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Piraterie iranienne .( suite et pas fin )

Posté le Samedi 7 avril 2007 par michael

 Une autre vision sur l’acte de piraterie iranienne .

Personellement , je pense egalement que le groupe britannique , 7 ou 8 Marines – infanterie de Marine embarquee pas des SAS- et les 7 matelots manoeuvrant les Zodiac- commandes par un « petty officer » etaient incapables de faire autre chose que de se rendre pour eviter un carnage

inutile . L’officier a certainement demande des instructions des qu’il a decele les intentions des bateaux iraniens de l’arraisonner et le temps que l’info remonte la chaine de commandement ( peut etre jusqu’ a Londres , au moins l’Amiraute sinon une permanence du bureau du 1er Ministre ) il etait trop tard pour reagir en fonction des ordres recus en retour ( qui etaient peut etre justement de ne pas ouvrir le feu  ) Je considere comme deplaces les propos tenus par un colonel sur MSNBC . Il y a les principes « ethiques » d’une part au niveau des attitudes a attendre d’une armee ( et l’armee Britannique l’a abondament prouve ) et les realites specifiques a des « micro engagements » . Il y a un temps pour faire Camerone et un temps agir autrement , le tout etant dans un assessment des donnees reelles . Maintenant sur les suites , l’Histoire nous le dira peut etre mais m’est avis qu’il y a eu des menaces fort precises de represailles de la part des Anglais ( ils ne sont pas depourvus de crocs et pas forcement dans le voisinage immediat ) pour faire changer d’avis les Iraniens et de plus  une petite lecon posterieure avec ou sans publicite ( sans serait preferable ) histoire d’oter aux Iraniens et autres futurs plagiaires de la methode le gout de recommencer ne serait pas de trop ….Ce genre de plaisanteries a eu cours dans le passe et plus souvent qu’on ne le croit ou lit dans les medias ……

mais aussi les realites

D’un malaise démocratique connu (info # 010704/7) [Analyse]

Par Stéphane Juffa © Metula News Agency

 Depuis qu’elles existent, les démocraties ont toujours eu du mal à se protéger contre les provocations et les ambitions expansionnistes des régimes totalitaires. Il est vrai que, dans une démocratie, on considérera toujours la guerre comme l’échec de la politique et de la diplomatie. La guerre reste l’ultime recours, qu’on examinera que si la nation est physiquement mise en danger par un agresseur ou s’il menace ses intérêts vitaux.

 Il y a beaucoup de décisions qui se prennent plus efficacement dans un régime autocratique que dans une démocratie, et ce, pour une foule de raisons, dont l’économie d’avoir à tenir compte de la l’opinion publique n’est pas la moindre.

 Dans ces conditions, on ne peut que se réjouir sincèrement du retour des quinze marins britanniques dans leurs foyers. De plus, sur le plan stratégique, et nous l’avons écrit vingt fois, on n’entame pas un conflit en réaction à une provocation, car, dans ce genre de situation, celui qui provoque la guerre est, naturellement, mieux préparé que vous pour la faire.   

 On évitera d’être cynique, et on feindra même poliment de croire Tony Blair, lorsqu’il affirme que la Grande-Bretagne n’a pas négocié la libération de ses soldats avec l’Iran et qu’elle ne lui a fait aucune concession. En fait, lors de ce genre de kidnapping, l’objectif des ravisseurs est, presque toujours, l’obtention d’une monnaie d’échange contre les vies humaines dont ils ont pris le contrôle.

 En Israël même, la réaction qui l’emporte n’est pas : « Honte à l’Angleterre pour s’être mise à genoux devant la république islamofasciste », mais bien : « Olmert, prends donc exemple sur Blair : lui, il a effectivement fait tout ce qu’il fallait afin d’obtenir la libération de ses hommes ! ». Rien a y redire : le Royaume-Uni a incontestablement récupéré ses otages en treize jours, alors que cela fait plus de sept mois qu’Israël tente d’échanger ses deux soldats aux mains du Hezbollah et le capitaine Shalit, détenu par le Hamas, contre des centaines d’individus armés s’étant attaqués à des Israéliens, qui purgent leurs peines dans les prisons de l’Etat hébreu. C’est sans parler du navigateur Ron Arad, qui est détenu en Iran depuis plus de 20 ans, et dont on craint d’imaginer l’état.

 Quoi de plus normal que, dans toutes les démocraties, les familles d’otages et leurs amis fassent pression sur leurs gouvernements pour qu’ils s’entendent avec les ravisseurs. Ce, d’autant plus que, dans la plupart des cas d’enlèvements perpétrés par des Etats ou par des organisations bénéficiant d’un soutien étatique, quand les otages sont détenus sur un territoire hostile, seul un deal peut permettre leur libération.

