine mais n’y a-t-il pas eu de l’opportunité pour que tout le monde s’investisse ? Les Américains n’ont-ils pas invité l’ONU à s’impliquer dans la reconstruction ? Qu’a-t-elle fait cette prétendue « communauté internationale », si prompte à dispenser des conseils, lorsqu’elle fut invitée à agir ? A part vociférer et se lamenter, pas grande chose.

    De cette « aventure » je retiens deux choses qui pour moi priment sur tout le reste. La disparition d’un tyran qui est, et ça on oublie toujours de souligner, le premier responsable du bourbier dans lequel son pays a été entraîné et, l’essentiel, l’émancipation de la minorité kurde et de la majorité chiite. Quelqu’un parmi les bien-pensants peut-il me dire à combien se chiffre la liberté d’un peuple opprimé ?

    Oui, certes, il y a la violence et l’incertitude mais nous manquons cruellement ici de la perspective historique qui viendra, je l’espère, confirmer ma pensée. A l’image de la restauration de 1815 où, après 26 ans de folie révolutionnaire, personne ne croyait plus en ses bienfaits. Et pourtant, 56 ans plus tard…

    Une dernière digression. « La chance » qu’ont les Irakiens morts en présence américaine de ne pas être oubliés. Je pense au Rwanda et à ses 800.000 victimes « liquidées » en quelques semaines. Combien sont ceux parmi les honorables lecteurs de la presse écrite capables sans hésitation de situer le siège du TPIR, citer ses affaires en cours et les noms des responsables condamnés ? Il y a eu Hitler et la Seconde Guerre, Pol Pot et les Cambodgiens, Milosevic et la Yougoslavie, le Rwanda et …que dalle, rien, nada, silence et la faute à la fatalité. Même pas un nom à y associer ! N’y a-t-il pas un léger hic entourant cet évènement que d’aucuns, à juste titre, décrivent comme la plus grande catastrophe humanitaire de ces 15 dernières années ? Je parie que nombre de préoccupés par le sort des Irakiens ne se souviennent même pas de la date anniversaire du génocide rwandais.

    Décidément, il y manquait cruellement de quelques responsables américains pour que l’on puisse confortablement s’indigner.

  • 13
    michael:

    la corruption est loin d’avoir quitté l’Irak.
    Tres certainement et encore moins les Hauts de Seine mais au moins aucun de ces escrocs ne pretend representer une quelconque autorite morale mondiale et avoir le monopole de la respectabilite internationale ! Et puisqu’on y est , on en est ou , des affaires de « petrole contre pourriture « ? Un peu etouffees comme les accusations moindres de fonctionnaires de l’ONU en Afrique de pedophilie , viols et exploitation systematique des refugies places sous leur « protection » …

  • 12
    michael:

    Les français ne voulaient pas ouvrir la boite de Pandore irakienne, et ils ne donnent de leçons à personne; ils n’ont jamais eu l’arrogance des américains, du type “on va mener les opérations et vous allez voir ce que vous allez voir, la liberté et la démocracie en 3 coups de cuiller à pot vu qu’on est les meilleurs et les plus forts ”
    ++++++
    Il e s’agit pas d’arrogance mais de capacites ! Sur ce dossier , la France n’avait strictement rien a proposer vu que depuis belle lurette , elle n’a plus la capacite de mener des operations militaires ( parfois rendues necessaires par certaines situations politiques ) au dela d’un certain volume , d’une certaine duree et au dela d’un certain perimetre . Ces donnees etant connues , sa politique etrangere en est totalement tributaire et doit finalement se reduire a de piteux compromis dictes bien plus par ses impuissances que par la defense reelle de ses interets – Re le Liban et la Syrie sans parler de sa position sur l’ensemble du M.O . Rappelons que la position officielle francaise d’alors ( des inspections ad aeternam filoutees sans cesse par les Irakiens ) n’etait rendue possible que par la menace credible que representait la puissance militaire …US ! En fait Chirak se parait des plumes du paon en s’ »appropriant » en quelque sorte la puissance US ! Un comble de ridicule ! On voit bien que la doctrine Monroe est toujours d’actualite : « If you don’t have a big stick you better shut up …… » et le Darfour en est l’illustration la plus recente : 5 ans gaspillees en discussions steriles alors que au debut , il y avait eu une levee de boucliers pour empecher les USA de prendre des sanctions economiques ( et militaires eventuellement )contre le regime de Khartoum ! Je me souviens du discours du representant US a l’ONU : « Vous tenez a discuter dans le cadre de l’ONU ? Go ahead et on verra les resultats !  » On a vu …..
    Maintenant pour le reste , la France ne pouvant presenter aucune alternative apres la chute de son protege , ses critiques sont assez ..irrelevantes !

