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Affaire Rosenberg: les sorcières ont vraiment existé (retour sur un grand succès de la désinformation soviétique)

Posté le samedi 29 juillet 2006 par jc durbant

Attention, l’Amérique a la rage (…) La science se développe partout au même rythme et la fabrication des bombes est affaire de potentiel industriel. En tuant les Rosenberg, vous avez tout simplement esayé d’arrêter les progrès de la science.

JP Sartre, Les animaux malades de la rage, Libération, 22 juin 1953

En ces temps de révisionnisme et de négationnisme renouvelés où, face cette fois à la nouvelle menace du totalitarisme islamiste, les anti-américains font feu de tout bois pour alimenter leur hystérie, petit retour sur un grand succès de la désinformation soviétique du début de la Guerre froide: l’Affaire des époux Rosenberg.

Cinquante ans après et contre toute évidence, Julius et Ethel Rosenberg restent en effet, avec cet autre duo de victimes fétiche que furent pour les annés 20 les anarchistes Sacco et Vanzetti, les innocentes victimes du racisme et de l’hystérie anticommuniste américains pour une majorité de Français (le MRAP doit encore avoir dans ses cartons une campagne pour la révision du procès signée par les plus grands noms de la politique et de la science comme Emmanuelli ou Bourdieu!).

Et pourtant, qui se souvient qu’ il s’agissait, en pleine guerre froide, d’une campagne mondiale de désinformation orchestrée par les services secrets soviétiques qui avaient infiltré dès les années 40, tous les échelons de la société américaine ? Depuis le secrétaire au Trésor puis directeur du FMI Harry Dixon White et, excusez du peu, le conseiller de Roosevelt à Yalta jusqu’aux petites mains qui, notamment avec le réseau Rosenberg, les avait aidé à faire main basse sur des centaines de programmes militaires et industriels, dont la bombe atomique (qu’ils pouront ainsi faire exploser dès aout 1949, soit des années plus tôt que prévu), mais aussi toutes sortes de systèmes de détection liés au radar et à la microélectronique.

Sans parler bien entendu des points que cette campagne permettait de marquer du point de vue politique, et ce d’autant plus qu’elle permettait de faire oublier, après les grands procès de Moscou des années 30, ceux qui au même moment servaient à éliminer les dirigeants juifs d’Europe centrale, notamment celui de Rudolf Slansky à Prague. Tout comme, pour nos antiaméricains français, l’Amérique « enjuivée » devenait – l’antiaméricanisme n’est jamais à une contradiction près et, c’est bien connu, quand on hait, on compte pas -… l’Amérique antisémite!

D’où l’intérêt de ces deux livres de l’économiste Florin Aftalion (La trahison des Rosenberg, 2003 et Alerte rouge sur l’Amérique, 2006), dont nos médias se sont bien gardés de parler (aucune trace, notamment, dans les archives du Monde !) alors qu’ils avaient justement été écrits pour tenter de faire connaitre les nombreux ouvrages d’historiens américains (toujours pas traduits en français!) qui, avec l’ouverture des archives américaines et russes dans les années 90 (notamment la déclassification en 1995 du projet ultrasecret Venona de décryptage des messages de l’espionnage russe comme la confession en 1997 d’Alexander Feklisov, l’officier traitant du réseau Rosenberg qui… ne voulait pas mourir sans réhabiliter la mémoire de ces « héros désintéressés du socialisme!), ont amplement démontré la culpabilité de Julius Rosenberg et du réseau dont il était à la tête.

La suite…

jc durbant @ 16:51
Catégorie(s): Antiaméricanisme, toujours pathologique etUn peu d'histoire


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18 réponses à “Affaire Rosenberg: les sorcières ont vraiment existé (retour sur un grand succès de la désinformation soviétique)”

  • 18
    Letel:

    Marc D. : Calmos ! Même message sans majuscules SVP, inutile de crier, on vous entend très bien ici.