 Et dans les paramètres de ce troc, la libération de n’importe lequel de vos ressortissants a toujours plus de prix que l’exemplarité démocratique et le respect des décisions de justice, qui commandent que des gibiers de potence purgent, jusqu’à leur terme, les sentences auxquelles ils ont été condamnés. La vie, le prix de la vie des ressortissants d’un pays libre vaut toujours plus que la détention de ceux qui représentent la contrepartie de leur liberté.

 Ce principe s’applique dans tous les cas, nonobstant les qualités et les défauts des otages. Israël a ainsi libéré, il y a peu d’années, contre un plein wagon de terroristes jugés, un trafiquant de drogue, captif du Hezbollah, Elkhanan Tannenbaum, qui s’était rendu, de son plein gré, dans un pays arabe pour y traiter ses « affaires ». Normal. Marginalement, mais normal.

 On ne jettera donc pas la pierre à Tony Blair pour avoir effectué un douloureux marchandage avec les séides d’Ahmadinejad. Pas plus qu’on ne reprochera aux marins de s’être rendus sans combattre, lorsqu’ils réalisèrent être tombés dans un véritable guet-apens tendu par les Pasdaran. Hier, ces marins ont confirmé, lors d’une conférence de presse en Angleterre, ce que Jean Tsadik avait dévoilé, le 27 mars, dans son papier Pourquoi l’Iran a-t-il kidnappé les marins anglais ?.  A savoir que les commandos de la Royal Navy se trouvaient, sans l’ombre d’un doute, dans les eaux iraquiennes lors de l’agression perse ; qu’ils furent victimes d’une embuscade militaire dans le sens le plus strict du terme et, finalement, que lorsque leurs deux canots furent ainsi arraisonnés, face au nombre et à la dotation en armes de leurs assaillants, ils n’avaient aucune chance de s’en sortir. Ces marins ont, dans ces conditions, eu parfaitement raison de lâcher leurs armes et de lever les bras.

 Quant aux déclarations qu’ils ont faites à la télévision iranienne, dans lesquelles, cartes à l’appui, ils prétendaient le contraire de la vérité et chargeaient leur pays de tous les torts de l’enfer, les otages n’ont rien à se reprocher. Lorsque son destin se trouve dans les mains de ceux qui vous détiennent, lorsque vous êtes privés d’informations, et surtout, lorsque vous savez que vos chefs sont parfaitement conscients de ce que vous ânonnez des faits que vous savez faux, pliez-vous aux exigences de vos tourmenteurs. Vous n’avez rien à gagner à jouer les héros ; vous ne faites subir aucun dommage durable au pays que vous servez.  

Soit. Amen. Mais personne ne peut cependant prononcer la formule consacrée : tout est bien qui finit bien ! Parce que l’armée de la République islamique a commis une agression, un acte de guerre non provoqué. Que cet acte visait les représentants d’un Etat qui n’est nullement en conflit avec elle et que le guet-apens a eu lieu hors du territoire iranien. Il a précisément été commandité par Téhéran sur un territoire dont la protection a été confiée, par le Conseil de Sécurité de l’ONU, inter-alios, à la Grande-Bretagne. A ce titre, et selon la charte des Nations-Unies, il faut, de plus, considérer que c’est l’ONU qui a été attaquée… par l’un de ses membres.

 Si cela ne suffisait pas à qualifier l’agression iranienne, les Gardiens de la révolution ont ensuite maltraité leurs prisonniers. Ils les ont soumis à une série de vexations, de sévices et de mauvais traitements qui contreviennent aux lois de la guerre. Les seules applicables, puisqu’il s’est incontestablement agi d’un acte de guerre.

 Ainsi, les marins ont été isolés, dévêtus, on leur a lié les poignets et bandé les yeux. Les Pasdaran les ont soumis à des interrogatoires serrés, lors desquels ils armaient leurs fusils-mitrailleurs dans le dos des otages, leur laissant à prévoir qu’ils risquaient d’être exécutés.

 Les Iraniens ont, de plus, soumis les marins à des tortures psychologiques majeures, comme sur la personne de la jeune marin-chef Faye Turney, à qui ses tourmenteurs ont fait croire que ses compagnons avaient été libérés et qu’elle restait seule entre leurs mains.

 Les Iraniens ont empêché que les prisonniers reçoivent la visite des représentants de la Croix-Rouge, ce qui est contraire aux conventions de Genève. Ils les ont forcés, sous le chantage et la menace, à apparaître en public à la télévision, ce que les mêmes conventions proscrivent absolument. Et ils ont obligé l’otage Turney à se couvrir la tête, à l’encontre de ses préférences vestimentaires, au prétexte qu’elle se trouvait en République Islamique et, qu’à ce titre, elle devait se plier aux lois qui y sont prescrites en matière d’habillement. Certes, mais là où cet acte coercitif devient carrément intolérable, c’est lorsque l’on réalise que Faye Turney n’a strictement rien fait pour se retrouver en Iran. Que ceux qui l’ont soumise à leur diktat vestimentaire l’y avaient emmenée sous la menace de leurs armes.

