Posted on Lundi 19 mars 2007
Et l’on continue la série des commentaires de Luc Rosenzweig sur la campagne electorale française, toujours aussi savoureux.
« Plus on s’approche du jour du vote, plus le peuple français manifeste son talent à faire de la politique un spectacle aussi passionnant qu’incertain dans son dénouement. »
1. En attendant Bové
Le suspens demeure entier : seront-ils onze ou douze sur la ligne de départ ? À la date limite de dépôt des parrainages d'élus au Conseil constitutionnel, fixée au 16 mars à 18 heures, on n'était pas en mesure d'affirmer de manière incontestable que José Bové, le moustachu altermondialiste, disposait des 500 signatures d'élus exigées par la loi pour être candidat. L'intéressé lui-même laisse planer le doute — info ou intox ? — sur la question.
Parti tard dans la chasse aux parrainages après avoir caressé l'espoir d'être le candidat unique de la gauche de la gauche, l'homme du Larzac ne dispose visiblement pas de la marge de sécurité qui le mette à l'abri d'un accident administratif : formulaires mal remplis, ou arrivés hors délais, etc. On devra donc attendre jusqu'au lundi 19 mars pour entendre le tout nouveau président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré annoncer la liste officielle définitive et irrévocable des prétendants. (Lire la suite…)



