Ancien guévariste devenu libéral… français… Ca existeaussi en France.
Extrait:
« il livre aussi aux lecteurs «un secret, sur lequel pèse une omerta obstinée» : «80 % de la population pénale en France est constituée d’immigrés ou de Français issus de l’immigration !»
Pierre Lellouche, 54 ans, député UMP et candidat à la candidature pour la mairie de Paris, cette grande gueule sans complexe épouse les idées des néoconservateurs américains.
Grande Bush
par Thomas LEBEGUE
QUOTIDIEN : mercredi 01 février 2006
Il revient du Kazakhstan. Turbulent pays où il s’est rendu en compagnie de Ted Turner, propriétaire de CNN et président d’une ONG spécialisée dans la lutte contre le terrorisme nucléaire. Dix heures d’avion pour aller superviser l’appauvrissement d’un stock d’uranium enrichi, et le soustraire ainsi à des mains terroristes. «Chacun de nous est sur terre pour accomplir une mission», dit-il. La sienne consiste à parcourir la planète pour porter la bonne parole de Washington, la seule, selon lui, capable d’instaurer la démocratie de marché partout sur la planète. Président de la très atlantiste assemblée parlementaire de l’Otan, Pierre Lellouche parle fièrement de ses nombreux «copains» aux Etats-Unis, dont Paul Wolfowitz et Richard Perle, deux penseurs néoconservateurs qui ont théorisé la guerre préventive en Irak. Obsédé comme eux par la radicalisation islamiste («le fascisme vert», en langage maison), Pierre Lellouche parle aussi volontiers d’une autre «copine», Condoleezza Rice, secrétaire d’Etat et proche collaboratrice de George Bush. «Mais, s’il vous plaît, pas de caricature : je ne suis pas un agent de la CIA !»
Dates
Pierre Lellouche en 7 dates
1951
Naissance à Tunis.
1973
Boursier à Harvard, aux Etats-Unis.
1989
Conseiller diplomatique de Jacques Chirac. 1993 Député du Val-d’Oise.
1997
Député de Paris. 2004 Président de l’assemblée parlementaire de l’Otan.
2006
Candidat à la candidature UMP à la mairie de Paris ; publie Illusions gauloises (Grasset).
Tout juste se présente-t-il comme un brillant expert en relations internationales, disciple de Raymond Aron («mon vieux maître»), qui s’est lancé tardivement en politique pour défendre des idées pas très populaires en France, c’est-à-dire atlantistes, libérales et communautaristes. Convaincu d’avoir une longueur intellectuelle d’avance sur ses petits camarades de l’Assemblée, Pierre Lellouche ne cesse de railler ce qu’il appelle «la France d’Amélie» (Poulain), «un pays sclérosé où règne une préférence nationale pour l’assistanat et où la religion antilibérale est partagée à droite comme à gauche». Un gars capable de dire en direct à la télévision : «En France, on a les repas gratuits, la soupe populaire, on est quand même très généreux.» Son dernier livre, Illusions gauloises, le range clairement dans le camp déjà bien fourni des «déclinologues» (Nicolas Baverez, Alain Minc, Alexandre Adler…), ces intellectuels à tendance libérale qui agacent tant le Premier ministre. Inutile de préciser qu’il suce la roue de Nicolas Sarkozy, avec qui il partage, outre une forte hostilité au «conservatisme de gauche», une amitié avec le chanteur Didier Barbelivien.
Jamais en retard d’une provoc («Je suis beaucoup trop pauvre pour être de gauche»), (Lire la suite…)