eXc: Nous aimons la liberté, l'état de droit, l'héritage des Lumières, la séparation de l'église et de l'état, l'humour. Nous n'aimons pas le fascisme, le communisme, l'antiaméricanisme, l'antisémitisme, le racisme, la bureaucratie, les totalitarismes. Nous estimons que le plus grave danger que courent les démocraties libérales est de céder à l'islamofascisme. Lire plus

Indigènes (2): les harkis

Posté le Lundi 2 octobre 2006 par Dabbelby

Ames sensibles s’abstenir. Voici les témoignages de rescapés du martyr dont ont été victimes les supplétifs algériens, lâchement abandonnés par l’armée française, le lendemain de la déclaration de l’indépendance de l’Algérie. Ces horreurs ont été orchestrées par ceux-là même qui dirigeaient et qui dirigent encore l’Algérie aujourd’hui: les militants du FLN. Quand Bouteflika accuse la France d’avoir commis des atrocités en Algérie, d’avoir conçu des camps d’extermination dignes du régime nazi,  on peut légitimement se demander combien de ces charniers, opportunément mis en jour pour la circonstance, et si on en coit ces témoignages émouvants, ne sont pas le fait de l’ALN elle-même et de ses complices au pouvoir, Boumedienne nommément cité et peut-être Bouteflika lui-même. Cette barbarie unique et inégalée dans tout le Maghreb s’est perpétué avec la même inhumanité, le même sadisme effroyable et imputée aux jihadistes du GIA cette fois-ci. Ceux-ci protestent et mettent en cause la Sureté algérienne. Aux mêmes maux les mêmes moyens. Le modus operandi est, en effet, étrangement le même que pour le massacre des harkis, et d’autres témoignages venant corroborer ce soupçon, on en vient à se demander pourquoi les algériens restent étrangement passifs devant de telles accusations. La peur des représailles n’explique pas tout…

  

Témoignages de français musulmans et de leurs familles, principalement militaires harkis, engagés dans l’armée française

 Paris, le 18 octobre 1962

Pour de strictes raisons de sécurité nous n’avons porté que les initiales des personne qui nous ont remis leur témoignage.
………………
Je vous confirme les termes de notre conversation téléphonique du jeudi 20 septembre 1962 concernant le sort des anciens supplétifs de Maillots (Grande Kabylie) restés au pays.

-MEBARKI Amar, enlevé à Sahridji début avril a été émasculé et dépecé vif en compagnie de

-ZERKAK Amar.

-MEZIANE Daou Ameziane, 63 ans environ, ancien harki, garde champêtre d’Ouled Brahim, arrêté une première fois, relâché puis repris et exécuté en août après « jugement »

-ZAIDI Tahar, sergent, ancien combattant des campagnes d’Italie, de France, d’Allemagne, engagé dans la force locale, a subi le même sort.

-MEROUANE Amar, 43 ans environ, père de famille nombreuse d’Iril Hammad, se serait suicidé.

-MOUALID, dit Soualah Arab, sergent-chef, a déserté avec armes et bagages vers le 8 avril. Servirait d’indicateur à l’ALN.
Le 20 juillet le moghzen de la S.A.S. de Cheurfa a été arrêté, interné dans les anciens locaux de la SAS. Au mois d’août ces locaux servaient journellement de lieu de torture et d’exécution.

Le 8 octobre ce même correspondant nous donnait sur la même région les précisions suivantes :
MEZIANE Daou a été tué à coups de bâtons dans la cave de l’ancien Dar el Askri de Maillot à dix mètres du 22eme B.C.A.
Le sergent-chef MOUALID dit Soualah Arab, qui avait déserté, a été tué.
Le sergent-chef BOUCHRIT Slimane ben Kaci, qui avait également déserté, a été promené dans la vallée de la Soummam, traîné à l’aide d’une corde fixée à un anneau lui traversant le nez. A été roué de coups, abreuvé d’eau salée puis abattu.
MEROUANE Amar ne s’est pas suicidé ; torturé par le FLN, il a été ramené chez lui pour qu’il indique où il cachait son argent. Sa maison à Maillot était à cent mètres du P.C. du 22eme B.C.A. il a ensuite été abattu à Chelirfa. C’est son neveu MEROUANE Amar ben Arezki qui s’est suicidé.  
MEROUANE Amar laisse une femme et neuf enfants de 2 à 14 ans. Certains militaires ont pu faire passer quelques subsides à sa fille. Ne pourrait-on intervenir pour sauver ces enfants ?
Les anciens harkis et chefs de village de la région de Beni Hamdoune(commune de Takerboutz, cinq kilomètres au nord-ouest de Tazmalt) ont eu les lèvres et le nez coupés avant d’être exhibés dans les douars voisins.
A Iril n’Zerouine seraient détenus plusieurs dizaines de harkis. Il y a des charniers à ciel ouvert sur la route d’Aumale.

