Posté le Lundi 21 mai 2007 par jc durbant
Retour sur la campagne victorieuse de Nicolas Sarkozy …
Qui débuta un beau jour d’avril par une tribune du Monde avec son parolier préféré Guaino …
Où il osa tout simplement attaquer la gauche sur son propre terrain, fustigeant “l’inertie” et “l’immobilisme”, appelant au “droit d’inventaire” (jamais exercé par Jospin), s’en appropriant – déjà – les figures historiques …
Et ce en… 2002 et pour le compte (cherchez l’erreur !) d’un certain… Chirak !!!
« Pas plus qu’il ne suffit d’invoquer le nom du général de Gaulle pour incarner une certaine idée de la France, il ne suffit d’invoquer les grandes figures des luttes sociales pour incarner la justice, la solidarité ou la République. »
« C’est dans cet esprit que Jacques Chirac est candidat, c’est dans cet esprit que son programme sera appliqué s’il est élu. »
« Quelques semaines avant la réélection de Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy signe avec Henri Guaino – devenu aujourd’hui la « plume » de ses discours – une tribune dans « le Monde » intitulée « Pour en finir avec un mythe ». Tout l’esprit de sa future campagne y figure déjà. Il y fustige « le stéréotype d’une gauche soi-disant morale qui aurait le monopole de la justice sociale et du sens de l’Etat » qui a « déserté le terrain de la souffrance sociale pour celui des revendications identitaires » . « Laissez dormir la gauche de Jaurès et de Léon Blum » , conclut alors le duo Sarko-Guaino. Déjà. »
« Si le PS se blairise, s’il se modernise en économie et évolue sur l’insécurité et l’immigration, nous sommes morts ». Patrick Devedjian
« La gauche ne veut pas comprendre que les gens ne me rendent pas responsable des violences. Ils pensent que c’est d’abord la société qui est violente et ils me font crédit d’essayer de lutter contre. Oui, ils me font crédit . La gauche n’arrive pas à intégrer ça . C’est pourtant ce qui se passe » . Nicolas Sarkozy
« Sarkozy n’a écouté que ses intuitions et son expérience, accumulée depuis des années. Place Beauvau, il possédait une petite armoire dans laquelle il avait enfermé ses petits secrets. Depuis le début de sa carrière, mais plus encore depuis l’échec de Balladur en 1993, il a gardé tout ce qui pouvait lui servir un jour : des notations personnelles sur les hommes, des impressions de la rue, de la vie quotidienne, de ce qui fonctionne ou non dans la société, l’administration, les magasins ou les entreprises, des idées griffonnées à la va-vite, une dépêche AFP, un communiqué, un petit article de la presse régionale, la relation d’un fait divers, les récriminations des uns et des autres. Bref, tout ce qu’il jugeait significatif de l’état d’esprit de la population ou de son évolution. « On s’est tous juré , un jour ou l’autre , de noter ce qui ne marche pas, ce qu’on pourrait améliorer . La plupart du temps, on oublie » , racontait-il, voici quelques années. Pas lui. Il a tout conservé. Scrupuleusement. Pour pouvoir, le moment venu, étayer ses démonstrations par des exemples, des détails concrets. C’est dire qu’il est fin prêt lorsqu’il est désigné candidat en janvier 2007. »
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4 réponses à “Présidentielle: Heureusement pour nous, la gauche n’a rien compris”
22 mai 07 à 11:35
Oui, il faut espérer que « la synthèse entre l’égalité et la liberté, la justice et l’efficacité » qu’ont réussie les Blair et la plupart des gouvernants des grands états occidentaux et dont ont été incapables les Jospin & co ou les Chirak, c’est la droite décomplexée de Sarko qui va enfin nous l’apprendre …
22 mai 07 à 10:45
Oui, la différence entre Sarkozy et Chirac sera, espérons le, le passage de la parole aux actes.
22 mai 07 à 10:40
« Etre de gauche en France aujourd’hui, c’est vivre dans le déni, l’angélisme, l’aveuglement, l’immobilisme et l’incompétence. »
Effectivement, mais la meilleure, c’est que la définition colle parfaitement aussi à l’imposteur qui pendant 12 longues années a prétendu représenter la droite à la tête de notre pays.
Et pour l’élection duquel la fameuse tribune de Sarkozy-Guaino était justement… destinée!
22 mai 07 à 05:06
Etre de gauche en France aujourd’hui, c’est vivre dans le déni, l’angélisme, l’aveuglement, l’immobilisme et l’incompétence.
Déni de la dette, de la prochaine faillite du système des retraites et de la sécu.
Angélisme sur l’immigration « des papiers pour tous les sans-papiers », « la solution c’est l’aide au developpement des pays africains ».
Angélisme et démission sur l’insécurité : « prévention, surtout pas de repression ».
Incompétence en économie : antiques références marxistes, « patrons » contre « travailleurs », rejet de la mondialisation, comme si c’était possible, impots, taxes, 35 heures…
Immobilisme : défense des avantages acquis, pas de réduction, voire augmentation du nombre de fonctionnaires.
Aveuglement en politique étrangère sur qui sont nos vrais alliés et nos vrais ennemis, aboutissant à l’anti-americanisme et au soutien de figures peu défendables : Chavez, Castro, Saddam, Hamas, Syrie…
Déni, angélisme, aveuglement, immobilisme et incompétence : Comment s’étonner qu’ils n’aient rien compris ?





