eXc: Nous aimons la liberté, l'état de droit, l'héritage des Lumières, la séparation de l'église et de l'état, l'humour. Nous n'aimons pas le fascisme, le communisme, l'antiaméricanisme, l'antisémitisme, le racisme, la bureaucratie, les totalitarismes. Nous estimons que le plus grave danger que courent les démocraties libérales est de céder à l'islamofascisme. Lire plus

Amir Tahiri , sur le Liban

Posted on Mardi 29 août 2006

Apres l’article qu’il a publie sur le Wall Street Journal la semaine derniere, Amir Tahiri continue a nous montrer que la « victoire » du Hezbollah ressemble de plus en plus a une defaite majeure pour Nasrallah, et commente l’admission du leader de Hezb qu’il aurait mieux fait de s’abstenir de kidnapper les deux soldats israeliens :

NASRALLAH’S BLUNDER : LEBANESE TURN ON HEZ CHIEF

August 29, 2006 — WELL, what do you know: What was presented as a « Great Strategic Divine Victory » only a week ago is now beginning to look more like a costly blunder. And the man who is making the revisionist move is the same who made the original victory claim: Sheik Hassan Nasrallah, secretary-general of the Lebanese branch of Hezbollah.In a TV interview in Beirut Sunday, Nasrallah admitted second thoughts about the wisdom of capturing the two Israeli soldiers, an incident that triggered the war: « The party leadership never expected a response on such an unprecedented scale and volume [by Israel], » he said. « Had we known that what we did would lead to this, we would certainly not have embarked upon it. »

For a roundabout way of eating humble pie, this was not bad for a man whom Western media have portrayed as the latest Arab folk hero or even (as one U.S. weekly put it) a new Saladin. (Lire la suite…)

lagrette @ 17:20
Filed under: Islamisme et RATP/ROP andIsrael forever!
Le porte-parole du Hamas a dit ca ???

Posted on Mardi 29 août 2006

Trouve sur James Taranto ;

The Jerusalem Post’s Khaled Abu Toameh reports on a remarkable article by Ghazi Hamad, a Hamas spokesman and former « newspaper » editor:
Dismissing Israel’s responsibility for the growing state of anarchy and lawlessness in the Gaza Strip, Hamad said it was time for the Palestinians to embark on a soul-searching process to see where they erred.

« We’re always afraid to talk about our mistakes, » he added. « We’re used to blaming our mistakes on others. What is the relationship between the chaos, anarchy, lawlessness, indiscriminate murders, theft of land, family rivalries, transgression on public lands and unorganized traffic and the occupation? We are still trapped by the mentality of conspiracy theories–one that has limited our capability to think. » . . . « We have all been attacked by the bacteria of stupidity, » he remarked. « We have lost our sense of direction and we don’t know where we’re headed. »

The Middle East Media Research Institute has lengthier excerpts.

lagrette @ 09:17
Filed under: Arabica andIsrael forever!
Ne tirez pas sur l’ambulance

Posted on Mardi 29 août 2006

Une vidéo très intéressante nous montre des combattants palestiniens s’enfuir dans une ambulance arborant le drapeau des Nations-Unies; au mépris des lois internationales, bien entendu.

Ou bien s’agit-il d’un ruse pour les désarmer en les piégeant dans des véhicules déguisés en ambulance? (merci Madi)

Ataulfo @ 04:57
Filed under: De la guerre et de la paix
Figaro ci, Figaro là

Posted on Mardi 29 août 2006

Le site web du Figaro propose à ses lecteurs deux articles qui reviennent sur le mois de guerre entre Israel et le Hizbollah.

Le premier, Israël a gâché une chance historique de gagner la guerre contre le Hezbollah, est signé Renaud Girard, grand reporter (sic) au service étranger du Figaro.

Le second, Liban : démasquer les faux-semblants d’une guerre, est d’Edward Luttwak, expert en stratégie.

Ces deux articles sont remarquables, en ce qu’ils mettent en lumière le différence de traitement de l’information et la différence d’analyse et de compréhension des données sur le terrain.

Girard, qui semble avoir une connaissance trés limitée de la région, emploie des expressions, comme « l’establishment politico-militaire israélien », qui n’ont aucun sens quand elles sont appliquées à la démocratie israélienne.

De même, il revient plusieurs fois sur la supposée « précipitation » de la réponse de Tsahal à la déclaration de guerre du Hizbollah. Girad ignore manifestement que l’armée israélienne, comme toutes les armées combattantes, échafaudent sans cesse des plans de campagnes, et les utilisent le moment venu.

Aucune armée n’improvise ses mouvements sur le terrain, et certainement pas quand elle prends l’initiative de ces mouvements.

Par exemple, Girard nous affirme doctement :

« Israël bombarda immédiatement les pistes de l’aéroport international de Beyrouth, s’engouffrant dès le premier jour dans une stratégie de la punition collective. Le fait que les porte-parole israéliens aient justifié cette action par un argument aussi ridicule que celui «d’empêcher l’exfiltration vers l’Iran de nos deux otages» montre le degré d’improvisation stratégique et de désarroi psychologique auquel était réduit à l’époque l’establishment politico-militaire de Tel-Aviv. »

L’argument devient beaucoup moins ridicule quand on sait, comme Girard, grand reporter, devrait le savoir, que l’exfiltration vers l’Iran est exactement ce qui est arrivé au pilote d’hélicoptère Ron Arad, fait prisonnier par le Hizbollah en 1982.

