Posté le Samedi 3 mars 2007 par jugurta
C’est en rentrant de Rome, dans un train de nuit à six couchettes et allongé tout près d’une superbe blonde que j’ai terminé l’essai de Thierry Crouzet intitulé Le Cinquième Pouvoir, comment internet bouleverse la politique.
J’ai découvert cet auteur, comme souvent sur le web en glissant de liens en liens, par le biais d’Edouard Fillias le seul candidat libéral à l’élection présidentielle. Celui-ci avait fait l’éloge de la pensée en action de l’auteur du Cinquième Pouvoir. Aussitôt, je me suis mis à lire régulièrement ses billets et j’avoue que ce type a mis des mots sur des questions qui me turlupinent depuis que je blogue, que je me suis mis à mettre en ligne ce que jadis je laissais moisir sur mon disque dur.
Petit rappel de ce que j’avais écris il y a quelque temps et qui recouvre ce que j’ai lu dans cet essai : « nouveau paradigme » « la Matrice a remplacé l’Etat » « la télé est condamnée » « revue de blogs et introspection » « la pyramide et les réseaux »
C’est donc tout naturellement que j’ai fait l’acquisition de cet ouvrage qui pose selon moi des questions intéressantes (malgré quelques poncifs à la mode sur l’environnement) : Internet va –t-il changer notre façon de nous organiser en société ? Les hiérarchies sont-elles condamnées ? Sommes nous en train de changer de paradigme ? Sommes nous à l’aube d’une révolution instantanée, rapide et chaque jour si mouvante que l’on ne peut réellement l’appréhender?
Je le crois. Mais je ne serais pas aussi catégorique et enthousiaste que Thierry Crouzet. Même si l’auteur du cinquième pouvoir fait allusion à un moment aux dérives potentielles du Web, il ressort pourtant de son essai un espoir dans ce que l’on peut appeler l’intelligence collective.
Une utopie, lui rétorqueront ses détracteurs, alors que selon moi tout dépend comme souvent de ce que l’on fera de ce nouvel outil. Les propositions politiques allant vers plus de décentralisation, vers plus de libre choix, vers plus de coopération, vers plus de transparence sont une bonne chose pour mettre les élus devant leurs responsabilités. Thierry Crouzet parle même d’un programme politique OpenSource. Cela ressemble à Désir d’avenir, non?
Mais on peut aussi craindre une sorte de contrôle de tous sur tous. Big Brother n’étant plus un chef mystérieux caché dans sa tour d’ivoire et espionnant ses sujets avec un écran mais juste son voisin connecté en wireless…
Bref, comme souvent l’avenir seul dira si le cinquième pouvoir existe, s’il a une réelle influence ou si ce n’est, comme me le répète un ami socialiste, que poudre aux yeux. Réponse le 22 avril 2007 à 20h.





