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La gauche verrait bien tout le monde au smic. Le progrès social, c’est d’en sortir

Posté le Dimanche 29 octobre 2006 par jc durbant

Quand on pense qu’après tout ce temps (on croit rêver!), la gauche en est encore, comme le rappelle Le Figaro d’hier, à proposer les mêmes vieilles recettes qui ont fait ses échecs passés: renationalisations, hausses du smic, etc.

“Quand la droite fait des bêtises, la gauche se croit toujours obligée de surenchérir. En quatre ans, mais avec l’excuse d’avoir dû aligner les salaires minimums en raison des 35 heures, la droite a augmenté le smic de 17% ; les candidats socialistes veulent le pousser de 8% dès la première année. Ils appellent cela un «signal fort» : il suffit que le gouvernement le veuille. Le smic est fixé par décret. Un oukase. Comme près d’un salarié sur quatre (et notamment beaucoup de femmes) est rémunéré au salaire minimum, la hausse du smic paraît être la première des mesures sociales, tant il est vrai qu’un seul salaire au smic permet difficilement de vivre décemment. Ce n’est pourtant qu’un faux-semblant. L’efficacité sociale consiste en réalité à conserver l’emploi dans notre pays, à en créer constamment de nouveaux, à augmenter le pouvoir d’achat des salariés en leur offrant des perspectives d’être mieux payés en étant plus qualifiés, de travailler plus s’ils leveulent, et de participer aux bénéfices de leur entreprise grâce à la stimulation de la croissance.

La gauche verrait bien tout le monde au smic. Le progrès social, c’est d’en sortir. Sous le masque d’une «avancée sociale», la hausse du smic nourrit le chômage, gèle l’emploi et l’exporte ailleurs où les coûts sont plus bas. L’économie française n’a cessé de perdre des places dans la compétition mondiale, même le président du groupe socialiste à l’Assemblée, Jean-Marc Ayrault, en convient au micro d’Europe 1. Les raisons en sont connues : perte de compétitivité, coûts salariaux trop élevés (pas assez de travail annuel). Or, quand les socialistes veulent augmenter le smic de 8%, alors que le taux de croissance est de 2,3% et l’inflation de 2%, ils chargent encore la barque de toutes les entreprises, et en particulier de celles, petites et moyennes, qui emploient le plus de salariés au smic parce qu’elles ne peuvent pas faire autrement. En augmentant leurs coûts, on les place devant l’alternative : ou réduire leurs effectifs, ou augmenter leurs prix de vente. Ce qui ampute le pouvoir d’achat des petits revenus, et comme on ne peut plus corriger ces hausses par la dévaluation de la monnaie dans la zone euro, cela entraîne la baisse de nos ventes à l’étranger… Alors, sous la pression du chômage et du déficit des échanges, le gouvernement «compense» : il diminue les charges sociales sur les bas salaires pour alléger le coût des hausses qu’il a lui-même décidées ; après quoi, il augmente également la «prime pour l’emploi». Nous avons ainsi quelque 13 milliards d’euros d’allègements de charges par an (avec 45 milliards de déficit) ! Soit l’équivalent de près de 700 000 emplois salariés au smic ! Des allègements de charges que nous payons soit par nos impôts soit par nos emprunts - qui ne sont que desimpôts différés. La hausse du smic finit ainsi par tourner à l’absurde. Quand on a déjà 1,2 million de RMistes et, dit-on, 7 millions de «pauvres», peut-être serait-il temps de changer de politique.”
La chronique de François d’Orcival

jc durbant @ 15:01
Catégorie(s): Pendant ce temps-là, en France et Politiques économiques


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Une réponse à “La gauche verrait bien tout le monde au smic. Le progrès social, c’est d’en sortir”

  • 1
    Letel:

    bon sens : une solution
    “En un mot: supprimer les dizaines d’aides, allocations, prestations, etc. Je connais (et tout le monde a dans ses connaissances un cas similaire) un couple qui a la quarantaine, n’a jamais travaillé et toujours vécu aux frais de la société, en gros avec 2 enfants :1450 euros nets par mois: pas d’impots, pas de cotisations à payer, bénéficiaires de la cmu, vacances payées pour les enfants par la mairie, resto du cœur, allocation rentrée scolaire, allocation parents isolés (en ne disant pas vivre ensemble), allocation logement, familiales, et j’en oublie. En gros en travaillant avec 1 seul salaire de 2000 euros par mois, il resterait moins. Pourquoi se lever à 5h, 2h de transport par jour, + le travail…..”
    Un commentaire, sur un article du Figaro