Posté le Jeudi 9 novembre 2006 par ajm
Lörrach, ville allemande toute proche de la ville de Bâle, lundi passé. Une désespérée se rend sur la terrasse de l’Hôtel de ville, laquelle culmine à quelque 70 mètres du sol, dans l’intention de mettre fin à ses jours. La police, les pompiers, des médecins, la presse, des psychologues spécialisés et la foule se réunissent sur les lieux.
Parmi la foule, ce qu’on appellerait en France une bande de jeunes — de jeunes citoyens allemands originaires du Kosovo, d’Albanie et de Turquie. Ils crient, à plusieurs reprises, «saute donc enfin!» et «ça devient ennuyeux!». Ce qu’on appellerait en France des SDF (sans domicile fixe) prennent alors parti pour la femme et s’écrient «fermez vos gueules!» ainsi que diverses remarques sur la provenance de toute évidence étrangère des «jeunes».
S’ensuit une bagarre généralisée que la police ne parviendra à stopper qu’à l’aide de 35 agents, dont six seront blessés. Une telle bagarre, provoquée par des encouragements à se suicider, est un cas unique dans les annales de la police.
Vers 16 heures, la jeune femme peut être convaincue de renoncer à son geste par les psychologues de la police.
Aujourd’hui, jeudi, seul un média francophone a repris l’information — il est basé au Canada.
Commentaire:
Chacun, en principe, devant la perspective imminente d’assister à la mort d’un de ses semblables, s’identifie à la victime et ressent de la compassion. Il peut bien sûr arriver qu’un ensemble de circonstances fortuites empêche ce phénomène chez l’une ou l’autre personne, mais de là à exprimer publiquement l’espoir que quelqu’un se tue devant ses yeux, il y a un monde.
Et si une telle attitude reste pensable, par exception, chez l’un ou l’autre individu très perturbé, que penser lorsqu’elle est partagée par un groupe compact de gens de même origine «culturelle»?
Il faut un énorme effort de propagande contre-nature, il faut d’innombrables répétitions, un martèlement pluriquotidien, des mois et des années durant, pour tromper la conscience à ce point, chez un groupe de gens, pour parvenir à les convaincre qu’une telle mort, qu’un tel encouragement est souhaitable.
Une chose aussi profondément stupide n’est possible de manière collective qu’avec l’aval d’une idéologie censée transcender les limites mêmes de l’existence, ce qu’on appelle une religion.
Et une religion qui aurait cet effet, sciemment voulu, dès son origine, vers l’intérieur fera naturellement d’autant plus d’efforts pour convaincre du contraire vers l’extérieur. Pour affirmer que les éclats tels que celui de Lörrach ou du métro parisien, ou des vagues de viols très typés, ou des incitations télévisées à la haine religieuse, ou du terrorisme en général, en sont totalement découplées.
Il faut enfin prendre des précautions.
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Une réponse à “«Vas-y, saute donc enfin, on commence à s’ennuyer!»”
10 nov 06 à 15:41
«Vas-y, saute donc enfin, on commence à s’ennuyer!»
Elle a eu de la chance d’être en allemagne cette femme !!!!





