Posted on Lundi 30 avril 2007
Luc Rosenzweig avait raison et nous livre ses pensées sur ce premier tour et la campagne actuelle.
« Le score de François Bayrou ne doit pas faire illusion… »
1. Autocongratulation
"Il faut toujours dire du bien de soi-même, car cela finit par se répandre, et personne ne se souvient de qui a commencé..." C’est un homme politique dont je tairai le nom, car il est toujours en activité, qui me confiait, un soir de spleen, cette maxime dont il faisait usage les jours pauvres en vivats populaires.
Ainsi, je ne ferai pas mystère de la satisfaction et même du brin de fierté que je ressens à m’être révélé, ici même, comme un pronostiqueur plutôt perspicace des résultats du premier tour de l’élection présidentielle. L’ordre d’arrivée était là, avec l’annonce de l’élimination de Bayrou et de Le Pen. Les différences chiffrées des performances annoncées des deux qualifiés se situent en deçà d’une fourchette de 2 %, alors que les instituts de sondage se donnent une marge d’erreur de 3 %. Fort bien, objectera-t-on, mais il n’y a pas grand mérite à suivre, grosso modo, les pronostics des principaux organismes d’études d’opinion ! Certes, mais l’air du temps était, rappelons-le, à prendre les sondages avec de très longues pincettes en raison de leur « plantage » majeur du 21 avril 2002. Les éditorialistes, les analystes patentés des médias ne se sont pas risqués, cette fois-ci, à annoncer la finale avant les résultats des préliminaires. Plus que les chiffres publiés dans la presse au cours des dernières semaines, c’est ma méthode rustico-empirique qui a forgé, au bout du compte, ma conviction. Voire ici, un lepeniste honteux, clamer que, cette fois-ci ce serait Sarko, là, un écolo malheureux délaissant Voynet pour Ségolène pour « voter utile », ou encore un prof rancunier votant Bayrou pour punir Ségo de ses propos sur « les 35 heures des enseignants au collège », tout cela se rencontre à l’échelle d’un village si l’on sait entendre et voir...








