
Alors qu’il s’avère de si bon ton de gloser avec la pègre bienpensante sur ce micro-phénomène, combien osent rappeler ce qu’il en est réellement?
Les Golden Parachutes ou parachutes dorés désigent les clauses consenties par contrat entre les propriétaires d’une société anonyme et le dirigeant de celle-ci visant à lui accorder des indemnités en cas de départ. Rien de transcendant au final. Voire plutôt rassurant: Qui parmis les margoulins socialisant refuserait le droit négocier avec son entreprise une prime de licenciement? Hmm?
On vous avance alors l’argument fétide selon lequel lesdits dirigeants ne mériteraient pas ces indemnités, que cela “choque”. Et la Presse de brocarder ces “patrons voyous”, les syndicats soviétiques de fustiger l’”immoralité” de tels actes.
Qu’on ne s’y méprenne pas. La “morale” selon laquelle des individus consentants ne peuvent conclure un contrat d’échange de biens ou de services est une morale d’expropriation, une morale selon laquelle vous ne pouvez jouir entièrement de vos biens. Vous avez pu observer avec dégoût, les larmes aux yeux, ces mêmes “moralistes” qui érigaient -avec une véhémence indéniable- en modèle d’Humanité, de résistance à la barbarie ultra-libérale le bloc socialiste. Ils ne s’y adonnent plus qu’en petit comité, les goulags n’étant pas du goût de tous, (du moins pas de ceux qui ont conservé encore un semblant d’esprit de Liberté). Vous les retrouvez désormais dans un combat plus insidieux, sournois. Les tartufes post-modernes nourris au Monde Diplomatique ou Alternatives Economiques achèvent l’Opération Grande Parade. Un combat soit-disant pour la moralité. Mais en s’en prenant de la sorte aux Golden Parachutes, ils se dressent en maîtres. 
De quel droit une mafia élue par des gueux ou des bourgeois suffisants déterminerait le “mérite” d’un homme lorsque les valeurs selon lesquelles on peut juger du mérite d’untel sont strictement personnelles? Je n’accorde pour ma part aucun mérite à celui qui saura placer une balle de plastique entre deux poteaux, aucun mérite aux sycophantes du “racisme”, aucun mérite à la racaille de Droit Au Logement, aucun mérite à celui qui se contentera de sa position de “victime de la société” pour réclamer mon bien, aucun mérite aux bolchéviques qui ont saccagé l’Europe de l’Est, aucun mérite à un ââârtiste dont je ne peux souffrir les “oeuvres” hideuses, aucun mérite aux parasites sociaux, aucun mérite encore à celui qui se contente de vivre. Ils représentent pourtant, nonobstant tout le mépris qu’ils inspirent, les principaux référents de valeur, les étalons ultimes de nos “moralistes”.
Leur “morale” implique votre sacrifice: vous ne possédez plus qu’en vue de pourvoir leurs entreprises de spoliation, vous devez renoncer à vos valeurs mêmes si elles ne rencontrent pas celles de la pègre. Devient bon… quoi, au juste? Ce que les autres considèrent comme hautement moral. Selon quel critère? Les leurs, ceux de la canaille statolâtre, ceux des gardiens de stalags ou des esclaves volontaires adeptes de Moloch-Baal. Pourquoi? Car vous avez l’outrecuidance de “vivre en société”, que vous “profitez du système”. Et inutile alors de geindre que vous payez déjà les biens de consommation ou les services pour en profiter, cela ne revêt aucune importance à leurs yeux: ils vous signifieront que vous ne déboursez pas suffisamment pour expier ( oui, ceux-la même qui dénoncaient les prix excessifs en régime capitaliste) et que pour finir, vous devez vous soumettre à leur volonté. Votre servitude est leur fin.
publications originale sur Libre et libéral