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Nucléaire iranien: mais à quel jeu joue donc l’Afrique du sud ?

Posté le Mardi 20 mars 2007 par jc durbant

Au moment où le principal soutien extérieur, la Russie, semble se diriger vers une position plus forte à leur égard, devinez qui vient à la rescousse des Iraniens?

Non, pas la France cette fois, mais… l’Afrique du sud !

Pour ceux qui arrivent encore à suivre l’imbroglio du dossier nucléaire iranien, on pourrait dire pour résumer que depuis trois ans Téhéran a engagé les Européens dans des négociations dont on ne voit pas la fin et dont le seul but semble de les aider à gagner du temps pour construire leur bombe.

Pourtant, s’il est dans le dossier des pays comme la Russie ou la France qui jouent des partitions notoirement douteuses, il en est d’autres, comme l’Afrique du sud, dont on entend peu parler mais dont les relations avec l’Iran sont avérées (depuis 94, au nom apparemment du soutien iranien de Mandela du temps de l’Apartheid) et justement plus qu’équivoques (comme l’avait montré le livre de l’auteur sud-africain AJ Vetter en 2004).

Ainsi, Thérèse Delpech, dans le dernier livre qu’elle consacrait au dossier (”L’Iran, la bombe et la démission des nations”) la qualifiait d’ailleurs d’ “acteur énigmatique”.

Au niveau commercial, les intérêts des deux pays sont assez évidents, l’Afrique du sud ayant besoin de pétrole et l’Iran d’uranium, dont Prétoria lui a livré d’importantes quantités dans les années 80.

Mais il faudrait aussi expliquer, de la part d’un pays qui avait, lui-même et dans le plus grand secret, fabriqué six engins nucléaires avant de renoncer en 1991 (d’où le besoin de recaser ses scientifiques?), les nombreuses visites (plus d’une vingtaine) de techniciens de haut niveau en Iran entre 2004 et 2005.

Quant au point de vue politique et diplomatique, les Sud-Africains, qui font partie on le sait du groupe des non-alignés, s’opposent régulièrement, comme hier, à des sanctions contre l’Iran prenant prétexte du “droit aux usages pacifiques”, ce que personne ne leur interdit mais qui, dans le cas de Téhéran est clairement une couverture pour des visées militaires.

« An ironic element of that story is that South African scientists and technicians who worked with and were in part trained by Israel in another era were, a decade later, busy helping Iran build its missile capacity. Venter’s chapter on Iran’s impressive progress in missile development also highlights another of his themes – how a wide variety of nations, from the Germans and French to the Russians, Chinese, North Koreans, Pakistanis, and Indians, have assisted Iran with its nuclear and missile programs. »

jc durbant @ 15:19
Catégorie(s): Rumeurs, bruits et soupçons


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