eXc: Nous aimons la liberté, l'état de droit, l'héritage des Lumières, la séparation de l'église et de l'état, l'humour. Nous n'aimons pas le fascisme, le communisme, l'antiaméricanisme, l'antisémitisme, le racisme, la bureaucratie, les totalitarismes. Nous estimons que le plus grave danger que courent les démocraties libérales est de céder à l'islamofascisme. Lire plus

Adler et l’Iran

Posted on Jeudi 19 janvier 2006

Son point de vue est un peu different de celui de Krauthammer et de Tahiri.

Ahmadinejad, scénarios d’une chute annoncée
La chronique d’Alexandre Adler

[19 janvier 2006]

Il n’y a pas grand mystère dans la partie extrêmement tendue et grave qui se joue en ce moment même à Téhéran : le nouveau président de la République Ahmadinejad a délibérément tenté de lever tous les garde-fous que la politique de ses prédécesseurs avait établis autour de l’Iran pour éviter de retomber dans l’isolement que la République islamique avait connu dans les années 80. Quel que soit le mépris humain, voire le dégoût que peut inspirer la personnalité du président iranien, il serait néanmoins naïf de n’imputer l’ensemble de ses gesticulations qu’au seul fanatisme aveugle. Ceux qui inspirent dans la coulisse sa politique ont bel et bien une stratégie en tête : celle d’arrêter une fois pour toutes ce qu’ils considèrent comme une dérive continue et fatale de l’Iran postrévolutionnaire vers une alliance de facto avec les Etats-Unis.

Il n’est pas impossible, de la même manière, de comprendre la tactique de Rafsandjani désormais fermement allié aux libéraux de l’ancien président Khatami et aux policiers réformateurs de l’actuel maire de Téhéran, Qalibaf, qui est pour l’instant le véritable confident du Guide, Khamenei. Au lieu de résister aux provocations du président et d’apparaître ainsi comme des lâches, achetés par l’Occident, ils préfèrent pour l’instant laisser faire, jusqu’à ce que les provocations accumulées par le président conduisent l’Iran à une défaite partielle et qu’ils puissent prendre à témoin l’ensemble de la hiérarchie des dangers que fait courir au pays la ligne actuelle et ainsi éliminer Ahmadinejad dans un coup d’Etat. Mais, pour cela, la défaite des radicaux doit être, tel le soufflé, ni trop cuite ni pas assez : si la déroute diplomatique de l’Iran est totale, les radicaux exploiteront à leur profit ce climat d’apocalypse pour rameuter l’opinion derrière le drapeau national ; si, au contraire, l’Iran trouve sur son chemin provocateur de nombreux concours objectifs, alors les radicaux auront démontré que les Etats-Unis, l’Europe et Israël ne sont, pour reprendre la terminologie chère à Mao, que des «tigres en papier».

Or si l’on définit ainsi le moment stratégique essentiel, on est amené à constater que la bataille décisive à Téhéran ne se joue plus, pour l’instant, dans le rapport avec l’Occident, mais dans la solidité des liens tissés par le passé avec les partenaires les plus sûrs de l’Iran – la Russie, la Chine, la Syrie et l’Inde.

Ecartons d’emblée les deux derniers d’entre eux : l’Inde attache trop de valeur à sa coopération militaire et technologique avec l’Etat hébreu, pour suivre l’Iran actuel dont l’islamisme réaffirmé inquiète. La Syrie, quant à elle, est devenue un acteur trop faible et très incertain, où les clivages internes au pouvoir dans le Baas reflètent de plus en plus l’affrontement à Téhéran.

La Russie, quant à elle, est le partenaire principal de l’Iran, dans la mesure où elle lui a conféré une aide sur le plan nucléaire prétendument pacifique, avec le doublement des capacités de la centrale de Buchehr, qui a rendu crédible le retour de Téhéran sur la scène nucléaire, quarante ans après que le chah y fut entré. En échange, la Russie obtenait des Iraniens une politique concertée au Caucase et en Asie centrale : non seulement aucune aide iranienne n’est parvenue aux Tchétchènes pourtant engagés dans le djihad, mais l’Iran a collaboré un temps avec Moscou pour déstabiliser l’Azerbaïdjan et surtout pour conforter la résistance que les Russes opposent aux influences pakistanaises de Kaboul à Tachkent.

C’est précisément cet arrangement qu’un nombre croissant d’observateurs de l’Iran, à Moscou, remettent peu à peu en cause. Tant que l’identité chiite et persane de l’Iran se maintenait, tout allait bien. Mais si la nouvelle ligne islamiste de l’Iran conduit à une alliance renouvelée avec l’aile dure de l’armée pakistanaise et les extrémistes du pouvoir syrien à Damas, les intérêts russes et iraniens divergent de plus en plus radicalement. Moscou a donc envoyé un premier signal de son mécontentement en proposant un compromis au sujet du retraitement du plutonium de Buchehr sur le territoire russe qui ne peut pas faire l’affaire d’Ahmadinejad.