  • 11
    Margotte:

    http://www.guardian.co.uk/print/0,,330000521-103681,00.html

    ce lien fort intéressant remet à sa juste place les envolées lyriques sur « pétrole contre pourriture »: la corruption est loin d’avoir quitté l’Irak.

    quant à s’envoyer des citations comme si c’était des boules de neige, je préfère qu’on réponde sérieusement aux arguments des posts 5 et 6; noyer le poisson n’a jamais été un argument sérieux.

  • 10
    jc durbant:

    « Les Français ne voulaient pas ouvrir la boite de Pandore irakienne, et ils ne donnent de leçons à personne » …

    C’est vrai que nous, on est tellement plus malins: on préfère attendre tranquilement notre 11/9, quitte à laisser les Américains faire le sale boulot …

    Au fait, qui a dit déjà?

    « Je réussirai facilement dans le domaine de la politique étrangère: je regarderai ce que font les Américains et je ferai le contraire. »

    “Le multipartisme est une erreur politique, une sorte du luxe que les pays en voie de développement, qui doivent concentrer leurs efforts sur leur expansion économique n’ont pas les moyens de s’offrir.”

    (Abidjan, février 1990)

    “Si les valeurs des droits de l’homme sont universelles, elles peuvent s’exprimer sous des formes différentes.”

    (Paris, 1996, visite de Li Peng)

    “Ici, le message millénaire de l’islam rejoint l’héritage et les valeurs de la République.”

    (Grande Mosquée de Paris, 9/4/02)

    “La guerre … est toujours la pire des solutions” …

    (Paris, 17 janvier 2003, au côté de Hans Blix, président exécutif de la commission de contrôle de vérification et d’inspection des Nations Unies en Irak et de Mohamed El Baradei, directeur de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique)

    “Cette institution met la Russie au premier rang des démocraties, pour le respect dû aux peuples premiers, pour le dialogue des cultures et tout simplement pour le respect de l’autre.”

    (Saint-Pétersbourg, juin 2003, inauguration de l’Académie polaire)

    “Le premier des droits de l’homme, c’est de manger, d’être soigné, de recevoir une éducation et d’avoir un habitat. De ce point de vue, la Tunisie est très en avance sur beaucoup de pays.”

    (Tunis, le 3 décembre 2003, jour où l’opposante Radhia Nasraoui entrait dans son 50e jour de grève de la faim)

    “Je n’ai pas à juger les choix de politique intérieure d’un homme démocratiquement élu. Mais je sais une chose : il a rendu sa dignité à un peuple privé de ses droits et de son identité.» Il “a rendu sa dignité à son peuple”. “On ne peut pas vouloir des élections au suffrage universel et contester leurs résultats.”