Temoignage harki Z…Mohamed (refugié en Métropole) :
Le lieutenant BOUMEDIENNE Mouloud (A.L.N.) a fait egorger trois de mes camarades :
-OUSSEL Ali,  
-DAHMANE Mohamed,
-AMAR Ouaroum.
Six autres de mes camarades ont été attachés arrosés d’essence et brûlés vif en plein centre de Tizi-Ouzou. J’ai été caché dans un hôtel tenu par une européenne. C’est elle qui m’a aidé à me sauver dans la nuit et j’ai rejoint l’armée.
Des européens ont voulu nous protéger et nous cacher, mais eux-mêmes ont été menaces de mort si pareille chose se produisait.
Situation de militaires ou harkis de la région de Palestro en juillet 1962 :
-SEBIH Ahmed ben Menouar, mokadem à la S.A.S. de Maalla-el-Isseri, valeur militaire, deux citations, assassiné à El-Isseri (Grande Kabylie)
-AYACHE Abderhamane ben Hamed, sergent au commando du 2eme bataillon du 1er R.I.M.A., valeur militaire, assassiné au cours du mois de juillet à Boukouchene, commune d’El Isseri.
-OUCHEFFOUNE Mohamed ben M’ahmed, sergent-chef au commando du 2eme bataillon du 1er R.I.M.A., valeur militaire, assassiné au cours du mois de juillet à Soul es Sebt, commune de Bouderbala.
-AYACHE Ali ben Ahmed, harki au commando du 2eme bataillon du R.I.M.A., valeur militaire, assassiné au cours du mois de juillet à Guerrouma.
-AYACHE Ali ben Mohamed, harki au commando du 2eme bataillon du 1er R.I.M.A., valeur militaire, assassiné au cours du mois de juillet à Guerrouma.
-BOUCHRIT Ahmed, harki au commando du 2eme bataillon du 1er R.I.M.A., valeur militaire, assassiné au cours du mois de juillet à Guerrouna.
-AISSAOUI Abdelhatif ben Ahmed, moghzani à la S.A.S. de Gerrouma, valeur militaire, assassiné au cours du mois de juillet à Guerrouma.

Témoignage  de B…Tahar employé à la D.R.S. de Palestro :
« Les rebelles en armes et tenues nous recherchaient et nous emprisonnaient apres nous avoir pris nos économies et nos biens et avoir fait subir les pires outrages à nos femmes et nos filles. Deux de mes camarades le sergent harki  
-DOUGUANE Abderhamane et le moghzani
-DOUGUANE  Allal, ont eu le nez transpercé par un fil de fer au bout duquel était suspendu un poids de deux ou trois kilos. Ils ont été dévêtus et placés dans une salle en plein centre du village. Les rebelles faisaient payer l’entrée 500 francs à tous ceux qui voulaient les voir et leur administrer quelques coups de canne. Des centaines de personnes se sont livrées à ce jeu et en particulier des femmes.
Mes deux camarades n’ont pas pu tenir longtemps. Ils sont morts au bout de cinq à six heures de ce traitement mais les gens venaient tout de même les voir et les battaient même morts.
Ma femme et mes trois enfants(garçons de 18, 15, et 13 ans)sont entre leurs mains et je ne sais ce qu’ils sont devenus.
J’ai vu trois de mes camarades égorgés au camp 640 tout près de Paledtro. Une vingtaine d’autres, tous anciens harkis ou moghzanis emmenés à Tablat et exécutés.
J’ai vu un ancien harki tout nu attaché au centre du village avec du fil de fer. Il est mort après deux jours de grandes souffrances. »

Témoignage de K…Saad, moghzani durant deux ans à la S.A.S. de Laperrine, puis durant quatre ans à la G.M.S. 53 de Derville :
Nous étions restes une dizaine de supplétifs au village d’Ain-Bouzid. Les rebelle sont venus, nous ont pris et emmenés au commandant Moktar. Celui-ci nous a pris tout notre argent, jugé et condamnés à mort.
Huit de mes camarades ont été pendus ou égorgés. Ils ont remis notre exécution, la mienne et celle d’un camarade pour le soir. Mais vers 16heures, il y a eu un accrochage aux environs du village. Nous avons profité de l’affolement pour nous sauver. Mon camarade moins rapide a été tué par balle. J’ai été poursuivi, mais j’ai été vu par des militaires français et récupéré. J’ai rejoint avec eux la ferme Pozzo.
Avant l’exécution de mes camarades, les rebelles nous ont rasé la tête, la barbe et la moustache. Ils nous ont promenés dans le village de Palestro tandis que la population nous frappait et nous injuriait et que les femmes poussaient des « you-you ».
Pendant notre promenade, ils nous ont conduits devant la sous-préfecture et nous ont montré 55 harkis et moghzanis en nous déclarant qu’ils allaient subir le même sort.
Le lendemain, nous avons appris que nos 55 camarades avaient été exécutés. »

Extrait d’une lettre reçue par H… Rabah, réfugié en métropole, provenant du harki K…Mohamed qui se trouvait encore en Algérie – 7 septembre 1962 :
« Je suis ici avec le bataillon pour une quinzaine de jours. Mais bientôt on va venir en France.
Cher frère Rabah, ton frère Said il est venu avec les militaires de Beni-Amrane(Palestro) dans les camions pour aller à Rouïba pour se réfugier en France.
Au moment où ils sont arrivés à Ménerville, il y avait un barrage de contrôle de l’A.L.N.  
Ils l’ont fait descendre du camion et ils ont tiré sur lui. Il avait les deux jambes coupées, après ils l’ont emmenés à l’hôpital, il y est resté quelques jours, après ils l’ont tué encore.
Cher Rabah mes condoléances pour ton frère Said qui est mort, enfin le bon Dieu est grand.
Autre sujet, l’A.L.N. a piqué 350.000 francs pour ta mère. On attend toujours pour qu’elle va rentrer… »