 L’acte perpétré par la République islamique est gravissime. S’il n’est pas question, en réaction à cet enlèvement, de déclencher une guerre totale contre le régime voyou de Téhéran, demeurer inactif face à cette agression n’est pas non plus concevable. Cela équivaudrait à accepter l’ordre de ces voyous, justement. A admettre leur droit à agresser qui bon leur semble. A faire des prisonniers parmi des forces qui ne les attaquent pas et à les torturer impunément.

 Hier, Tony Blair a préféré ne pas réagir à toutes ces choses. Les Etats-Unis, pour leur part, ont diffusé un communiqué sibyllin qu’ils auraient pu nous épargner. Le porte-parole de la Maison Blanche, Gordon Johndroe, a ainsi affirmé que « si ce qu’ils (les marins, lors de la conférence de presse) ont décrit est véridique, alors la conduite et l’action (des Iraniens)  ne semblerait pas à sa place ». Johndroe a ajouté, à nouveau au conditionnel, que « ce serait malvenu et décevant si les marins avaient été traités de quelque manière inappropriée que ce fût ».

 Le président Bush ne croit-il pas les soldats anglais ? Ou uniquement lorsqu’ils s’expriment à la télévision iranienne ? Serait-il fâché de ce que Blair a oublié de citer les USA dans la longue liste des personnes morales qu’il a tenu à remercier à l’issue de la libération des otages ? Ou est-ce, encore, que le flirt avec Téhéran et les autres dictateurs de la région, dont nous a parlé Murawiec cette semaine [lire] dans son dernier article, vaut qu’on feigne de croire Ahmadinejad a priori autant que Tony Blair ? Il s’agirait alors d’un retournement de politique qui dépasserait les attentes de James Baker et de sa bande de diplomates en retard depuis 2001 et qui mettent déjà l’avenir du globe en danger.

 Reste que l’Ouest possède les noms des neuf embarcations perses ayant directement participé à l’agression contre la Royal Navy. On sait de quel port ils sont partis, dans quel port ils mouillent habituellement ; on connaît les noms et même les visages des officiers du commando qui a apponté les embarcations des 15 malheureux marins. On sait dans quelles bases leurs unités sont cantonnées. Bref, les alliés en savent plus qu’il n’en faut pour leur donner la bonne leçon qu’ils méritent, sans risquer de provoquer une guerre mondiale pas plus que régionale. Une action de représailles sur un modèle semblable est essentielle pour montrer aux voyous de Téhéran que le monde libre n’est pas encore un grand lupanar et que celui qui s’y attaque et tente de le ridiculiser paie au prix fort le montant de sa témérité.

 On est cependant loin d’un tel raisonnement stratégique. Pour le réaliser, il est nécessaire, au préalable, de prendre la décision de fermer les ambassades occidentales en Iran – que faut-il de plus que cet acte de guerre et de vexation pour faire saisir aux démocraties la nature profonde du régime des Mollahs ? Qu’attendent-elles, maintenant ? Que ce régime se mette soudain à respecter les règles de la coexistence ? – et de rapatrier tout le personnel qui s’y trouve. Avant cela, encore, il faudrait cesser tout commerce avec ces dangereux fanatiques et proposer à tous les coopérants et autres représentants sur place de prendre leurs jambes à leur cou.

 Ceci, parce que nul n’est à l’abri des facéties d’un Etat voyou. D’un Etat qui n’hésite pas à envoyer ses commandos franchir des frontières, se saisir de personnes, et exiger des rançons et des excuses publiques contre leur libération. Cet épisode vient à point pour avertir l’Occident de la dangerosité de ces théocrates et de l’inconscience qu’il y aurait à les laisser se doter de l’arme nucléaire. Il y a toujours, dans l’histoire, des signes avant-coureurs de ce type adressés aux démocraties avant que les dictatures ne les agressent pour de bon. Et les démocraties ont toujours autant de mal à réagir à temps et de la manière qui convient.



