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Histoire de la Résistance: les Armes de l’esprit

Posté le Dimanche 25 mars 2007 par jc durbant

Suite à notre dernier billet sur la légende Aubrac comme illustration du mythe qui a entouré la Résistance pendant la dernière guerre en France et l’apparent manque de combativité de la majorité de la population française …

Petit retour sur les travaux de l’historienne américaine Helen Fein, dont l’analyse des différentes réponses nationales des pays européens face au génocide juif (”Accounting for Genocide: National Responses and Jewish Victimization During the Holocaust”, 1979) pourrait être éclairante.

Comparant les destins différents des communautés juives sous le nazisme, elle montre en effet que les pays où celles-ci s’en sont “le moins bien sorties” sont apparemment ceux où il n’y avait pas eu d’institutions (politiques, religieuses) appelant à résister.

Comme par exemple les Pays-Bas ou la Pologne (dont les dirigeants et élites s’étaient exilés en Angleterre et/ou avaient été décimées par les assauts conjoints des Nazis et des Soviétiques) qui ont eu le pire bilan par opposition au Danemark où Christian X avait explicitement pris position contre la déportation et dont la population juive a été très largement épargnée.

La France ayant eu une position intermédiaire (un peu comme la Bulgarie, dont les autorités religieuses avaient bien résisté mais qui finit par abandonner “ses” juifs thraces) où le régime a, en simplifiant, “sauvé” une bonne partie de ses juifs nationaux sur le dos (ie. en les livrant ou abandonnant aux nazis) de ses juifs réfugiés …

D’où l’intéressant contre-exemple du cas très particulier de ces villages des Cévennes de descendants de huguenots, avec leur longue tradition de “résistance” religieuse (comme Le Chambon-sur-Lignon, révélé au grand public par le documentaire de Pierre Sauvage, qui sauva quelque 5 000 juifs sous l’Occupation – mais il existe, parait-il un tel village de Justes aux Pays-Bas) …

On a ainsi l’impression qu’avec beaucoup de résistants, notamment au début, qu’ils sont quasiment livrés à eux-mêmes, aucune, sauf exceptions, institution politique, syndicale ou religieuse (hormis l’appel – de l’extérieur – du 18 juin) n’appelant à résister et qu’ils s’improvisent résistants avec les moyens – très limités – du bord, certains dans les campagnes ou aux frontières, à partir de leurs pratiques locales faisant passer leur résistance comme une sorte de braconnage ou contrebande “glorifiée”.

Ce qui souligne encore plus leur courage mais aussi la faiblesse de leur nombre et donc à nouveau… le “manque de combativité” de la majorité.

Et bien sûr le décalage avec les récits largement idéalisés que, pour les raisons que l’on sait, on en a fait après coup et… le choc quand la vérité sort peu à peu.



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15 réponses à “Histoire de la Résistance: les Armes de l’esprit”

  • 15
    jc durbant:

    C’était bien sûr le 15 mai 1943 – merci.

  • 14
    madimaxi:

    Far example, on 13 May 1945, the Mufti personally delivered to Ribbentrop…

    Je pense qu’à cette date Ribbentrop était déjà au frais dans sa cellule et le Mufti au chaud, dans les sables de Palestine.

  • 13
    jc durbant:

    Pour la Bulgarie, je vois que j’ai oublié l’intervention du Grand Moufti de Jerusalem (et « oncle » d’Arafat) qui, on le sait, passa la guerre à Berlin avant d’être dûment exfiltré lui aussi par les services français) :

    « Between 1943 and 1944, the Mufti [of Jerusalem] concentrated his activities on the Jews of the Balkans, in Eastern Europe. He prevented the rescue of Jews from Hungary, from Romania, from Bulgaria, from Croatia; and he thwarted the immigration of Jewish orphans to Palestine. He protested to the Nazis that not enough resources were being devoted to preventing the escape of Jewish refugees from the Balkans. This has been widely testified to. Here is one example. Wilhelm Melchers, a Nazi official who testified at the Nuremburg Trials on 6 August 1947, said: « The Mufti was making protests everywhere – in the offices of the Foreign Minister, the Secretary of State and in other SS Headquarters ». These protests had an immediate effect, as a rule. Far example, on 15 May 1943, the Mufti personally delivered to Ribbentrop a letter protesting against the plan to arrange the emigration of 4,000 Jewish children from Bulgaria. Ribbentrop succumbed to the Mufti’s pressure. He quickly arranged for a telegram to be sent to the German Ambassador in Sofia, by which he prevented the emigration from taking place. The tragic result, of course, was that 4,000 Jewish children were condemned to death. »