Faits rapportés par une européenne arrivée d’Algérie fin Août 1962. Renseignements sur la région Aomar-Laperrine(Grande Kabylie) :
« Chouiha GENDPIZ, molkadem de la S.A.S. d’Aomar de 1956 à 1961, vingt-six ans de vie militaire, guerre d’Indochine, médaillé militaire, dix citations.
Pris par les rebelles en même temps qu’un vieux harki du 1/43eme R.A. BOURHIM Said, vers le 15 juillet.
Enfermés dans une mechta pendant quinze jours à Tazezout-Nezlioua. Le F.L.N. a torturé ensuite Bourhim et ils l’ont pendu devant lui. Pour éviter de subir le même sort qui devait être le sien deux jours après, Guendouz s’est pendu avec son ceinturon.
A laperrine, sept harkis du 9eme R.I.M.A. stationnés à Laperrine ont été égorgés sur la place publique. Ces harkis avaient eu le malheur d’avoir fait les dernières opérations contre le F.L.N. quelques jours après le cessez-le-feu lorsque le F.L.N. avait tenté le pillage du village Laperrine.
C’était grâce à eux et aux soldats du 9eme R.I.M.A. que la population européenne et musulmane de Laperrine n’était pas tombée aux mains des rebelles avant le 1er juillet. »

Témoignage de L…Abdelkader, moghzani durant cinq ans à la S.A.S. de Mechtras :
« au cessez-le-feu les rebelles nous ont mis en confiance. Ils nous ont fait déserter. J’ai moi-même déserté. Ils nous ont regroupés dans des camps, pris notre argent, nos armes, nos bijoux…Ils ont formé des camarades choisis parmi les plus jeunes et les plus courageux pour aller combattre l’O.A.S.
Apres le 1er juillet nous avons compris notre erreur. Nous avons manifesté notre mécontentement. Une vingtaine d’entre nous ont été exécutés immédiatement. La surveillance relâchée après plusieurs jours nous nous sommes révoltés. Une trentaine de harkis et de moghzanis ont été abattus, plusieurs évasions. Les autres je n’ai plus rien su d’eux pendant que j’étais sous la protection française. »

Témoignage A…Amar, militaire durant huit ans puis harki durant six ans, région de Dra el Mizan :
«  J’ai vu mon ami,
-HAMADANI Rabah(civil de sentiment pro-français) pendu par les rebelles en plein centre de Dra el Mizan.
-HAMDANI Slimane, harki, a été égorgé en plein centre de Talagueft.
-DAOUD Said ben Ali a été égorgé sur la place de Dra el Mizan devant toute la population réunie. Cette scène fut applaudie et accompagnée des « you-you » des femmes,  
-HADADI Slimane, harki, a été fusillé.
-HOUCINE Tahar, a été abattu d’une balle dans la tête en plein village.
Ils ont enlevé la femme de mon neveu le harki A…Rabah. D’après les déclarations de certaines personnes elle aurait été violée et gorgée après avoir servi de jouet pendant plusieurs jours(le corps n’a jamais été retrouvé). »

Témoignage M…Kaddour ben Abdellah, militaire puis sergent harki :
« J’ai vu à Penthièvre(département de Bône) plus de vingt-cinq harkis égorgés. Un harki a eu la tête coupée et exposée à l’entrée d’une cité. La consigne F.L.N. était de barbouiller de merde la tête de ce malheureux, consigne suivie par les enfants de tous ages et surtout les femmes. »

Situation à Tablat.

Origine B…Messaoud ben Rabah, ex-harki au 12eme B.I. Tablat. Réfugié en métropole.
Le 28 juin Tablat vit partir les derniers militaires français (23emeR.A.) dont certains officiers n’avaient cessé d’affirmer aux  ex-supplétifs qu’ils n’avaient rien à craindre désormais.
Apres avoir reçu assurance qu’ils seraient tous engagés dans l’armée française, seuls cinq d’entre les supplétifs furent engagés, célibataires, l’armée ne prenant pas en charge les mariés.
Un lieutenant du 23eme R.A. ayant voulu aider les harkis à partir pour la France(il avait pris contact avec eux, leur demandant quels étaient ceux désirant rejoindre la métropole) fut muté par ses supérieurs.
Le 1er juillet au matin, les manifestants, encadrés par les éléments de l’A.L.N. encerclèrent la cité harki de Tablat. Ils jetèrent hors des maisons les familles de harkis. Cinquante à soixante harkis furent alors entravés et livrés à la vindicte de la foule, les femmes piétinèrent ces hommes, certaines enfonçant des tiges de fer dans le visage de ces malheureux. D’autre découpaient des morceaux de chair sur le corps des suppliciés et le leur mettaient dans la bouche. Puis le cortège traîna ses victimes à travers la ville. Enfin ils furent jetés dans les locaux de l’ex-2eme Bureau. Ils y restèrent quatre jours après avoir été ressortis quotidiennement pour des « promenades » en ville.
Enfin ils furent exécutés par l’A.L.N. aux fractions Zemmala et Beni-Jouglal.

B…
fournit la liste ci-dessous des harkis dont il se rappelle les noms et qui furent assassinés en cette occasion. Lui même perdit trois frères et sa mère. Il signale que le harki
-EMRI Amar fut assassiné en compagnie de son épouse et de ses deux enfants(5 et 2ans1/2)
Le juge de Paix européen de tablat fut témoin des « manifestations » mais n’intervint pas.
Les gendarmes firent une intervention auprès de l’A.L.N. mais furent éconduits.
Sur 70 harkis qui servaient à Tablat , B…affirme qu’il n’y a que 10 survivants :  
5 engagés par le 23eme R.A., 5 actuellement au camp de X…

Témoignage harki B…Ahmed ben Slimane, harki pendant trois ans au 37eme B.C., 21ème compagnie, Guelma :
« le chef F.L.N. ZEMMOURI Salah, accompagné de quatre hommes, tous en tenue,  s’est présenté chez moi dans la nuit (le 1er août). Ils m’ont emmené ainsi que ma  femme. Nous avons été attachés et battus. Ils m’ont pris toutes mes économies. Ma femme a subi les pires violences. Sous mes yeux elle a été violée par quatre hommes. Ma femme a vingt-neuf ans.
J’ai eu mon oncle paternel et deux cousins harkis égorgés par les rebelles le jour même de mon évasion.
Nous avons réussi ma femme et moi à nous sauver et nous nous sommes mis sous la protection de l’armée.