Demeure alors la Chine. Bien que Pékin privilégie, en ce moment même, son alliance militaire avec le Pakistan et ses liens économiques de plus en plus importants avec l’Arabie saoudite à laquelle elle a fourni voici vingt ans ses premiers missiles à moyenne portée, la Chine a néanmoins incliné vers l’Iran, en vertu de l’intérêt d’apporter un camouflet à la politique américaine. Mais lorsque les Iraniens laissent entendre que leur première riposte stratégique consistera à organiser la montée du prix du pétrole aux environs de 100 dollars le baril, la Chine, dont la prospérité est assise aujourd’hui sur la croissance occidentale, mesure douloureusement qu’après tout, elle est bien dans le même bateau que les Etats-Unis. Une défaite diplomatique du nouvel Iran sur les fronts russe et chinois, probablement dans cet ordre, serait exactement la crise la mieux calibrée pour organiser la chute d’Ahmadinejad. La conclusion est, par conséquent, d’une totale évidence : il est temps que Washington envoie les signaux nécessaires à Moscou et à Pékin, afin que ces deux grands Etats issus de la mort du communisme fassent ce qui est en leur pouvoir pour faire triompher la raison, et non pour punir absurdement un peuple iranien dont on aura bien besoin, à l’avenir, pour réussir la mondialisation.

lagrette @ 14:18
Filed under: Arabica andDe la guerre et de la paix andIslamisme et RATP/ROP
Boum ! Troisième partie

Posted on Jeudi 19 janvier 2006

On vit vraiment une époque formidable:

France ‘would use nuclear arms’

Chirac warned of new threats in a post-Cold War world

French President Jacques Chirac has said France would be ready to use nuclear weapons against any state which launched a terrorist attack against it.

Administrator @ 12:54
Filed under: Généralités
Sacrés Hadith!

Posted on Jeudi 19 janvier 2006

Volume 4, Book 52, Number 73:
Narrated ‘Abdullah bin Abi Aufa:

Allah’s Apostle said, « Know that Paradise is under the shades of swords. »

Volume 4, Book 52, Number 270:
Narrated Jabir bin ‘Abdullah:

The Prophet said, “Who is ready to kill Ka’b bin Al-Ashraf who has really hurt Allah and His Apostle?” Muhammad bin Maslama said, “O Allah’s Apostle! Do you like me to kill him?” He replied in the affirmative. So, Muhammad bin Maslama went to him (i.e. Ka’b) and said, “This person (i.e. the Prophet) has put us to task and asked us for charity.” Ka’b replied, “By Allah, you will get tired of him.” Muhammad said to him, “We have followed him, so we dislike to leave him till we see the end of his affair.” Muhammad bin Maslama went on talking to him in this way till he got the chance to kill him.

Volume 4, Book 52, Number 59:
Narrated Abu Huraira:

Allah’s Apostle said, « By Him in Whose Hands my soul is! Whoever is wounded in Allah’s Cause….and Allah knows well who gets wounded in His Cause….will come on the Day of Resurrection with his wound having the color of blood but the scent of musk. »

Volume 4, Book 52, Number 65:
Narrated Abu Musa:

A man came to the Prophet and asked, « A man fights for war booty; another fights for fame and a third fights for showing off; which of them fights in Allah’s Cause? » The Prophet said, « He who fights that Allah’s Word (i.e. Islam) should be superior, fights in Allah’s Cause. »

“Volume 1, Book 11, Number 617:
Narrated Abu Huraira:

Allah’s Apostle said, “By Him in Whose Hand my soul is I was about to order for collecting fire-wood (fuel) and then order Someone to pronounce the Adhan for the prayer and then order someone to lead the prayer then I would go from behind and burn the houses of men who did not present themselves for the (compulsory congregational) prayer.”

Volume 4, Book 52, Number 220:
Narrated Abu Huraira:

Allah’s Apostle said, “I have been sent with the shortest expressions bearing the widest meanings, and I have been made victorious with terror (cast in the hearts of the enemy), and while I was sleeping, the keys of the treasures of the world were brought to me and put in my hand.”

Volume 4, Book 52, Number 80i:
Narrated Abu Huraira:

Allah’s Apostle said, « Allah welcomes two men with a smile; one of whom kills the other and both of them enter Paradise. One fights in Allah’s Cause and gets killed. Later on Allah forgives the ‘killer who also get martyred (In Allah’s Cause). »

This Hadith is from Bukhari’s Collection, Volume 4, Book 52, Number 270:

Volume 4, Book 52, Number 44:
Narrated Abu Huraira:

A man came to Allah’s Apostle and said, “Instruct me as to such a deed as equals Jihad (in reward).” He replied, “I do not find such a deed.”

Mais il y en a tellement.

Ataulfo @ 09:09
Filed under: Islamisme et RATP/ROP
Chirac sait-il quelque chose que nous ignorons…

Posted on Jeudi 19 janvier 2006

…ou bien est-il devenu complètement fou?

« Ainsi, la France est « en mesure d’infliger des dommages de toute nature à une puissance majeure qui voudrait s’en prendre à des intérêts que nous jugerions vitaux ». Et pour la première fois, Jacques Chirac a mis en garde « les dirigeants d’Etats qui auraient recours à des moyens terroristes ».

« La dissuasion nucléaire (…) n’est pas destinée à dissuader des terroristes fanatiques », appartenant à des organisations comme Al-Qaïda par exemple. Mais « les dirigeants d’Etats qui auraient recours à des moyens terroristes contre nous » et « ceux qui envisageraient d’utiliser (…) des armes de destruction massive, doivent comprendre qu’ils s’exposeraient à une réponse ferme et adaptée de notre part ».

Je vous laisse imaginer la réaction en France et ailleurs si ça avait été Bush à prononcer des telles paroles. Inquiétant, en tout cas.

Ataulfo @ 08:06
Filed under: De la guerre et de la paix