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Nos fleurons du CAC 40 aussi!

Posté le Samedi 3 mars 2007 par jc durbant

Et même nos fleurons du CAC 40, si l’on en croit le prof d’HEC et auteur du “Grand méchant marché » David Thesmar, sont sur des marchés mûrs et n’investissent pas!
Et… redistribuent même plus de dividendes que leurs homologues américaines!

MEGADIVIDENDES

« Les entreprises du CAC 40
investissent peu »

NOUVELOBS.COM | 21.02.2007 |

D`après une étude de Markit Group, la somme des dividendes distribués aux actionnaires des entreprises du CAC 40 devrait atteindre près de 32 milliards d`euros en 2007, soit 23% de plus qu`en 2006. Pourquoi une telle hausse ?

– Parce que les profits engrangés par les entreprises augmentent! C`est la raison la plus directe qui justifie cette progression.
Après, il faut prendre en compte le fait que les entreprises du CAC 40 n`ont besoin que d`investissements limités.
En somme, cela trahi deux choses: d`une part, que ces entreprises accroissent leur importance, leur taille, et d`autre part, qu`elles opèrent sur des secteurs mûrs. D`où un besoin restreint d`investissements.

Où affecteriez-vous ces dividendes au lieu de les distribuer aux actionnaires ?

– Pourquoi ne pas les distribuer aux actionnaires?
Les entreprises gèrent le coût de leur capital, vérifient que le prix de leur action n`est pas trop élevé, mais si elles n`ont pas d`opportunité particulière d`investissement, pourquoi ne pas les faire profiter des dividendes? Il s`agit de leur propriété après tout.
Il faut reconnaître qu`en France, même les grands groupes `successfull` ne sont ni des groupes de haute technologie, ni des PME (petites et moyennes entreprises). C`est ce qui fait la particularité et le paradoxe, presque, de la France: les grandes entreprises sont dynamiques et fructueuses, certes, mais elles sont mûres; elles ne sont plus au stade de l`investissement massif.
Je pense qu`il ne faut pas le leur reprocher.
Il est vrai que l`on aurait tendance à encourager l`investissement, pour créer de l`emploi etc., mais il faut aussi regarder la réalité en face. Prenons un exemple: ce n`est pas à Danone de lancer une branche de jeux vidéos ou de je ne sais quelle autre spécialité qui, elle, demanderait de l`investissement.

Ces proportions sont-elles propres à la France ?

– Le taux de distribution du dividende, c`est-à-dire le ratio bénéfice de l`exercice-distribution aux actionnaires sous forme de dividendes, est d`environ 40% en Europe, 35% en France, et je crois qu`il est plus faible aux Etats-Unis.
A mon avis, 35% n`a rien d`étonnant. Mais il ne faut pas oublier que les dividendes ne sont pas le seul moyen de rémunérer les actionnaires.

Propos recueillis par Marie Desnos
(le mercredi 21 février 2007).

jc durbant @ 01:55
Catégorie(s): Pendant ce temps-là, en France et Politiques économiques


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