Récit fait par A…Mohamed ben Salah, harki depuis 1955 au 15/I R.I. de Guelma :
-ABBDALAH Amhed ben Ferhat, harki à la 2eme compagnie du 15/I a été tué à  coups de battons et dépecé. Soixante-quatorze autres harki au total de la région de Guelma ont été assassinés  vers le 15 juillet.
-BOVITI Tahar ayant eu quatre fils harkis au 15/I a été supplicié(deux  jambes et deux bras coupés vers le 12 juillet).
Le colonel du borj de Guelma avait interdiction de sortir troupes et véhicules pour aller sauver les familles menacées.

Témoignage C…Abdelkader, harki durant 6 ans à Sidi-Bel-Abbes :
« Des rebelles en armes, d’autres en civils, sont venus m’arrêter dans la nuit du 2 août 1962. »Pourquoi n’as-tu pas déserté avec armes selon le mot d’ordre rebelle ? »
J’ai été attaché et laissé nu, et blessé par courant électrique dans plusieurs parties du corps. Au bout de deux jours j’ai réussi à me libérer et me sauver. Je me suis mis sous la protection de l’armée. J’ai laissé ma femme et mes deux enfants prisonniers du F.L.N. Je ne sais pas ce qu’ils sont devenus. »

Origine B…Rabah ben Ahmed, ex-harki au 12eme B.I. Tablat :
Se trouvant en ville à Tablat au moment de la manifestation du 1er juillet, sur dénonciation d’enfants qui se trouvaient en tête du cortège il fut reconnu comme harki et maltraité. Grièvement blessé(larges plaies à la tête dont il porte les significatives cicatrices} il fut laissé sur le trottoir. Ainsi qu’ALOUANI Said actuellement à X…qui pour les mêmes raisons avait subi le même sort.
Quelques instants plus tard une voiture de l’A.L.N. le récupéra ainsi que son camarade et les transporta à l’hôpital d’Aumale. Là ils furent mis dans une chambre et laissés sans soins. Des militaires de l’A.L.N. avaient donné ordre de les laisser se « déchoquer » afin qu’ils puissent être interrogés.
Deux soirs de suite il reçurent la visite de « types énormes » qui se contentèrent de constater qu’ils n’étaient pas encore en « bon état ». Enfin le troisième jours, grâce à la complicité d’une infirmière européenne qui les fit sortir de l’hôpital, ils purent se réfugier dans la caserne du 23eme R.A. où ils furent soignés puis dirigés sur Tefeschoun.
Avant de partir pour Tefeschoun les militaires du 23eme R.A. les avaient escortés à Tablat pour récupérer la famille. Mais celle-ci(épouse, mère et un neveu)avait été enlevée par l’A.L.N.
-HANAFI Salah ben Salah, caporal harki au 12eme B.I., Tablat, assassiné le 1er juillet.
-EMRI Amar ben Hamdat, harki au 12eme B.I. Tablat, assassiné le 1er juillet ainsi que son épouse et deux enfants (5ans et 2ans ½)
-FELLAH Mohamed ben Mohamed, harki au 12eme B.I., assassiné le 1er juillet, son
 -épouse s’est suicidée.
(…)

Témoignage Moghzani A… Ahmed, S.A.S., Haman Meloucetre (Rovigo).
« Sept harkis et Moghzanis de Rovigo (commando de chasse 117eme R.I. et S.A.S.. Amamlouane ont été enlevés et tués vers le 1er juillet à R’mili (Rovigo), en particulier les moghzanis :
-MOUSSA Mahfoud et  
-MOUSSA Amar
. »

Témoignage A…Tahar, harki à la S.A.S. de Rivet, puis détaché auprès de la gendarmerie de Rivet :
« Le sergent  
-BOROUIS Djemal 27 ans, mokadem de la S.A.S. de Rivet, pris par le F.L.N. le 15 juillet, emmené à R’mili (Rovigo), supplicié et égorgé le 27 juillet.
-TAHAR Boussaada, harki au 2eme Bureau du 117eme R.I., pris par le F.L.N., début mars 1962, supplicié et tué quelques temps après – chair arrachée et ingurgitée de force, salée et exposée au soleil durant plusieurs jours ».

