« plusieurs groupes de jeunes encagoulés se mettent à harceler les manifestants, visiblement à la recherche de proies faciles. »
« plus de 2 000 casseurs ont écumé le cortège, courant le long des trottoirs pour saccager des Abribus et «dépouiller» méthodiquement des manifestants isolés. Parmi ces intrus, beaucoup de filles et de très jeunes mineurs.
Elève de seconde au lycée Fustel-de-Coulanges, à Massy-Palaiseau (Essonne), Emilie s’est ainsi fait voler par «un gars d’une quinzaine d’années». «Il m’a arraché mon portable avant de partir en courant. Comme je tentais de le poursuivre, il a appelé ses copains avant de crier : «Casse-toi connasse. C’est plus à toi, maintenant.» Du coup, j’ai eu peur et j’ai laissé tomber.»
Non loin de l’adolescente, un garçon tremble, le nez en sang, allongé sur un banc. «Ils lui sont tombés dessus à une dizaine alors qu’il téléphonait, raconte un témoin qui a assisté à la scène, impuissant. Comme il tentait de résister, ils lui ont donné un coup de tête.»
quelques dizaines de casseurs se sont attaqués aux cafés. Avant de s’échapper, sous l’oeil des forces de l’ordre visiblement surprises par l’assaut. les échauffourées se multiplient, laissant plusieurs blessés sur le bord du trottoir. Un manifestant de 21 ans a ainsi été grièvement touché à la tête, avenue de la Tour-Maubourg, avant d’être hospitalisé dans un état jugé «sérieux».
Aux Invalides, plusieurs manifestants ont été frappés par des groupes très mobiles de casseurs, qui ont aussi saccagé des dizaines de véhicules »
CPE : les casseurs éclipsent la manifestation parisienne
Christophe Cornevin, Cyrille Louis et Marie-Estelle Pech 24 mars 2006