  • 12
    Margotte:

    Je viens de relire le blog de jc durbant sur le site du Monde et voici ce que j’y ai trouvé. Ce texte est un extrait d’un entretien avec Daniel Cordier, ancien secrétaire de Jean Moulin et ancien résistant. Même s’il y a des zones d’ombres, pour le moment rien n’indique que les Aubrac aient « donné » J. Moulin à la Gestapo, bien au contraire. Cordier (ancien résistant, faisant partie du même réseau que les Aubrac) critique très sérieusement le livre de Chauvy que durbant prend pour argent comptant sans se poser la moindre question. Cet extrait montre donc que le ton sarcastique, arrogant et méprisant de durbant à propos des Aubrac était tout à fait déplacé.

    Citation:

    //Au vu des documents apportés, peut-on affirmer que Raymond Aubrac porte une responsabilité dans l’affaire de Caluire?
    Au vu des documents présentés, je ne le crois pas. Je ne suis pas sûr que par son travail minutieux, Gérard Chauvy atteigne à la vérité, même si le détail de ses affirmations est exact. Sans doute faute d’une distinction entre les catégories de documents utilisés. D’une part, il y a les accusations proférées en 1990, via Jacques Vergès, par Klaus Barbie. De l’autre, les pièces d’archives, exhumées par Gérard Chauvy et censées conforter la thèse de la trahison. On ne peut pas les mettre sur le même plan. Ces dernières sont des documents d’époque qui, sous réserve d’un examen critique, sont bien le fondement de l’histoire. En revanche, le «mémoire» de Vergès, s’il fut un «document» pour le procès, n’est que le «témoignage» de Barbie sur les événements du printemps 1943. Il doit donc subir la même analyse hypercritique que les témoignages des Aubrac. Or Chauvy n’en fait rien. Pourquoi? C’est d’autant plus regrettable que la comparaison des versions successives de Barbie depuis cinquante ans révèle des mensonges rocambolesques auprès desquels ceux des Aubrac ont une saveur candide! Ce travail équilibrerait le réquisitoire de Chauvy et lui rendrait sa véritable portée. Des contradictions de Barbie, on peut retenir trois faits: d’abord, durant quarante ans, jamais Barbie n’a accusé Aubrac d’avoir donné Caluire. Dans le rapport allemand Flora du 19 juillet 1943 qui établit la liste des 120 arrestations causées par le traître Multon, trois noms seulement sont accolés au qualificatif de «contre-agent», Brown, Hardy et Multon, pas celui d’Aubrac. Pourquoi cette absence s’il a été utilisé comme eux? Dans le mémoire de 1990, Barbie est incapable d’articuler un fait précis prouvant la culpabilité d’Aubrac et pour l’expliquer, il prétend ignorer son activité d’agent parce qu’il était «traité» par l’un de ses adjoints. Ainsi en ne remettant jamais en cause les déclarations de Klaus Barbie alors qu’il dissèque minutieusement les contradictions des Aubrac, Chauvy apporte un éclairage déséquilibré, donc biaisé, sur cette affaire. En lisant ce livre, la France entière va s’imaginer que seuls les Aubrac jouent à cache-cache avec la vérité. Ce n’est pas vrai, et nombre de témoins irréprochables se sont, à diverses reprises, contredits. Cette inégalité dans la critique des sources est grave.