Témoignage M…ben Mohamed, harki au 20eme G.A.L., puis moghzani à la S.A.S. DE Tigzirt-sur-mer et enfin au 1/73eme R.I.M.A. à Boufarik :
-« M…ben Brahim, harki au 1/73eme R.I.M.A., a été étranglé par l’A.L.N. dans les monts de l’Atlas, au sud de Souma, au cours du mois de juillet.
-S.N.P. Djelloul, ex-harki au 20eme G.A.L., arrêté quelques jours après le 1er juillet, emmené au camp F.L.N. de Bensala (Oued el Alleug), a été décapité vers le 8/7. Sa tête a été rapportée à son père.
Sur 40 harkis originaires d’Oued el Alleug, 3 seulement se sont sauvés, tous les autres on été arrêtés. »

TEMOIGNAGE :
Recit du caporal L…Brahim, du maghzen de la S.A.S. de Texenna puis de Duquesne près de Djidjelli (Canstantine), croix de la valeur militaire, deux citations, une blessure. Engagé depuis 1956, actuellement réfugié en métropole.
« J’ai réussi à m’enfuir d’El Marsa avant mon exécution et à rejoindre Alger ou je me suis embarqué sur le Kairouan le 21 août pour Marseille. 
Voici comment les choses se sont passées pour moi et les camarades de la S.A.S.
Fin juin, le lieutenant, chef de la S.A.S. nous dit de choisir entre la France et l’Algérie. Ceux qui choisiront la France seront protégés et évacués avec leurs familles. Les autres toucheront leurs primes et se débrouilleront.
Tous voulaient la France. Mais plusieurs ont voulu d’abord rentrer chez eux. Nous avons été trois à choisir tout de suite : moi, B…et G…
On nous a emmenés avec les familles à Djidjelli. Mais là, on nous a dit que l’armée ne pouvait pas nous loger et nous protéger ; on nous a mis dans un garage dans le quartier éloigné d’Ouled Moussa et on nous a dit d’attendre le bateau. Nous n’étions pas protégés et on nous avait désarmés. La nuit même, cinq fellaghas armés arrivent, nous font prisonniers et nous emmènent en laissant femmes et enfants. Ils nous conduisent à plusieurs heures de marche à la mechta El Marsa, douar Tamesquida et nous enferment tous les trois dans la maison du commandant fellagha HAMIOUD Lakhdar.  
Ils nous ont laissés trois jours, les mains attachées, sans manger ni boire, gardés sans cesse, sans rien nous dire. Apres trois jours, ils ont défait nos liens et nous ont gardés presque un mois, jusqu’à la fin juillet, dans la maison sans nous parler ni pouvoir sortir.
Ils nous ont conduits dans ma maison disant qu’il ne nous arriverait rien, mais qu’ils nous gardaient encore. Ils nous avaient déjà pris tout notre argent. Les femmes et les enfants étaient revenus aussi. Puis un jour les fellaghas ont réuni toute la population civile. Ils nous ont à nouveau attachés les mains à tous les trois et à un autre moghzani de la S.A.S. de Tamentout. Alors, pendant trois jours les civils conduits par les fellaghas nous ont battus à coups de bâtons, de pierres. Nos femmes ont subi le même sort que nous. Apres ces trois jours nous étions presque morts, nous quatre et nos femmes, couverts de plaies, surtout à la tête.
Mais ils ne nous ont pas tués. Ils nous ont remis dans la maison. Mon frère a pu me dire qu’ils allaient nous tuer. J’ai pu me sauver au moment où on allait m’attacher les mains. Je sais qu’un autre s’est échappé aussi, mais il avaient les mains attachés derrière le dos : il a du être repris et tué.
Je me suis caché quinze jours dans la foret. Mon frère, la nuit, a pu me donner de la galette et un peu d’argent. J’ai gagné Fedj M’Zala puis Saint-Arnaud. J’ai pris le train pour Alger où je suis arrivé le 19 août.
A la gare, j’ai été au bureau français. J’ai obtenu un billet pour Marseille, puis pour Paris. Avant le départ du bateau à Alger, la police F.L.N. est montée à bord contrôler les musulmans. Elle a pris trois goumiers qu’elle a fait débarquer. Moi je n’étais pas sur leur liste.
Voilà ce que sont devenus les autres de la S.A.S. :
D’abord ils ont sûrement tué ma femme et peut être mon fils après mon évasion.

(…)

Témoignage Moghzani A… Ahmed, S.A.S., Haman Meloucetre (Rovigo).
« Sept harkis et Moghzanis de Rovigo (commando de chasse 117eme R.I. et S.A.S.. Amamlouane ont été enlevés et tués vers le 1er juillet à R’mili (Rovigo), en particulier les moghzanis :
-MOUSSA Mahfoud et  
-MOUSSA Amar
. »

Témoignage A…Tahar, harki à la S.A.S. de Rivet, puis détaché auprès de la gendarmerie de Rivet :
« Le sergent  
-BOROUIS Djemal 27 ans, mokadem de la S.A.S. de Rivet, pris par le F.L.N. le 15 juillet, emmené à R’mili (Rovigo), supplicié et égorgé le 27 juillet.
-TAHAR Boussaada, harki au 2eme Bureau du 117eme R.I., pris par le F.L.N., début mars 1962, supplicié et tué quelques temps après – chair arrachée et ingurgitée de force, salée et exposée au soleil durant plusieurs jours ».

Témoignage M…ben Mohamed, harki au 20eme G.A.L., puis moghzani à la S.A.S. DE Tigzirt-sur-mer et enfin au 1/73eme R.I.M.A. à Boufarik :
-« M…ben Brahim, harki au 1/73eme R.I.M.A., a été étranglé par l’A.L.N. dans les monts de l’Atlas, au sud de Souma, au cours du mois de juillet.
-S.N.P. Djelloul, ex-harki au 20eme G.A.L., arrêté quelques jours après le 1er juillet, emmené au camp F.L.N. de Bensala (Oued el Alleug), a été décapité vers le 8/7. Sa tête a été rapportée à son père.
Sur 40 harkis originaires d’Oued el Alleug, 3 seulement se sont sauvés.