A lire ces deux articles, on comprend comment Girard a raté une chance historique de paraitre intelligent.

Update 1 :  David Ruzié donne une réponse plus développée à l’article de Girard ici

Update 2Thomas Friedman, du NYT, est de l’avis général un journaliste d’un tout autre calibre que Girard.

Interrogé par David Schraub, voici ce qu’il déclare :

DS: So how does Hezbollah come out of this? Do they come out stronger?

TF: Well as we sit here today–and I’m glad I’m vacation right now so I don’t have to write a column this week–I think this was a devastating defeat for Hezbollah. Wars are fought for political ends. They aren’t fought for pride; they aren’t fought for how many people will put your poster up or how many times your face will appear on al-Jazeera. Wars are fought for political ends. Well let’s look at the two political ends of this war. It appears as we sit here today, that we’re going to get a French-led, European peacekeeping force in South Lebanon, that will escort the Lebanese army down to the border and will serve there as a permanent peacekeeping force. That’s a huge achievement for Israel… This is a huge strategic loss for Iran, Syria, and Hezbollah. Being able to touch Israel, and provoke a war like this, was a real strategic advantage for them. They could turn it on and off anytime they wanted. They can’t do that anymore….

That’s number one. Number two, Hezbollah was given these rockets by Iran, one assumes, as a deterrent, so if anyone–if Israel–ever struck Iran’s nuclear facilities, Iran could hit back through south Lebanon. First of all, now it’s fired off a lot of these rockets, got a lot of them destroyed, and while they of course they can be resupplied…. Israel will study this whole war, and learn the lessons of it. So, militarily Hezbollah is weaker. And politically speaking, inside Lebanon, many Lebanese are very angry about this war. They’re sitting back and saying, especially in their own community–and you may not hear that in the press here, but believe it’s going on– »What is this war about? What did this war achieve? Pride? But I lost my house. My factory. The bridge that got me to work. What was this all about? Who did we do this for? A third country? »

Now just those questions alone make it much harder for Nasrallah to act in the future. So, I would say on every count this was a huge strategic defeat for Hezbollah.

Pour lire la totalité de l’interview, cliquer ici

waa @ 04:53
Filed under: De la guerre et de la paix andMédias
Vous souvenez-vous…

Posted on Mardi 29 août 2006

…de Walt and Mearsheimer, les auteurs du papier sur le « lobby israélien » dont le ton ressemblait étrangement à celui des sites néo-nazis? Et bien, les voilà à une conférence de CAIR, devenus la coqueluche des média arabes, arborant des pins où on lit « Luttez contre le Lobby »

« Blurring the line between academics and activism, they accepted a button proclaiming « Fight the Israel Lobby » and won cheers from the Muslim group for their denunciation of Israel and its friends in the United States »

When the two professors finished, they were besieged by autograph- and photo-seekers and Arab television correspondents. Walt could be heard telling one that if an American criticizes Israel, « it might have some economic consequences for your business. »

Before leaving for an interview with al-Jazeera, Mearsheimer accepted a button proclaiming « Walt & Mearsheimer Rock. Fight the Israel Lobby. »

« I like it, » he said, beaming »

D’obscurs universitaires à rock stars en trois mois; les conséquences de critiquer Israël sont en effet dévastatrices.

Ataulfo @ 02:45
Filed under: Les idiots inutiles
Le mensonge au service de la vérité (the Sacco-Vanzetti case)

Posted on Mardi 29 août 2006

Pour en terminer avec le mythe Sacco-Vanzetti, il nous faut bien sûr revenir sur le magistral travail de l’historien américain Stephen Koch qui a le mérite de l’inscrire dans la perspective plus générale de l’appareil de propagande stalinien. Notamment dans son livre de 1994 sur le Komintern (Double lives*) où, s’appuyant sur des archives soviétiques récemment ouvertes, il évoque l’étonnant parcours d’une de ses grandes figures (nécessairement cachée!), le propagandiste allemand Willi Münzenbuger.

Chef d’orchestre invisible d’une campagne de manipulation sans précédent (du milieu des années 20 à celui des années 60), la liste est longue de ceux que ses services réussirent à « recruter », au moins comme « compagnons de route ». Hemingway, Dos Passos, Sinclair Lewis, Bertold Brecht, Thomas Mann, les deux André, Gide et Malraux, rien de moins en fait que le gotha de l’intelligentsia occidentale. Sans parler des Dorothy Parker, Lillian Hellman, Dashiell Hammett, Heinrich Mann, Romain Rolland, Aragaon et sa muse russe Elsa Triolet, etc.

Et ce justement… à partir de l’Affaire Sacco et Vanzetti:

Extraits :

« For the world proletariat of 1925, the leading counter-myth to the myth of revolution was, by far, the idea of America. That vision—the notion of the melting pot, the Golden Door, the Land of Opportunity— is what held the real political attention of the International. To the Bolsheviks, this was the true American menace. And in 1925, the task of the American party was to counteract it. »

(Lire la suite…)