eXc: Nous aimons la liberté, l'état de droit, l'héritage des Lumières, la séparation de l'église et de l'état, l'humour. Nous n'aimons pas le fascisme, le communisme, l'antiaméricanisme, l'antisémitisme, le racisme, la bureaucratie, les totalitarismes. Nous estimons que le plus grave danger que courent les démocraties libérales est de céder à l'islamofascisme. Lire plus

Campagne 2007: Qui nous délivrera enfin… de la Françafrique?

Posté le Jeudi 15 février 2007 par jc durbant

A l’ouverture du dernier sommet franco-africain de l’actuel squatter et futur SDF de l’Elysée (à Cannes les 15-17 février), comment ne pas évoquer les positions respectives des deux principaux candidats à l’élection d’avril prochain et poser la question: qui nous délivrera enfin… de la Françafrique?

« Sarkozy l’Américain » qui conserve certes quelques amitiés compromettantes (le président à vie togolais Omar Bongo ou l’archi-corrompu congolais Sassou Nguesso) mais s’est engagé à rompre avec, comme l’appelle Le Canard (très) enchainé, la « Chirafrique » …

Ou la Mère Royal, née à Dakar mais apparemment hors des vieux réseaux et qui vient de publier dans le Monde diplodocus des cathos de gauche (« Témoignage chrétien ») une position très vigoureuse et courageuse avant promptement de… la retirer?
« C’est la fin des réseaux de la corruption, et d’une certaine vision postcoloniale de la France en Afrique. /…/ on ne doit pas aider tous les pays africains de la même façon. Un pays comme le Bénin a connu 82 % de participation électorale à la dernière élection présidentielle. Le Bénin doit être davantage aidé que d’autres pays qui sont moins exemplaires en termes de démocratie. /…/ il faut un débat sur la présence militaire française en Afrique. Cette présence militaire est justifiée lorsqu’elle est une force de paix sous contrôle international, mais elle ne le serait plus si elle était là pour soutenir un régime douteux, fût-il « ami » de la France.

Il y a eu une grande complaisance et des malentendus dans les rapports entre l’Europe et l’Afrique. Expliquer l’échec de l’Afrique par les seules conséquences de la colonisation est outrancier. C’est respecter les Africains que de dire qu’ils ont une part de responsabilité dans la situation qui est la leur. /../ il y a neuf cents millions d’Africains. Et sur ces neuf cents millions d’Africains, il y en a quatre cent cinquante millions qui ont moins de 17 ans. La jeunesse du monde est africaine. Nous ne pourrons pas accueillir toute la jeunesse africaine. /…/ L’échec de l’Afrique d’aujourd’hui sera le désastre de l’Europe de demain. La question du développement de l’Afrique est une question essentielle. On doit définir une politique d’immigration commune qui ne pille pas les élites africaines, et qui ne désagrège pas le modèle d’intégration français. »
Nicolas Sarkozy

« la politique africaine de la France, figée dans une coupable immobilité (…) Depuis bientôt cinq ans, la droite française est en effet à l’origine de désordres sans précédent sur le continent africain. La conception de la Présidence de la République de Jacques Chirac y est pour beaucoup. En privilégiant systématiquement les amitiés personnelles au détriment de l’intérêt général, la pratique présidentielle a terni l’image de notre pays, qui se trouve associé dans l’esprit des Africaines et des Africains aux régimes les plus contestables du continent. »
Ségolène Royal

Christophe Chantepy, directeur de cabinet de Ségolène Royal, a fait savoir hier soir que le texte sur l’Afrique qui devrait être publié demain dans Témoignage chrétien et dans lequel la candidate PS lance une violente attaque contre la politique africaine de Jacques Chirac avait été envoyé « par erreur ».

Voir aussi la déclaration du collectif Survie-france.org qui fustige avec raison le soutien français et l’impunité des tyrans africains mais qui (autant d’ailleurs que, voix des agriculteurs obligent, Sarkozy ou Royal!) oublie étrangement en chemin la première mesure susceptible d’aider l’Afrique à se sortir du marasme où elle s’enfonce toujours plus après 45 ans de coopération et d’année en année:

A savoir non pas la libre circulation des personnes (qui ne ferait qu’aggraver les actuels problèmes d’immigration et d’intégration) mais des marchandises et surtout des produits agricoles africains sans laquelle l’Afrique ne pourra jamais décoller.

Et donc (et c’est là que le bât blesse) le démantèlement de la PAC européenne qui nous coûte si cher et ne profite qu’à une minorité des quelque 2% de la population active auquels se reduisent nos paysans sursubventionnés à surproduire et surpolluer …

jc durbant @ 09:17
Catégorie(s): Généralités etPrésidentielle française 2007


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