(…)

A ma connaissance, de tous les anciens de la S.A.S., trois seulement ont pu s’échapper en France dont moi-même, mais en laissant leurs femmes et familles aux fellaghas.
BELGHERBI Madani mokhadem, blessé décoré de la Croix de la valeur militaire qui est parti des le début juin avec des harkis et des militaires. Il est au camp de X… Mais ses  
-deux fils ont été tués.
ATTAL Messaoud qui s’est échappé et est engagé au 13eme tirailleurs en Allemagne. Mais ses deux frères
-ATTAL Tahar et  
-ATTAL Derradj ont été tués.  
-SA VIEILLE MERE et
-SA FEMME ont été égorgées et  
-BIEN D’AUTRES FEMMES

(…)

En général les fellaghas ne tuent pas eux-mêmes : Ils réunissent toute la population, même les femmes et les enfants et quand ils ne veulent pas, ils les obligent à nous tuer avec des bâtons et des pierres. Eux, ils gardent et donnent des ordres et les drapeaux. Moi, ma femme et mes camarades, ce sont les civils qui m’ont frappé et blessé.  
Je veux encore dire cela : J’ai vu en traversant à pied le Constantinois pour aller à Alger en me cachant, des anciens goumiers, leurs femmes et des enfants lapidés, battus et qui allaient sûrement être tués dans la rue. IL Y AVAIT ENCORE L’ARMEE FRANCAISE ET LES GENDARMES QUI REGARDAIENT SANS RIEN FAIRE. POURKOI ? POURTANT NOUS AVIONS ETE FIDELES JUSQU’AU BOUT. JE NE COMPRENDS PAS POURQUOI ILS LES LAISSENT TUER SANS RIEN FAIRE. POURTANT LES FELLAGHAS EN ONT PEUR ENCORE. ILS POURRAIENT LES SAUVER, OU CEUX QUI SONT DANS LES CAMPS.
Pour moi je veux encore m’engager dans l’armée. Je n’ai plus rien. Ni même de la famille. Il me reste juste la France, l’armée et mon lieutenant.. »

 FIN du témoignage de L…Brahim, du maghzen de la S.A.S. de Texenna

Dabbelby @ 18:09
Catégorie(s): Généralités


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162 réponses à “Indigènes (2): les harkis”

  • 162
    michael:

    Ce qui me degoute parmi les commentaires ce sont les diatribes enflammees et haineuses de grands” combattants pour l’independance ” aghiles45: par exemple ( independance obtenue en 62 au cas ou ils ne le sauraient pas ..) qui n’ont rien “pardonne” qui justifient toutes les atrocites commises par la populace excitee par le FLN , qui feraient volontiers subir le meme sort aux descendants des harkis et tous ces grands heros inconditionnels de l’Independance nous ecrivent bien au chaud et nourris par” l’ignoble pays colonialiste” ou bien aigris et bourres de haine assis sur leur cul dans leur mere-patrie en attendant ….leur visa pour la France !
    Question faux culs on a rarement fait mieux !
    Quand aux harkis ca restera une tache sur l’honneur de la France mais pas pour certains individus qui eux ont au moins sauve une partie . Quand a l”acceuil” pour les survivants et leurs familles , a croire que ils etaient a considerer comme des suspects sinon des ennemis …..

  • 161
    ali-h:

    étant assez jeune, je ne suis au courant de ses atrocités précédement citées que par les anciens de ma famille, ce qui nous est enseigné a l’école ( peu de chose sue ce sujet ), et des “on dits”. Mais suite à quelques commentaires que j’ai lu, je me retrouve fortement choqué par les réactions de certaines personnes.
    Comment aux jours d’aujourd’hui, il peut encore y avoir de tels commentaires !
    Dans tous les pays, envers toutes les origines et de tout temps il y a eu des actes de barbaries de la sorte! une fois c’était eux les fautifs, une fois c’était les autres! Tout le monde un jour ou l’autre a été coupable ou victime!
    Et aujourd’hui, je vois des personnes qui accuse encore un tel ou un tel de traitrise envers sa nation, sa patrie!…
    La patrie…. je ne comprend toujours pas comment certain parle avec un tel engouement de la patrie! pour moi ce mot ne signifie que peu de choses…
    Pour ma part, il est vrai que si j’ai le choix de défendre ma patrie ou bien d’essayer de donner un avenir meilleur a ma famille, mes descendants, le choix est assez vite fait! Mais les mentalités d’aujourd’hui et de l’époque ne sont pas les mêmes je l’accorde! mais je ne comprend pas comment aujourdhui on peut encore chercher le fautif !! il y en a qu’un et c’est l’homme. peu importe qu’il soit français, pied noirs, algeriens etc… ! Que se soit par les lois établis par l’homme ou bien par les différentes religions nulle part il est autorisé de tel actes! Donc en ce qui me concerne les fautifs se trouve de parts et d’autres! Tant de morts pour de tel bétise cela m’attriste mais malheureusement plus je vieilli et plus je découvre que cela n’est pas fini bien au contraire malgrés notre but commun a tous qui est de vivre heureux et en paix avec les siens! quand tout le monde aura compri que au lieu de tous sentretuer on pourrait plutot s’entraider la le mot humanité aura une valeur importante.

    je tiens également a m’excuser si mes propos sont un peu brouillon ou incohérent mais cela me tenais a coeur de réagir aprés les commentaires que j’ai lu. merci de votre compréhension.