    (sur le président bolivien Evo Morales, Brasilia, 25 mai 2006)

  • 9
    Margotte:

    Les français ne voulaient pas ouvrir la boite de Pandore irakienne, et ils ne donnent de leçons à personne; ils n’ont jamais eu l’arrogance des américains, du type « on va mener les opérations et vous allez voir ce que vous allez voir, la liberté et la démocracie en 3 coups de cuiller à pot vu qu’on est les meilleurs et les plus forts  »

    L’ article que j’ai posté ne montre absolument pas que
    « les choses se seraient tellement merveilleusement mieux passées si le camp de la paix Chirak-Schroeder-Poutine avait mené les opérations … », vous ne l’avez pas lu ou quoi ? Les livres cités et analysés ne parlent même pas de la France, ils ne parlent que de l’Irak et de ce que les Américains ont fait en Irak et des conséquences que cela a eu et a encore. Ce ne sont pas des livres écrits par des français mais par un irakien et un américano-indien(?); alors vraiment la remarque suivante:
     » les choses se seraient tellement merveilleusement mieux passées si le camp de la paix Chirak-Schroeder-Poutine avait mené les opérations … », est une remarque totalement sans fondement. Vous feriez mieux de critiquer le fond de l’article et de répondre aux arguments avancés par les auteurs des 2 livres ce serait plus malin, en particulier les critiques mises en exergue ds mon post #6 (à ce propos même les anglais reconnaissent que l’absence totale de planification des choses pour l’apres-guerre est à l’origine de la catastrophe).

    La France n’est en rien responsable du bourbier irakien; comme a dit Colin Powell « you broke it, you own it »

  • 8
    michael:

    si le camp de la paix Chirak-Schroeder-Poutine avait mené les opérations …
    =======
    Il ne se serait rien passe ! des discussions « positives » a l’infini, finalement un vote a l’ONU pour supprimer les sanctions qui auraient ainsi permis a Saddam de recuperer la totalite de sa capacite financiere petroliere , reconstituer l’essentiel de son armee . Pour les ADM , le volet nucleaire , trop cher aurait ete peut etre abandonne pour etre transfere a d’autres pays ( Syrie ou Libye ) non controlles par l’AIEA et au bout de 10 ans , on se serait reveilles avec une nouvelle crise internationale generee par l’Irak ( renouveau des revendications territoriales face a l’Iran , bulliying du Koweit , tablant que les USA seraient incapables de recreer la large coalition precedente …) De toutes facons avec le soutien interesse des Russes des Allemands et de la France , il n’aurait pas risque grand chose ……

  • 7
    jc durbant:

    Merci pour ces irréfutables preuves que les choses se seraient tellement merveilleusement mieux passées si le camp de la paix Chirak-Schroeder-Poutine avait mené les opérations …

    D’ailleurs, y a qu’à voir comment ils avaient précédemment géré… le programme « pétrole contre pourriture » !!!

  • 6
    Margotte:

    Voila la raison pour laquelle l’Irak est un bourbier (lire ci-dessous), « an unmitigated disaster » et la France n’y est pour rien; d’ailleurs à part les neo-cons US, personne n’ose lancer une pareille accusation, pas même les anglais !

    « The wretched failure to plan for the after-war period is exposed. The planning office run by Douglas Feith, Donald Rumsfeld’s deputy in the Pentagon, was so secret that none of its plans reached Baghdad. Comprehensive State Department plans were binned on instructions from Rumsfeld and Cheney (no doubt any contribution from Whitehall went the same way).

    There was a cult of ignorance. Anyone with experience was suspected of believing that “democracy wouldn’t work in the Arab world”. Being a Democrat in the Green Zone was like “being gay in a small town”. The professor appointed to rebuild Iraqi higher education read no books about Iraq: “I’d much rather learn first-hand than have it filtered to me by an author.” The US performance in one key sector after another – police, industry, economic reform, media, power generation – is shown in a series of farcical scenes to have been amateurish, futile, fraudulent or worse. »

  • 5
    Margotte:

    Voici un exemple d’un autre genre de « tout le monde » qui me semble bien plus nombreux que le « tout le monde » de jc durbant

    Futile, fraudulent or worse
    Imperial Life in the Emerald City by Rajiv Chandrasekaran and The Occupation of Iraq by Ali A Allawi are two very different books on Iraq that point to the same grim conclusion, writes Oliver Miles