  • 17
    Letel:

    Le problème, c’est qu’avec une démondialisation, ce serait dix fois pire, on a déjà vu ça par le passé. C’est la connerie des hommes, ils ont un truc avec plein de merdes et de défauts, ils s’imaginent qu’ils vont arranger tout avec des solutions bidon, et tout s’aggrave bien sûr. Les imbéciles de bolcheviks ont été les maîtres dans ce type de processus. Les artisans du protectionnisme, dans les années 1930, dans un genre moins meurtrier, ont été pas mal non plus.

  • 16
    jc durbant:

    Quant au dernier message de Trump, il y a effectivement tout un côté conspirationniste qui n’est pas sans rappeler la vidéo de Grignon qui avait écumé l’internet il y a quelques années mais auquel d’ailleurs Chomsky ou même Boudieu n’échapperont pas complètement, mais je pense que ça marche aussi parce que derrière et face aux donneurs de leçons mutliculturelles milliardaires dans leurs « gated communities » et leurs enfants bien protégés dans leurs écoles privées, il y a quand même des gens et des perdants de la mondialisation qui se retrouvent sans boulot ou avec des salaires bien plus bas qu’avant, non ? …

  • 15
    jc durbant:

    Pour la version anglaise du Partisan, la version de l’ordure Cantat est effectivement pas mal mais désolé, entre l’accent et la surdramatiation, moi, je préfère l’original, celle de Cohen

  • 14
    marc darmon:

    CE QUI M ECOEURE EST TOUT CA EST ARRIVE SOUS L EPOQUE DU FAMEUX SENATEUR MAC CARTHY QUI FAISAIT LA CHASSE AUX SORCIERES S ATTAQUAIT A TOUT CE QUI ETAIT SOCIALISTE OU COMMUNISTE ..MAIS DE L AUTRE COTE ..LES USA DE HARRY S TRUMAN EST LE RESPONSABLE POUR AVOIR REMONTER ECONOMIQUEMENT L ALLEMAGNE POST HITLERIENNE DES 1947/52 ALORS QUE CETTE ALLEMAGNE ETAIT COUPABLE D AVOIR ASSASSINER 50 MIONS DE PERSONNES DONT 6 MIONS DE JUIFS SAUVAGEMENT ASSASSINES PAR CETTE ALLEMAGNE QU ON A LAISSER AVOIR UN STRAPONTIN A L ONU ET QU ON A PERMIS A CETTE ALLEMAGNE LE POUVOIR DE RECONSTRUIRE DES ARMES .DE RECONSTRUIRE SON INDUSTRIE CHIMIQUE ET MEME MILITAIRE ALORS QUE JAMAIS AURAIT DU AVOIR LE DROIT DE RECONSTRUIRE TOUT CA SURTOUT QU ELLE A ASSASSINE 6 MIONS DE NOS FRERES JUIFS SAUVAGEMENT ET CE QUI ME FAIT ENERVER EST QUE LES DESCENDANTS DE CES RESCAPES DE LA SHOAH ARRIVES AUX USA UNE FOIS QU ILS ONT FAIT DES ETUDES SUPERIEURES POUR DEVENIR APRES COMME GEORGES SOROS ..OU SAMUEL PISAR ETC SONT DEVENUS TELLEMENT RICHES QU ILS S EN SONT FOUTU DU REARMEMENT DE L ALLEMAGNE POST HITLERIENNE DEPUIS 1945 A NOS JOURS …MOI SI JAVAIS FAIT DE LA POLITIQUE J AURAIS TOUT FAIT POUR INTERDIRE CETTE ALLEMAGNE LA QUI ONT MASSACRE 6 MIONS DE NOS FRERES QUI AURAIT PEU ETRE DES DOCTEURS DE PREMIER PLAN DES PATRONS ET DES GENIES .