  • 160
    sphax:

    @balagan : je suis d’accord avec ce que vous dites sur les pieds noirs, mais ça il y a tout un tas de lobbys gauchiste et “antiraciste” qui ne cessent de le répéter, et avec des ajouts même. Je pense donc que ce n’était pas utile de nous rafraichir la mémoire, pour ça il y a les altermondialistes télévisés qui le font trés bien.

  • 159
    Balagan:

    Sphax, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Je n’ai jamais établi d’équivalences entre les pied-noirs et le FLN ou le GIA.

  • 158
    sphax:

    a propos d’islamisme, mohammed sifaoui a été menacé de mort une nouvelle fois, une de plus me direz vous, la différence c’est que cette fois la menace a été postée du site oumma.com, voilà ce qu’il a recu :

    “Titre du message : « Le futur mort Sifaoui »
    Signature « islamiste algérien »
    Message « ta haine aura raison de toi car même si tu as été agressé la prochaine fois c’est la mort je n’ai jamais eu à te voir personnellement et physiquement mais c’est vrai que j’éprouve un sentiment de jouissance à l’idée de te trancher »”

    Vous remarquerez que le gars traite sifaoui de “haineux”

  • 157
    sphax:

    y a pas pire qu’eux ^^

  • 156
    sphax:

    “MEBARKI Amar, enlevé à Sahridji début avril a été émasculé et dépecé vif en compagnie de

    -ZERKAK Amar.”

    effectivement la violence des pied noir était sans limite

  • 155
    Balagan:

    Il n’y pas d’enquêtes sur le sujet par contre mon idée provient des faits rapporté par ma famille ou d’autres qui ont vécu là-bas.

    L’antisémitisme des pied-noirs est une réalité, j’ai plusieurs exemples dans ma famille. Il y a aussi le fait qu’un parti politique qui avait pour seul programme l’antisémitisme a eux beaucoup de voix (plus de 25% de mémoire) à la fin du XIXème siècle. Le fait que les pied-noirs ont fait du lobbying pour que la nationalité française ne soit pas rendue aux juifs après 1942, …

  • 154
    sphax:

    “Du bullshit tout ça.” parle pour toi

  • 153
    Candide:

    Il y a du balagan dans vos idées, Balagan. Les choses ne sont pas si simples, en noir et blanc, mais avec toutes les nuances de gris. Un million de pieds-noirs, tous racistes? Certains le sont devenus après, quand ils ont vu comment les algériens les avaient traités, au moment de l’exode. Peut-être avaient-ils de bonnes raisons de le devenir.

  • 152
    Balagan:

    Du bullshit tout ça. L’Algérie française était un bon exemple des méthodes de domination françaises.

    En dehors du racisme ordinaire des pieds-noirs, les français attisaient délibéremment les tensions entre les communautés afin de maintenir leur pouvoir.

  • 151
    MERCATOR:

    La plus grande partie de ces pieds-noirs, qui était formée de petites gens, avait de bonnes relations avec les arabes. Il ne faut pas oublier qu’un nombre considérable de juifs vivaient en Algérie, certaines familles y étant installées depuis le début de notre ère.;

    Bonnes relations voulait dire relation de supérieur à inférieur, les gros colons de la mitidja faisaient” suer le burnous”, les petites gens, souvent d’origine espagnole, maltaise, italienne avaient un racisme” tranquille “je me souviens d’un cafetier oranais d’origine espagnole, qui selon mon père était un odieux personnage qui faisait travailler le personnel à coups de pieds au cul, pour les juifs, souvent artisans, ou commerçants, ce n’étaient pas les plus méchants, car ils étaient imprégnés de culture arabe.

  • 150
    Candide:

    “Dans leur ensemble les peids-noirs méprisaient les arabes, et les traitaient ouvertement de bougnouls”.
    Ce n’est pas vrai si l’on considère comme pieds-noirs l’ensemble des non musulmans, qui était de l’ordre d’un million sur dix millions d’habitants en Algérie. La plus grande partie de ces pieds-noirs, qui était formée de petites gens, avait de bonnes relations avec les arabes. Il ne faut pas oublier qu’un nombre considérable de juifs vivaient en Algérie, certaines familles y étant installées depuis le début de notre ère. Ils avaient certes un statut de dhimmis avant la colonisation, et c’est le décret Crémieux qui les en a libérés. Et il y avait aussi les descendants des relégués d’après la Commune, et quantité de gens ayant abouti là parce qu’ils croyaient que “la misère se vit mieux au soleil”. Il ne faut pas oublier non plus qu’un grand nombre de ceux-là ont pris fait et cause pour l’indépendance de l’Algérie, qu’ils vivaient comme étant leur pays. Ils s’en sont mordu les doigts ensuite, mais c’est une autre histoire. Un bon nombre d’algériens ayant connu la période coloniale la regrettent. Ils savent, pour en avoir fait l’expérience, que quel qu’aient été les tares de la colonisation, leur sort était néanmoins meilleur qu’il ne l’est aujourd’hui. Le discours victimaire qui s’est développé depuis l’indépendance vise à cacher la responsabilité des dirigeants actuels. Comme c’est généralement le cas dans les anciennes colonies, mais aussi dans l’ensemble du monde arabe.

  • 149
    MERCATOR:

    J’ai connu l’algérien d’avant les “événements”, mon père “patos” travaillait à la géophysique schlumberger,j’étais très jeune mais je m’en souviens très bien, nous avons parcouru toute l’algérie, sétif,relizanne,djorf, emsila,constantine,aumale,tizi-oueou,blida,oran,et bien sur alger;

    Pour en avoir parlé, longtemps après, avec mon père, voici mes réflexions sur le sujet,

    Dans leur ensemble les peids-noirs méprisaient les arabes, et les traitaient ouvertement de bougnouls, les métropolitains certainement aussi racistes ,mais plus hypocrites étaient choqués de ces méthodes.