    Oliver Miles
    Saturday June 16, 2007

    Guardian

    Imperial Life in the Emerald City: Inside Baghdad’s Green Zone
    by Rajiv Chandrasekaran
    356pp, Bloomsbury, £12.99
    The Occupation of Iraq: Winning the War, Losing the Peace
    by Ali A Allawi
    518pp, Yale, £18.99

    The Iraq war has produced a cupboardful of books and these two have both been in the news. Rajiv Chandrasekaran is on the shortlist for the £30,000 Samuel Johnson prize for non-fiction, the winner of which is announced on Monday. Ali Allawi, an Iraqi minister from 2003 to 2006, has made a high-profile appeal for a U-turn in US policy and the creation of an international body to supervise American withdrawal.

    Chandrasekaran’s book is not about Iraq, but about the Americans in the fortified Green Zone, Little America on the Tigris, where work is sitting at a computer entering « raw data », recreation is Bible class and one of the few reminders of the « Red Zone » (the rest of the world) is a sign in the dry-cleaning service reminding patrons to remove ammunition from pockets. Non-Americans get just an occasional mention, for example the Brits who are envied because they have Ikea furniture rather than plastic stuff from Halliburton.

    As a journalist with experience in Baghdad and Cairo, Chandrasekaran knows well that the Green Zone is a bubble. His quotation from TE Lawrence is apposite: « Do not try to do too much with your own hands … It is their war, and you are to help them, not to win it for them. Actually, also, under the very odd conditions of Arabia your practical work will not be as good as, perhaps, you think it is. »

    Don’t expect to deepen your knowledge of Iraq. Chandrasekaran knows his stuff, but this is Iraq lite. Important insights such as the loyalty problem – the Americans misunderstood us; we will fight for Iraq; we will not fight for them – are used merely to introduce American stories, such as a thrilling tale about a patrol getting into a firefight.

    Portraits of leading American players are full and mainly sympathetic. Paul Bremer, for example, the viceroy in tan boots, gets a whole chapter, which brings him to life as a human being, though Chandrasekaran’s verdict is that he is a control freak. But he ruthlessly demolishes Americans – he names names and exposes corruption and fraud – whose only qualification was party loyalty.

    The wretched failure to plan for the after-war period is exposed. The planning office run by Douglas Feith, Donald Rumsfeld’s deputy in the Pentagon, was so secret that none of its plans reached Baghdad. Comprehensive State Department plans were binned on instructions from Rumsfeld and Cheney (no doubt any contribution from Whitehall went the same way).

    There was a cult of ignorance. Anyone with experience was suspected of believing that « democracy wouldn’t work in the Arab world ». Being a Democrat in the Green Zone was like « being gay in a small town ». The professor appointed to rebuild Iraqi higher education read no books about Iraq: « I’d much rather learn first-hand than have it filtered to me by an author. » The US performance in one key sector after another – police, industry, economic reform, media, power generation – is shown in a series of farcical scenes to have been amateurish, futile, fraudulent or worse.

    Allawi is an Iraqi Shia, closely related to two major players in the story: he is the cousin of interim PM Ayad Allawi and nephew of sometime Pengagon favourite Ahmad Chalabi. For more than half his life he has been an exile. Compared with that of many others, his life in exile was comfortable, but he exposes the melancholy obsessions, the ambivalence and dislocation of an exile’s life. He arrived in Iraq six months after the invasion in 2003, and takes the story almost to the end of 2006.

    The historical introduction takes nothing for granted, explaining, for example, the contrast between urban and desert values, the origins of the Shia, and the evolution of the Sunni/Shia divide. Allawi blames the Wahhabis for inflaming relations between the two (showing, perhaps, some rare personal bias). Individuals such as Chalabi and institutions such as the Sciri political party are briefly but fairly introduced, and there are useful lists of the main players, with a glossary of Arabic terms. There is a fascinating analysis of the enigmatic Ayatollah Sistani, whose views were crudely transposed by the Americans into inappropriate language about « separation of mosque and state ».