    IL FAUT INTERDIRE L ALLEMAGNE A AVOIR UN STRAPONTIN A L ONU .OU MEME FAIRE PARTIE DE L OTAN ..

    JE NE COMPRENDS MEME PAS POURQUOI LA RUSSIE EN 1989 A RENDU L ALLEMAGNE DE L EST OU DDR A LA CAPITALISTE RFA ..DE HELMUTH KOHL ..GORBATCHOV OU YELTSINE ONT ETE FOUS DE FAIRE CELA SURTOUT EN SOUVENIR DES MILLIONS DE SOLDATS SOVIETIQUES MORTS OU ASSASSINES PAR LES BOCHES ..UN BOCHE RESTE UN BOCHE ET LES JUIFS HELAS ONT OUBLIE CE QUE LES BOCHES ONT FAIT A LEURS ASCENDANTS ..MORTS A AUCHWICZ TREBLINKA SOBIBOR ETC…

    POURQUOI LES JUIFS ONT LA MEMOIRE COURTE POUR PARDONNER AUX ALLEMANDS POUR LE MAL QU ILS ONT FAIT A NOTRE PEUPLE ..§§§

    LES USA ONT MEME ¨PERMIS A L ALLEMAGNE COMME AU JAPON DE DÉVELOPPER LE NUCLEAIRE CIVIL ALORS GRACE A CE NUCLEAIRE ON POURRAIT FAIRE UNE BOMBE ATOMIQUE § ..

    MOI J ACCUSE LES USA D AVOIR UTILISER MEME DES CRIMINELS DE GUERRES NAZIS POUR RENTRER DANS LEURS SERVICE DE CONTRE ESPIONNAGE OSS117 AU LIEU DE LES TRANSMETTRE AU TRIBUNAL POUR LES FAIRE JUGER …
    J AI JAMAIS EU CONFIANCE AUX BOCHES ET DIRE QUE C EST GRACE A DE GAULLE QUI ONT PERMIS AUX BOCHES DE SE DÉVELOPPER ET DIRE QU IL Y A DES JUIFS QUI ONT SUIVI DE GAULLE CETTE POURRITURE QUI A LAISSER DES BOCHES IMPUNIS …§

    AM ISRAEL CHAI

  • 13
    Letel:

    Le gogo crédule gobe toute la propagande, et la relaie. :)

  • 12
    MERCATOR:

    Un élément de réponse ;

    http://www.informationclearinghouse.info/article45746.htm

  • 11
    Liber:

    Letel, je ne mets pas en doute mais c’est aux USA que les étudiants sont aussi ignares sur leur Histoire basique ?

  • 10
    Liber:

    euuh, l’élection de Trump, c’est pas la réussite de la désinformation soviétique ?

    ingérence dans les échanges du QG démocrate et les mails privés d’Hillary avec le concours de Wikileaks
    les effets cumulatifs du système médiatique font le reste à partir de la matière première informative gracieusement fournie

    Michael McFaul, l’ancien ambassadeur des USA bien connu en Russie: « Poutine est intervenu dans nos élections et a gagné » et il ajoute en Russe « Bien joué. »

    idem bien d’autres comme Ivan Pavlov l’avocat héroïque: « La lutte pour le 45ème président des USA a été gagnée par Poutine »

  • 9
    Letel:

    Oui, l’explication est que ces conneries conspirationnistes de total simplet marchent. La démagogie fonctionne à fond, et moins les gens sont éduqués, plus c’est efficace. Avec la baisse générale du niveau d’éducation (trois étudiants sur quatre ignorent qui a gagné la guerre de Sécession par exemple, ou contre qui la guerre d’Indépendance était menée…), c’est du billard.

  • 8
    MERCATOR:

    Cher JC selon moi la meilleure version, la voix de BCantat( Au demeurant un salaud, ce qui prouve que l’on peut être une ordure et bourré de talent un peu comme Céline en Littérature ) prend aux tripes
    .https://youtu.be/snKli2IzFJM

  • 7
    MERCATOR:

    https://youtu.be/6JMB9GKB8jw

    Un début d’explication !