    L’arabe moyen avait une grande confiance dans la France, elle perdit de son prestige après le désastre de 1940, l’indépendance était inévitable mais aurait pu se faire dans de meilleures conditions si de gaulle avait été plus honnête avec les pieds-noirs qu’il détestait,les harkis trop naïfs ont fait le mauvais choix, ce qui n’excuse en rien les exactions faites par les résistants de la cinquième heure qui ont commis des atrocités, souvent pour se dédouaner, nous avons connus cela en France en 1944,

    Le gouvernement de boutef est comme tous les gouvernements africains corrompu jusqu’à l’os, et les algériens sont trop fiers pour reconnaître que cela marchait mieux sous les Français, quel gâchis !

  • 148
    sphax:

    “Par contre, les arabes ont exterminé les harkis et ils s’entre exterminent depuis 1962.” et pour preuve, ils sont toujours là pour nous reprocher notre “racisme”.

  • 147
    Balagan:

    Les français ont fait des algériens ce que les nazi n’ont pas fait avec les juifs.
    Les arabes ont non seulement procédé à une épuration ethnique des juifs qui, pour la plupart d’entre eux, habitaient ce pays avant la conquête par les colons arabes mais ils ont procédé à une épuration ethnique des français.

    La colonisation française a des aspects criticables et horribles mais les français n’ont jamais exterminé les arabes. Par contre, les arabes ont exterminé les harkis et ils s’entre exterminent depuis 1962.

  • 146
    Candide:

    Et ils ne font pas mieux depuis leur indépendance : Après l’Algérie judenrein, on va vers l’Algérie christianrein. Bonjour la tolérance.
    La poutre et la paille, vous connaissez?

  • 145
    sphax:

    “Les français ont fait des algériens ce que les nazi n’ont pas fait avec les juifs.”

    Voilà que maintenant on essaie de faire croire que les français ont envoyé les algériens en camps d’extermination.
    Le foutage de gueule a la vie dure.

    et puis c’est marrant tout ce que les arabes nous reprochent pour cent trente malheureuses années alors qu’eux en 1400 ans de présence ils n’ont visiblement pas fait mieux avec les chrétiens présent sur les lieux avant l’arrivée de la “tolérance” musulmane

  • 144
    michael:

    Inutile de rappeler que si on se place au niveau des atrocites et des crimes de guerre les torts sonttres largwement partages , il me semble …..
    question harkis vous n’etes visiblement pas pres de faire preuve de volonte de reconciliation mais une question se pose tout de meme : Si votre contentieux avec la France est a ce point pourquoi diantre le voeu le plus cher de nombre de jeunes algeriens est …un visa pour la France ! seriez vous masochistes ?
    Avouez que ca a de quoi laisser perplexes , cette obsession avec votre ancien colonisateur accuse meme aujourd’hui de toutes les vilenies ( racisme , etc …)

  • 143
    ahmed:

    Bon…. Bon,
    Dans la vie, chacun pleure ses morts. Cependant, la logique ne doit pas être une surenchère d’une partie ou d’une autre.
    Les français ou plutôt le colonialisme français s’est installé en Algérie de 1830à 1962.La venue des français en Algérie n’a pas été sans but envisagé, des milliers de soldats ont été mobilisés, des armes, des navires de guerre, tout ça n’a pas été pour le bien être des algériens. D’ailleurs même le trésor du Day dilapidé en 1830 par les français demeure sans nouvelle à ce jour. Les autorités françaises continuent de fermer l’œil sur le sujet. L’ALN dans sa guerre farouche menée contre l’armée française a été une des causes de la fondation de la cinquième république en 1958.Pour les français (colons, civils et militaires), les moudjahidine sont des hors la loi. Nous (les algériens) on les voit des héros nationaux eux qui ont mis la France, cette puissance mondiale, à genoux.il faut pas cacher la lumière avec un tamis: Les français ont fait des algériens ce que les nazi n’ont pas fait avec les juifs. Je suis né en 1979, j’ai suivi des études dans l’école algérienne et je suis maintenant à l’université de Tizi Ouzou, j’ai eu la chance de voir quelques photos des moudjahidine torturés par des soldats français. Je n’arrive à trouver les mots qui qualifie l’atrocité de ses soldats qui ont envahsissé cette terre fertile de l’Algérie pour commettre des crimes et dilapider ses richesses. Sur la question des harkis posée actuellement en France comme en Algérie, il faut commencer tout d’abord de poser à l’Etat Français, pourquoi avoir regroupé ses fideles dans des centres de transite depuis 62 à ce jour? Une négligence ou un sort d’oubli ou encore…….., sont des harkis qui méritent leur sort. C’est bien juste cette dernière supposition. Un qui travaille pour l’ennemi le mérite. Si je continue à écrire je ne termine que peut être après plus de cinq heures. Bon, Les enfants algériens vivaient-ils comme les français pendant la guerre à part entière. Je crois pas???Selon les témoignages. Comment expliquer cette inégalité du point de vue droits humains. Les fils de colons avaient droit à étudier mais non pas les fils des indigènes (je veux dire nos aïeux).Pour neutraliser toute sorte de résistance, les indigènes (les Algériens) étaient soumis à une rigoureuse réglementation, ils doivent payer les impôts sur tout, même une poule à la maison, on doit justifier la présence au moment de passage des militaires pour une vérification de routine. La question des harkis, C