    Allawi, a former senior associate member at St Antony’s College, Oxford, has the British contribution to the invasion in perspective. Tony Blair « saw himself as a bridle to Bush’s wild horse » but was simply dragged along behind the horse. The Foreign Office saw through the rosy prognoses about Iraq after Saddam, but it was a long time before they felt able to challenge US thinking. A possible example, not previously claimed to my knowledge, is that Blair was urging Bush in early April 2004 to abort the offensive in Fallujah. I should declare my interest as one of the 52 retired ambassadors who wrote to Blair later that month pressing him to exert his influence in Washington as a loyal ally and not to support policies that were doomed to failure. He did not reply to our letter.

    The narrative brings to life the dramatic events that followed the invasion. The brief period under Jay Garner is dismissed by the senior British official in Baghdad as « an unbelievable mess ». Ahmad Chalabi and others groomed by the Pentagon and the vice-president’s office are about to be parachuted into government, and are « flabbergasted » when Paul Bremer is appointed boss instead. The change of plan, favoured by Colin Powell and the CIA, is surprisingly attributed by Allawi to the influence of Blair. He comments tartly that Bremer, not in the first division of American career diplomats, seems to have been chosen precisely because of his lack of prior involvement in Iraq.

    Allawi has a gift for quotation. It is sharp to recall the fatuous comment by Paul Wolfowitz, testifying to Congress in 2003, that Iraqi oil revenue « could bring between $50bn and $100bn over the course of the next two or three years … We are dealing with a country that can really finance its own reconstruction and relatively soon ».

    Equally striking is General Petraeus, now promoted to command the US forces in Iraq, « waxing lyrical » about the rapid equipping of the new Iraqi army at a time when something between $1.3bn and $2.3bn was being stolen from the defence budget, possibly the largest robbery in history, according to an Iraqi judge. The equipment the army got included 30-year-old helicopters that would scarcely fly, bullet-proof vests that fell apart and toy-store-quality helmets.

    The Occupation of Iraq is a personal testimony. Allawi’s criticisms are the more striking because he was not an outright opponent of the war, and certainly no supporter of the insurgency. His book is not without blemishes, but it should be read by everyone who wants to understand this sad affair.

    · Oliver Miles is a former British ambassador to Libya, Luxembourg and Greece

    Guardian Unlimited © Guardian News and Media Limited 2007

    et je pourrais en donner des milliers d’exemples !

  • 4
    michael:

    Ainsi certains trouvent intelligent de faire une comparaison avec la Guerre d’Algerie pour « inventer » une sortie de crise d’Irak ? A mourir de rire ! Belle demonstration d’irresponsabilite …..Pourquoi pas refaire la Guerre de Trente Ans en s’inspirant de Crecy et Azincourt ( et tactiquement et politiquement , bien sur ..)
    Quand a l’attitude de Ch-irak , inutile de faire semblant de croire que ca avait quoi que ce soit a voir avec un quelconque projet politique ! Il s’agissait de concert avec les Russes de sauver a tout prix des positions economiques consequentes ( dettes , marches et prospectives ! ) Au final , le ratage est total puisque l’essentiel est passe a la trappe , coutant au bas mot une dizaine de milliards de dollars . El les declarations ( apocryphes ) de Tarik Aziz pour « sauver sa peau » etaient exactement les memes alors qu’il etait encore tout puissant a Bagdad ( interview a un grand journal allemand ou il « reglait ses comptes » avec la France accusee de « double jeu » mais surtout d’avoir ete un  » larbin peu fiable » : abstention a l’ONU sur la levee de l’embargo par exemple )
    Pour les estimations sur l’Irak , le fait que par facilite et le fait que fort peu de gens y font reellement des enquetes ( la trouille de se faire enlever , tout simplement ) la plupart des « commentateurs » se contentent de se recopier mutuellement , ce qui garantit que personne ne se contredit mais ne donne aucune certitude sur l’etat reel sur le terrain .( pour ca , faut suer et visiter patiemment des dizaines de sites pour se faire une idee approximative et difficilement une vue d’ensemble du fait des morcellements des theatres d’operations mais c’est loin d’etre un « desatre total » -pour qui , au fait ? -
    comme Margotte ne cesse de l’affirmer .
    Pour Margotte , les « idiots utiles europeens  » et une partie des Democrates US pour des raisons exclusives de politique interieure sur fond de surencheres electorales ( primaires ) en rajoutent a la louche , conseillant une « capitulation en rase campagne  » par veulerie et politique a courte vue qui generera des catastrophes dont ils seront les premieres victimes . La seule chose qui les interessent c’est qu’on leur foute la paix avec l’Irak et avec tout plein d’autres sujets : les autruches detestent etre derangees dans leur digestion beate …Munich ne leur a rien appris et le Darfour encore moins ! ( dans l’intervalle des exemples de foutoirs a la douzaine , ayant genere la plupart des « bilans » catastrophiques de ces dernieres decennies ) Mais tant que ces zozos s’auto exonerent en boucle dans leurs medias …… ca fait impression mais pas realite …

