Katrina. Ce mot évoque instantanément « l’Amérique à genoux », la superpuissance prise de court par une catastrophe naturelle dont elle avait sous-estimé l’ampleur. Mais surgit aussitôt dans les esprits l’image plus douteuse d’un cyclone vengeur venu punir l’arrogant colosse pour ses péchés et dévoiler au monde ses pieds d’argile.
C’est en tout cas le réflexe que les médias traditionnels, dont le comportement a la plus part du temps oscillé entre journalisme-spectacle et aveuglement idéologique, ont contribué à engendrer dans les consciences. Les médias américains ayant plutôt succombé au premier, ceux du Vieux Contient au second. Ces derniers, dans une satisfaction morbide à peine occultée, profitèrent de l’occasion pour dénoncer tous les torts et méfaits supposés des États-Unis. Furent ainsi tour à tour mis en cause le racisme endémique de la société américaine, les inégalités sociales, la débilité de son président et l’incompétence de son administration, l’intervention militaire en Irak, le libéralisme économique, le refus du protocole de Kyoto ou encore l’impérialisme de la superpuissance. (lire la suite…)