Entretien avec BHL, qui n’est pas mon plat de choix, sur l’excellent Mondes Francophones; je me plie, toutefois, aux desseins impénétrables d’une intelligence supérieure.
Il y a certes du bon.
« Bien entendu. Et c’est probablement même la toute première raison pour laquelle j’aime tant l’Amérique. Car prenez le problème par le bout que vous voudrez. L’Amérique c’est la nation anti-maurrassienne. C’est l’endroit du monde où le dispositif analysé dans l’Idéologie française (et qui excède, d’ailleurs, le seul et strict maurrassisme) se trouve, non seulement renversé, mais pulvérisé.
Ce programme de l’Amérique qu’est le rassemblement, sous un même credo, d’hommes d’origines diverses unis par un pur acte de volonté, ce programme magnifique auquel, par parenthèse, l’Amérique réelle n’est évidemment pas toujours fidèle, mais ce n’est pas la question, c’est ce dont j’opposais le rêve à notre idée de la nation ancrée dans le sol, la race, les racines »