  • 3
    jc durbant:

    « qui c’est ce “tout le monde” ? Quels que soient les journaux que je lise (français, anglais, américains) ou les radios que j’écoutent (en anglais ou français) ils sont tous, absolument tous d’accord pour déclarer que l’Irak est un désastre absolu. »

    C’est effectivement ça: « sa défilade (face à l’intervention alliée en Irak) que tout le monde ou presque s’entend à présenter comme positive » …

  • 2
    Margotte:

    Donc, cher jc durbant, les français sont les meilleurs et de très loin: il aurait suffi qu’ils soint présents en Irak pour que tout se passe merveilleusement bien !! Les anglais, les australiens, les polonais, c’est du pipi de chat, mais que les français arrivent et aussitôt on peut chanter « Zorro est arrivéééé, sans s’presser-éééé, le grand Zorro, le beau Zorro…. » ça me parait une analyse assez limitée des choses: la présence française ne changerait rien au bourbier actuel et si Tarik Aziz dit à des juges américano-irakiens ce qu’ils veulent entendre, à savoir tout ça c’est la faute aux français, ça me parait bien comphéhensible: Tarik Aziz cherche à sauver sa peau point barre.

    « le bilan Chirak et notamment sur sa défilade face à l’intervention alliée en Irak que tout le monde ou presque s’entend à présenter comme positive »
    cher jc durbant, qui c’est ce « tout le monde » ? Quels que soient les journaux que je lise (français, anglais, américains) ou les radios que j’écoutent (en anglais ou français) ils sont tous, absolument tous d’accord pour déclarer que l’Irak est un désastre absolu.
    Votre « tout le monde » me semble réduit à un petit nombre d’afficionados de l’extrême droite neo-conservatrice dont les sympathisants diminuent de jour en jour (en tout cas sur ce sujet, même votre cher Sarkozy n’ose pas défendre cette guerre et Tony Blair et tombé à cause d’elle essentiellement)
    Vous prenez vos désirs pour des réalités.

  • 1
    Hewlett:

    Que l’on veuille bien me suivre deux minutes dans l’évocation de l’autre scénario qui aurait été possible: comme sous Mitterrand pour libérer le Koweit annexé par Saddam Hussein, comme sous Chirac pour mettre fin à l’épuration ethnique lancée par Slobodan Milosevic, Américains, Britanniques, Français et tous les autres agissant ensemble pour mettre fin à la menace que représente toujours le régime de Saddam dans la région et libérer son peuple. Pas d’atermoiement au Conseil de sécurité, mais une attitude ferme et déterminée, un mandat des Nations Unies en bonne et due forme et la France prenant toute sa place dans l’intervention.

    Vous comparez lincomparable. Il manquait la legitimite, la credibilite, et surtout, le bourbier etait evident. En fait de comparaison, regardons ce titre:

    from the June 29, 2007 edition
    How to fight insurgents? Lessons from the French
    The US military – and President Bush – is studying the Algerian war for independence.

    By Jill Carroll | Staff writer of The Christian Science Monitor




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