  • 6
    Letel:

    Marrant, quoique l’inverse risque de se produire, il pourra rester chez lui tranquille, avec des frontières fermées et un chômage triplé :
    https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10154878884269610&id=544874609

  • 5
    Letel:

    Merci JC, super lien, très intéressant, et toutes les versions de la chanson !

  • 4
    jc durbant:

    CHERCHEZ L’ERREUR !

    Et j’ai repris mon arme …

    Quelque chose dans cette chanson … a touché le mouvement hippie … ça correspondait à cet état d’âme en fin de compte …

    Joe Dassin

  • 3
    madimaxi:

    Ca devient vraiment tendance chez les sociolos, les science-Po et autres progressos… ces stigmatisations communautaires recurrentes. Appliquees et louees sous couvert de la methode scientifique par-ci, denoncees comme « nauseabondes » par-la. Ou l’art de transformer le meme procede en fonction du message ideologique a delivrer.

    Ca va, Professeur Ndiaye, on a compris depuis. Hillary c’est bien, Trump c’est villain. Les Noirs, les Latinos et les Homos votent Hillary, ce sont des bons. Les Blancs c’est deja suspect. Faut enqueter. Toi Steven tu habites en ville, tu vas au cinoche, tu es bi et tu tires parfois sur le chichon. Si aussi tu es inscrit a la fac dans une filiere porteuse d’avenir, pas de probleme, voila ton passeport de respectabilite. Toi Joe, tu vis et travailles avec les porcs et toi Jack tu glandes dans une zone urbaine sinistree. Tu as perdu ton boulot et tu picoles et tu pestes contre Washington au bistrot. Desole messieurs mais vous etes le portrait crache de gueux. LA menace a notre Democratie.

    Voila, c’est pas plus complique que ca et en plus c’est scientifique. Professeur Ndiaye&consorts dixit.

  • 2
    MERCATOR:

    https://youtu.be/Duw2vdxNNrQ

  • 1
    jc durbant:

    L’AMERIQUE A LA RAGE !

    Attention, l’Amérique a la rage (…) La science se développe partout au même rythme et la fabrication des bombes est affaire de potentiel industriel. En tuant les Rosenberg, vous avez tout simplement esayé d’arrêter les progrès de la science.

    JP Sartre (« Les animaux malades de la rage », Libération, 22 juin 1953)

    Cette Amérique qui a la rage
    L’Amérique des grandes villes, des jeunes et des minorités, n’est qu’une partie de ce grand pays. Elle cache une autre Amérique, plus continentale, plus blanche, qui remâche des haines recuites. Trump a été acclamé par les hommes blancs sans diplômes, souvent laissés pour compte de la mondialisation, et qui ont le sentiment d’être déclassés.
    Par Pap Ndiaye, professeur à Sciences Po
    Libération
    9 novembre 2016

    L’élection de Donald Trump est la plus grande surprise politique de l’histoire américaine depuis 1948, lorsque Truman avait été élu en déjouant tous les pronostics. L’entrée prochaine à la Maison Blanche de ce milliardaire malhonnête et incompétent est une catastrophe pour son pays et pour le monde, dont l’ampleur est encore inconnue. Comment en est-on arrivé-là ?

    D’un point de vue historique, deux grands phénomènes sont à l’œuvre depuis cinquante ans, qui permettent de tracer les contours de cet effondrement. Depuis les années 1960, la société américaine a profondément changé : l’ouverture des portes du pays à l’immigration, surtout hispanique et asiatique, ainsi que la mobilisation politique des groupes historiquement dominés, en premier lieu les Noirs, mais aussi les femmes, les homosexuels, etc., ont façonné un pays nouveau, multiculturel, plus démocratique. Ce qui était auparavant normal, à savoir l’exercice de toutes les formes de pouvoir par des hommes blancs, a été en partie remis en cause jusqu’à l’apogée symbolique de l’élection de Barack Obama en 2008.

