Posté le Mercredi 26 avril 2006 par lagrette
On nous fait enlever nos chaussures, on nous interroge pour savoir si le chien ou la belle-mère n’ont pas eu accès à nos bagages, et si notre coiffeur ne nous a pas remis un petit paquet à donner a son fils… et pendant ce temps-là , une enquête de la PAF ( non pas la Politique Arabe de la France, l’autre, la Police aux Frontières) révèle que dans les 15 entreprises ayant accès à la plate-forme aéroportuaire ( comme Fedex, par exemple) dont elle a examiné les employés, 75 personnes étaient qualifiées de « particulièrement dangereuses » ou « membres de groupe salafistes susceptibles d’apporter un relais logistique à des réseaux internationistes ». C’est vous dire que comme il y a au moins 700 entreprises qui ont accès à cette plate-forme aéroportuaire, nous pouvons voyager tranquille… Et l’article du Figaro ne mentionne pas non plus, les employés d’Aéroprt de Paris eux-mêmes. On se souvient des camionnettes d’ADP qui fermaient le cortège des manifestations contre la loi anti voile il y a deux ou trois ans !Islamistes à Roissy, les craintes de la police de l’air (Le Figaro, 26 avril 2006)
Un rapport, établi en juin par le patron de la PAF, analyse la menace terroriste sur l’aéroport. Le contrôle des employés n’y est pas d’une totale fiabilité.
Le directeur de la PAF rappelle ainsi que «la majorité des individus occupant le plus souvent des postes demandant peu de qualifications est issue de villes connaissant des problèmes en termes de sécurité publique et d’islam radical». Il estime qu’il est «inéluctable que les problèmes existant au sein des quartiers difficiles de ces cités se transposent sur la plate-forme». Et il cite l’étude de cas des personnels de la société Federal Express effectuée par ses services au début de 2004 : «sur les 1 688 individus employés au sein de cette entreprise, 359 étaient défavorablement connus de services de police», soit 21%.
Le rapport cible ensuite une quinzaine de sociétés, insistant sur certains profils d’employés ou d’anciens employés. Pas moins de soixante-quatorze individus y sont signalés, parmi lesquels certains sont qualifiés de «particulièrement dangereux» ou de «membres d’un groupuscule salafiste susceptible de se déplacer à l’étranger et de servir éventuellement de relais logistique aux réseaux internationalistes». L’un d’eux serait aussi fiché à la DST comme «individu en relation avec les protagonistes du groupe britannique lié aux tentatives d’attentats à l’aide de produits toxiques comme la ricine».
Le policier explique les difficultés rencontrées par ses services pour écarter les personnes suspectes : «Tout le problème en matière de renseignement, écrit-il, est en effet d’établir l’implication exacte d’individus au sein de mouvements radicaux». Par ailleurs, «les services de renseignement sont légitimement réticents à l’idée de divulguer des informations servant à motiver le refus d’un badge, les individus concernés ayant accès aux éléments ayant motivé ce refus dans le cadre d’un recours contentieux».
Selon lui, «une telle concentration d’individus sur un site aussi sensible que l’aéroport est pour le moins préoccupante, d’autant que les individus cités n’ont pour leur majorité été recensés qu’à travers quinze sociétés, sur 700 que compte la plate-forme…» Et d’ajouter : «Il est à craindre que de nombreux individus au profil similaire exercent leurs activités sur le bassin aéroportuaire. Une des caractéristiques récurrentes étant que les intéressés ne se font que très rarement remarquer sein de leur entreprise».
«Un grand nombre d’individus inconnus»
Le contrôleur général Topin fait donc plusieurs préconisations d’urgence dans son rapport. D’abord, il appelle à une collaboration plus étroite entre tous les services de renseignement, ainsi qu’avec les directions des entreprises concernées, pour mieux sensibiliser ces sociétés à la menace islamiste. Il invite aussi le ministère à autoriser la consultation des fichiers des RG avant toute embauche. Ce qui a été accepté en début d’année.