    Du point de vue méthodologique, l’ouvrage peut donc, à votre sens, être contesté?
    Tout à fait. Un historien, à mon sens, doit avant tout comprendre et expliquer les faits afin de rendre intelligible le passé. Au cours de sa recherche, il n’existe aucun tabou, et Gérard Chauvy a le droit de s’interroger sur l’attitude des Aubrac durant l’année 1943. Cette démarche ne me gêne absolument pas. Encore faut-il mettre toutes les pièces sur la table. Par exemple, Chauvy ne s’interroge pas sur les raisons pour lesquelles Barbie découvre soudain en 1990 l’importance de la date du 13 mars 1943, date qui constitue le noeud de l’argumentation de Chauvy. Je rappelle qu’Aubrac et ses camarades ont été arrêtés le 15 mars 1943, 7, rue de l’Hôtel-de-Ville à Lyon. Tous les documents de la police française mentionnent cette date et expliquent que c’est l’arrestation du «courrier» Curtil, le 14 mars, qui a conduit le lendemain à cette adresse. Quelle est l’origine de cette contradiction sur la date du 13 mars? Chauvy ne se le demande pas? Or, tout simplement, le rapport Kaltenbrunner comporte une faute de frappe que d’autres rapports allemands expliqueraient sans doute. La lecture attentive de tous les autres documents connus le démontre. Aubrac et ses camarades se sont probablement fiés à la date mentionnée dans le rapport Kaltenbrunner, soit le 13 mars, parce qu’ils avaient oublié – et c’est très compréhensible – qu’il s’agissait en fait du 15. Chauvy devrait savoir que c’est un chercheur, Gérard Hisard, qui, dans les années 80 a relevé cette date du 13 mars 1943 dans le rapport Kaltenbrunner du 27 mai 1943. Il a vérifié que Aubrac et ses camarades l’avaient confirmé sous serment en 1950 au procès Hardy. Il s’est alors imaginé, le premier, que cette erreur cachait quelque chose et en a conclu qu’Aubrac ayant été arrêté le 13, était devenu un contre-agent et avait fait arrêter ses camarades le 15. Pour cette raison, le premier mot du «mémoire» de Vergès est le rappel de cette date sur laquelle toute l’accusation repose. Chauvy a donc manqué de discernement en ne voyant pas qu’il s’agit là d’une «fausse» contradiction et non d’un élément éminemment révélateur. Chauvy utilise par ailleurs le témoignage de Tony de Graaf, mon remplaçant à Lyon depuis le 25 mars 1943 au secrétariat de Moulin. Cependant, il n’a pas relevé les contradictions ainsi que l’erreur qu’il commet au sujet d’un voyage à Paris, où il n’est jamais allé, durant la semaine précédant Caluire. De surcroît, il a indiqué en 1980 qu’il avait rejoint Jean Moulin dans la maison du Dr Dugoujon et en était ressorti sans être inquiété ni suivi (3). Or, comme la Gestapo est arrivée quelques minutes après Moulin, peut-être de Graaf, en sortant, aurait-il dû rencontrer la Gestapo qui arrivait en voiture. Parmi d’autres témoins, il aurait fallu interroger Claude Serreulles arrivé à Lyon depuis le 16 juin qui suivit les préparatifs de cette réunion et qui, après l’arrestation de Moulin, assura son intérim. Enfin, sur l’affaire du 15 mars rue de l’Hôtel-de-Ville où j’ai failli être arrêté, j’aurais expliqué à Chauvy, documents à l’appui, les raisons de cette réunion qui, si les conséquences furent catastrophiques pour l’Armée secrète, n’a, pas plus que Caluire, les implications mystérieuses qu’il lui attribue. C’est dire que je suis loin d’être convaincu de la culpabilité de Aubrac dans cette affaire au vu des pièces citées par Chauvy dans l’affaire de l’Hôtel-de-Ville et qui désignent Curtil comme seul responsable des arrestations du 15 mars 1943. Il en est de même pour l’affaire de Caluire puisque nous avons là aussi déjà un coupable certain, René Hardy. Les documents d’époque sont tout à fait éloquents. Ils prouvent que si Hardy n’est en rien responsable de l’arrestation du général Delestraint, chef de l’Armée secrète, comme le croyaient les résistants à l’époque, en revanche, il a conduit les Allemands à Caluire. Dans ce cas, quel rôle resterait à jouer par Aubrac?

    Pour vous, les Aubrac sont donc innocents?
    Au vu de ces documents, oui. En revanche, la succession des versions données par eux sur les événements qui précèdent et suivent Caluire excède les légitimes défaillances de la mémoire que l’on constate chez tous les résistants, je dirai chez tous les acteurs de l’histoire. Dans cette mesure, ils doivent s’expliquer. …//

    Croire Klaus Barbie et Verges sur parole et par principe, ça se passe de commentaire, non ?

  • 11
    Letel:

    Il n’y a pas de modérateur, c’est un truc automatique qui filtre les spams, pour éviter l’envahissement par des pubs diverses, comme c’est déjà arrivé.