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2 réponses à “Piraterie iranienne .( suite et pas fin )”

  • 2
    michael:

    Pour la capture elle meme , il manque beaucoup d’elements pour pouvoir estimer le temps reel de reaction possible entre la detection par le lieutenant des intentions hostiles des bateaux iraniens ( avait il sa retraite coupee ? a portee de mitrailleuses lourdes ? deja sous des injonctions de se rendre par haut parleur ou intrusion sur ses liaisons radios ? Son link vital avec son bateau mere etait il brouille ? avec son second Zodiac ? La seule decision importante : ouverture du feu etait conditionnee a quel niveau ? Navy a Bassorah ? EM integre a terre ? Amiraute a Londres ? plus haut ? Tout cela prend du temps et il en avait de moins en moins .Sur quel armement pouvait il compter ? des SAR contre de l’armement lourd ? L’Helico du bord etait il arme pour pouvoir le soutenir ? Delai d’intervention ? Sa decision de ne pas sacrifier ses hommes pour rien se justifie mais je suppose que ce sera longuement analyse par l’Amiraute .
    Maintenant les « cirques » montes par les Iraniens : Etait ce du direct ou l’interviewe a une (faible) chance de faire passer un message de negation ( body language , tics , expression inhabituelle , etc ….) ?
    A mon avis non et avant diffusion les bandes sont soigneusement « doctorees »
    ce sont des specialistes dans ce domaine . Vu actuellement le recit des pressions de toutes sortes exercees sur eux , il est certain que faire savoir qu’ils sont en vie ou plutot , interesser leurs tortionnaires au point que ceux ci acceptent de les presenter a la tele , gage de garantie ( relatif) pour le futur est conseille meme par les manuels des SAS ( voir les recits, passionants sur ce plan , de Mc Nab , survivant de Bravo Two Zero sur sa formation aux SAS ) « racontez leur une histoire et faites semblant de cooperer  » . « La propagande on s’en fout si ca leur fait plaisir mais cachez les vrais secrets militaires « ( La croyez moi ca peut causer des degats bien plus graves ! ) .
    Un copain , fait prisonnier par les Egyptiens en 73 a accepte de passer a la radio ( pour la tele , il etait trop amoche par les sevices ) pour faire savoir qu’il etait vivant apres avoir vu -entendu pour etre precis :il n’a jamais su qui c’etait -mourir sous les coups un autre prisonnier ! Et la encore pas une garantie : Tsahal a la preuve formelle que des prisonniers tombes aux mains des Egyptiens et des Syriens et revendiques « nominativement » par leurs propagandes ont ete « disparus » et jamais rendus . De plus au moins deux pilotes appartenant a des escadrilles « dual use » ont ete transferes en URSS pour interrogatoire par les Russes sur les capacites du deterrent nucleaire israelien et certainement liquides ensuite par les Russes ( les US ont en archives des cas similaires de pilotes abattus au Nord Vietnam et assassines dans les memes conditions en URSS qui n’aurait jamais admis officiellement ces crimes de guerre – la petite histoire parle de rapatriement de corps dans la discretion absolue au moment de la perestroika par Gorbachev mais jamais confirme …
    J’espere simplement que les Anglais feront maintenant un maximum pour detruire les « benefices » de propagande engranges par le regime des Mollahs . Les represailles tres ciblees et peu mediatisees sont choses bien plus courantes que l’on ne croit ( La France a fait payer tres cher l’extermination par les « rebelles » congolais et leurs « conseillers est-allemands et cubains de l’antenne DGSE a Kolwezi , croyez moi ! Pour celle du Liban le Pdt – Mitterrand – a mis son veto formel , grave erreur payee encore aujourd’hui ..) .
    La vengeance n’est pas toujours un plat qui se mange froid mais il est recommande d’expliquer tres gentiment les raisons du pourquoi – aux interesses seulement , les « main stream medias  » c’est superflu et ca gene plutot qu’autre chose ….
    Mais si la cible etait l’opinion occidentale , je crains que c’etait achever un cadavre . si c’etait impressionner les centres de decision de l’executif britannique ( ou US ) c’est possible ! Il ne faut pas prendre pour argent comptant ou axiome que des gens comme les Mollahs , Saddam , les Somaliens ou meme …Andropov comprennent REELLEMENT comment fonctionnent ces centres de decision ( bien souvent ils en sont informes par la vision que leur en donnent les medias )ce qui cause des bevues et des « gaffes » monumentales – des deux cotes : voit l’Irangate ..
    Maintenant la balle et l’initiative sont dans la camp anglais : affaire va suivre .

  • 1
    jc durbant:

    Moi, je suis d’accord qu’ils ne pouvaient rien faire au départ et je leur en veux pas pour ça (par contre j’en dirais pas autant de leurs chefs qui avaient déjà eu le même coup il y a 3 ans et qui envoient des forces aussi peu préparées dans une telle zone à la veille des sanctions de l’ONU?) …

    Mais c’est les sourires, la multiplication des remerciements et des déclarations d’amour au peuple iranien et au voyou qui leur tient lieu de président qui passent pas (était-ce vraiment aussi nécessaire que ça?) – on aurait dit des boy scouts, pas des Marines!!!




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