Dans son rapport, Jean-Yves Topin a l’honnêteté de reconnaître qu’il «convient cependant d’atténuer la portée de certaines fiches de Sûreté de l’État, et de ne pas juger le potentiel de dangerosité d’un individu en fonction du degré plus ou moins élevé de sa fiche». Selon lui, «il arrive que certaines d’entre elles ne soient délivrées par les services spécialisés que dans la simple optique d’obtenir de plus amples informations sur les déplacements et relations d’un individu, sans pour autant être en possession d’éléments probants démontrant l’implication terroriste de celui-ci».
Mais il y a aussi ce que la police ne voit pas. «Il est évident, affirme Topin, qu’un grand nombre d’individus inconnus» de sa section spécialisée de la PAF ou des services de renseignement «exercent leur activité professionnelle sur la plate-forme». Il a attiré d’ailleurs l’attention de sa hiérarchie sur la «situation des intérimaires», «délicate en termes de suivi et de récolte d’informations».
C’est sur ce point précisément que le ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, qui a lu le rapport, a souhaité insister lors de sa visite éclair jeudi à Roissy, en compagnie de son collègue des Transports, Dominique Perben. Face au recours de plus en plus fréquent aux intérimaires par des sous-traitants, le ministre a proposé que ces personnes soient habilitées avant d’être envoyées sur site.
Trop souvent, l’administration est mise devant le fait accompli et la demande d’habilitation court encore plusieurs semaines après leur entrée en fonction. Aujourd’hui, l’entourage du ministre de l’Intérieur insiste sur le fait que «beaucoup a été fait» depuis la remise du rapport Topin il y a dix mois. Un proche du ministre reconnaît d’ailleurs que, «au-delà des excès de Philippe de Villiers, il y a une situation qui nous préoccupe».
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11 réponses à “Quand on nous embête à Roissy”
16 nov 06 à 03:29
Où l’on reparle de Massoud.
10 nov 06 à 08:59
22 oct 06 à 02:38
27 avr 06 à 18:52
Je me mefie de Roissy depuis que mon appareil photo a ete derobe dans mes baggages en transit.
Ca fait peur, le type aurait pu en profiter pour glisser une bombe
27 avr 06 à 13:46
Comme d’habitude, c’est toujours les mêmes qui posent les bonnes questions (que personne ose poser)… les Le Pen et les Villiers !
26 avr 06 à 14:56
Absolument… Par contre pas quand elle part de Nantes sur Paris ! Faut pas chercher …
26 avr 06 à 14:20
Ma mere , 73 ans, et qui a une bonne gueule de grand mere bien de chez nous, est obligee pour raison medicale de porter un corset, qu’on la force systematiquement a enlever et faire passer separement par les rayons x, pour pouvoir monter sur l’avion de Nantes quand elle rentre des USA..
Incroyable. Je vous crois cependant.
Est-ce vraiment systématique ?
26 avr 06 à 13:47
Ma mere , 73 ans, et qui a une bonne gueule de grand mere bien de chez nous, est obligee pour raison medicale de porter un corset, qu’on la force systematiquement a enlever et faire passer separement par les rayons x, pour pouvoir monter sur l’avion de Nantes quand elle rentre des USA.. Ca fait 5 ans que ca dure, et elle a beau presenter un certificat medical, rien n’y fait . Aux USA, elle enleve ses chaussures comme tout le monde, mais n’a jamais eu ce probleme.
26 avr 06 à 13:19
Donc Dror voyage vraiment ?! Et depuis la France?!
Depuis et vers.
Jamais enlevé mes godasses à Roissy ! A JFK, LAX, O´Hare : oui.
26 avr 06 à 11:44
Donc Dror voyage vraiment ?! Et depuis la France?!
26 avr 06 à 08:36
Faut vraiment avoir une sale tronche pour être embêté à Roissy. A chaque fois que je passe c´est comme une lettre à la poste : en février, on ne m´a même pas ouvert mon passeport (pour quitter le pays).