  • 10
    Margotte:

    Michael,

    Je suis entièrement d’accord avec vous et avec Madimaxi, à qui je n’ai fait aucun procès d’intention, bien au contraire, relisez mes posts; j’ai cité « faiblesse relative » de manière POSITIVE pour l’opposer à « manque NOTOIRE de combativité », car j’ai déja dit à Madimaxi que j’étais d’accord avec son analyse , et je le suis aussi avec la votre. Je suis d’accord pour une analyse sérieuse des faits, et je ne tiens pas forcément à croire en de belles légendes si elles sont fausses; j’ai passé l’age…

    Mais je critique le style de Durbant, qui prétend voir ces mêmes légendes nationales d’un oeil neutre et objectif alors qu’en fait il utilise volontairement des mots qui salissent et qui jettent systématiquement le discredit sur les évènements dont il parle, sans rien analyser par ailleurs. Votre post et celui de Madimaxi sont intéressants et instructifs, ceux de Durbant n’expriment que la haine, et la joie vicelarde d’éviscérer encore un mythe national de plus. On peut parler de la Résistance, ou même des Aubrac en expliquant un certain nombre de choses un peu « grises », voire même un peu sombres ou à tout le moins pas claires, sans employer le ton sarcastique, supérieur, méprisant, arrogant même que Durbant employait ds son poste sur les Aubrac (et qu’il n’emploie pas ds celui-ci, comme quoi tout le monde est capable de faire des progres).

    AU MODERATEUR qui me met régulièrement que mon commentaire est en attente d’être modéré;
    Je ne comprend pas bien. Sur ce site il y a de temps en temps des gens qui s’insultent de manière extrêmement dure et même vulgaire, et ils ne semblent pas que les pires insultes soient modérées.
    Alors pourquoi suis-je quelquefois en attente de modération ?
    Je dois cependant reconnaitre que mes posts ont toujours passé cette censure, malgré tout…

  • 9
    michael:

    @ Margotte
    ===========
    Le proces d’intention que vous faites a J.C Durbant et Madimaxi est totalement deplace et absolument non credible . Je crains que ce serait plutot vous qui reagissez comme piquee par un taon des que l’on touche a la purete des legendes ( souvent creees apres la Liberation d’ailleurs pour des motifs de politique interieure : cf le mythe ressasse par le PCF du Peuple Resistant et du Tous Unis Contre l’Occupant ! Desole mais la realite historique est bien plus « humaine » ce qui ne retire rien a ceux « qui ont dit non » et venant de quasi tous les paysages politiques ( et oui , meme de l’extreme droite ! )
    Ceci dit , relisez autre chose que des peans serviles et vous verrez que les Resistances n’avaient pas pour vocation ni capacite de chasser la Whermacht ( sans aide exterieure , aucun pays ne l’a fait en Europe ni la Yougoslavie , ni l’Ukraine ….) mais plutot un role militaire d’aide aux Allies censes defaire l’Allemagne et preparer une reconquete politique d’un pays enfonce dans le petainisme ( et ce jusqu’en 44 ! ) Alors comme toute aventure humaine , il y a eu des cotes glorieux des cotes sombres et des luttes internes parfois feroces et des choses qui ne seraient jamais passees dans Pif Poche ! ( Voir les Memoires de Remy , les episodes GrandClement Dericourt , J .Foccart , Farjon , …….sans parler de la bizarre mission Joubert – Thinieres , creee pour alimenter la zizanie comme consequence secondaire .) 60 ans apres c’est desservir la Resistance que de refuser son etude historique et de la petrifier dans une legende doree et fausse car peinte exclusivement en noir de jais et blanc etincelant … Peut etre que le PCF n’y tient pas , ayant des choses a se faire oublier dont la date de son entree officielle en Resistance – le jour de Barbarossa – ( des militants ne l’avait pas attendu mais furent desavoues pour « droitisme » ! )
    A refuser de regarder sans passion et sans concession les faits tant qu’ils peuvent encore etre etablis avec un minimum de credibilite , on perpetue un debat passionnel sterile dont vous nous avez donne une excellente demonstration ……

  • 8
    jc durbant:

    « during the Korean war, The French Battalion won three American Presidential Citations, five French Citations, two Korean Presidential Citations » …

    Ce qui est d’autant plus méritoire en effet qu’ils étaient un peu moins nombreux que les Hollandais (3421 contre 3972) et… 18 fois moins que les Britanniques!

