Posté le Jeudi 6 avril 2006 par jc durbant
Devant l’impression de carnaval permanent que donne de plus en plus la vie politique française (on ne sait plus si le spectacle est dans la rue ou si la vie politique elle-même devient un spectacle de rue ?), comment ne pas penser à la loi de Baumol ?
En effet, avec un secteur public envahissant et toujours plus coûteux car refusant tout effort de rationalisaton, la France n’est-elle pas, à l’instar des spectacles vivants étudiés par Baumol, irrémédiablement condamnée à la « maladie des coûts » ?
Et en continuant à refuser toute réforme, les travailleurs francais ne privent-ils pas les victimes de la désindustrialisation des emplois de service qui, bien que peu rémunérés du fait de leur lent accroissement de productivité, sont souvent leur seule porte de sortie ?
Pire encore de leur point de vue, ne se condamnent-ils pas aussi eux-mêmes à terme (fonctionnaires compris) à voir leur statut se rapprocher de plus en plus de celui des… intermittents du spectacle ?
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