    Ces changements ont cependant masqué la résistance conservatrice d’une partie importante de la société, arc-boutée sur ses privilèges culturels et raciaux. Cette Amérique-là s’était déjà fait entendre fortement en élisant Richard Nixon en 1968 ou Ronald Reagan en 1980. Nous oublions souvent que l’Amérique océanique, celle des grandes villes, des jeunes et des minorités, n’est qu’une partie de ce grand pays, certes bien plus visible et attirante pour le reste du monde. Elle cache une autre Amérique, plus continentale, plus blanche, plus sudiste, celle des petites villes, dont une partie s’est tournée vers le fondamentalisme chrétien, en remâchant des haines recuites, en ayant le sentiment d’être abandonnée, en exécrant Obama. Lorsque Trump promet de «rendre l’Amérique grande de nouveau», il envoie un message à cette société : un retour symbolique à l’Amérique blanche des années 1950, une Amérique hiérarchisée, conduite par un président autoritaire et viril. Au moyen de nominations de juges ultra-conservateurs à la Cour suprême, l’héritage politique des années 1960 est menacé de démantèlement.

    Le second phénomène est économique : depuis les années 1970, la classe ouvrière américaine a été laminée par les fermetures de mines et d’usines. Les millions d’ouvriers américains très bien payés ont été remplacés par des millions de travailleurs pauvres précarisés. Les inégalités de revenu et de patrimoine ont pris des proportions sidérantes. Elles sont précisément aujourd’hui du même ordre qu’avant le New Deal. En 1929, le 1 % des Américains les plus riches possédaient plus de 50 % du patrimoine national, avant de tomber à 25 % dans les années 1970. Aujourd’hui, nous en sommes de nouveau à 50 %. Il n’est pas étonnant, dès lors, que le populisme de gauche, incarné par Bernie Sanders, ait resurgi avec tant de force, en faisant écho aux discours enflammés du sénateur de Louisiane Huey Long, dans les années 1930.

    Avec beaucoup d’intuition, Trump s’est également emparé du déclassement du monde ouvrier américain, en promettant de dénoncer les traités internationaux, de construire des murs et de rouvrir les mines et les usines. Trump a été acclamé par les hommes blancs sans diplômes, souvent laissés pour compte de la mondialisation, dont la situation n’est pas toujours précaire, loin s’en faut, mais qui ont néanmoins le sentiment d’être déclassés. Cette Amérique-là a la «rage», pour reprendre une formule célèbre de Sartre.

    Ce puissant mouvement populaire est donc, au sens très précis du terme, réactionnaire. Il a pris des formes inquiétantes au cours de la campagne, en réveillant tous les groupes suprématistes et racistes du pays, y compris le Ku Klux Klan, qui ne s’était pas mobilisé pour un candidat à la présidence depuis George Wallace dans les années 1960, grand partisan de la ségrégation.

    Lors des meetings de Trump, les plus excités ont hurlé leurs menaces à l’encontre des Clinton, et ont fait le coup de poing contre les opposants et les Noirs. Ce n’est peut-être que l’écume de cette vague réactionnaire, mais elle est significative, et très visible. Aucun homme politique américain depuis Reagan n’avait réussi à incarner aussi efficacement la réaction politique. Les candidats n’ont pas manqué (par exemple Pat Buchanan dans les années 1990), mais c’est Trump, nouveau venu en politique, qui vient de remporter la mise, en déjouant toutes les règles de la science politique. Sa campagne, d’une brutalité inouïe, laisse un pays sonné, effaré. Mais la société civile américaine a des ressources démocratiques. Elle saura opposer une résistance forte aux foucades autoritaires du nouveau président.

    http://www.liberation.fr/planete/2016/11/09/cette-amerique-qui-a-la-rage_1527276 (merci james)















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