    Sans parler du soutien, PCF et Picasso en tête (fausses accusations d’utilisation d’ADM, notamment, contre « Ridgway la peste »), qu’ils recevaient de la mère patrie …

  • 7
    jc durbant:

    Sur l’appel du 18 juin (pendant que le PCF négociait secrètement avec l’ennemi le maintien de sa presse) voir Jacques Beynac:

    « Relisez-le bien. Il n’y a là aucun appel à la résistance en France. De Gaulle en appelle aux militaires français qui sont ou qui viendraient à se trouver à l’étranger pour qu’ils le rejoignent. Le projet est donc de reconstituer à l’extérieur une grande armée susceptible de reconquérir le pays avec l’aide des Alliés.”

    Confirmation:

    « Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi. Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas. »

  • 6
    Letel:

    Pas mal, la frise chronologique, voilà exactement ce qui manque dans les chambres de nos ados.

  • 5
    Letel:

    l’appel du GdG ? de Gilles de Gennes ? des gens de Gland ?

  • 4
    Margotte:

    je me suis trompée: la signature de l’armistice à Rethondes a lieu le 22 juin, donc après l’appel du GdG, ce qui ne fait que renforcer mon argument..

  • 3
    Margotte:

    http://www.herodote.net/dossiers/evenement.php5?jour=19400510

    Ceci est un lien vers une page d’histoire de la Toile qui ne semble pas particulièrement discutable ni douteuse, et qu’y voit on ?
    Que l’appel du 18 juin a eu lieu 3 semaines après la capitulation de la France (25 mai 1940); donc on ne peut pas dire que le Général de Gaulle se soit demandé pendant une éternité si oui ou non il allait collaborer avec les Nazis…..

    Finalement jc durbant a l’art de réécrire l’histoire de France de la façon la plus moche possible, sans jamais dire qq chose d’absolument faux, mais toujours en choisissant les mots qui jettent le plus de discrédit possible sur l’ évènement qu’il a choisi de massacrer, comme ds son poste précédent la différence entre « manque notoire de combativité de la Résistance » ‘jc durbant) et « la faiblesse relative » de cette même Résistance (Madimaxi).

  • 2
    Margotte:

    Et voila d’où vient cette merveilleuse idée de cracher sur la Résistance française: non pas d’un désir réel d’analyser un point d’histoire et de le mieux connaître; mais tout simplement il s’agit de faire ce qu’ordonne « La Voix de son Maître », c’est à dire les nèo-cons à la Bush & co., ceux que ravissent des sites comme FuckFrance.com: on va faire un tour là-bas et hop ! on revient avec plein d’idées géniales pour une nouvelle tournée de « French-Bashing » , pas vrai jcdurbant ?

    sur le site http://miquelon.org on peut lire ceci:

    //Ted Reinstein’s column “Hold the Fries”, despite some good intentions, is replete with Anti-French stereotypes of the worst kind.

    The column dwells on historical caricatures, a backhanded dismissal of the French Resistance, including claims such as: the French “never earned a particularly fierce reputation as warriors”.

    We could here at Miquelon.org embark upon a very lengthy lecture rambling on about how during the Korean war, The French Battalion won three American Presidential Citations, five French Citations, two Korean Presidential Citations, or how in World War I, over 1.3 million men died in a ruthless and pointless war, or the fact that the same amount of French and American soldiers died in combat in World War II. Or quote the ‘Information & Education Division’ of the US Occupation Forces.

    But what’s the point? Historical accuracy, context and perspective are futile in this world of prefabricated truths conveniently packaged by a ruthless media machine.

    Caricatures aside, the most offensive passage remains the following: “the French may be many things — arrogant, supercilious, self-righteous. They may use too much cream in their cooking, not bathe frequently enough, and insist on their narcissistic notion that, Civilization — il est France.”

    Reinstein, like most columnists and journalists who mock France have such a poor command of the language (Il est France?), but with that aside, Reinstein ruined an ideal occasion to write an excellent piece by wallowing in the worst of Anti-French stereotypes-

    What else is new… //

    Comme quoi notre durbant local n’est pas particulièrement original…

    Et si qq chose vient de FuckFrance.com y’a plus qu’à s’incliner: c’est la vérité absolue, sûr, sûr !!

  • 1
    MERCATOR:

    jc DURBANT s’étonne qu’aucun appel à la résistance des autorités religieuses ou syndicales ne se soient manifestées AVANT le 18 juin 1940,il s’agit bien entendu une coquille il fallait lire avant le 10 mai 1940!