Petite ville isolée, toxi-infection alimentaire inexpliquée, convergence (plusieurs personnes développent des symptômes indépendamment les unes des autres.), déclencheur (l’occurrence ou la perception d’un événement précis et inhabituel ou souvent une odeur étrange), contagion (propagation soit par rayonnement via les travailleurs-euses voisins soit par le réseau des individus intimement liés), contexte de tension sociale ou internationale (crises sociales ou économiques, guerres, bouleversement sociaux ou religieux, etc.), manifestations de la somatisation étrangement récurrentes voire stéréotypées (douleurs et malaises musculo-squelettiques, difficultés à respirer, nausées, faiblesses, étourdissements, maux de tête, embrouillement de la vision), scènes d’hallucinations tout droit sorties du Moyen Âge (maladies dansantes ou danse de St Gui, intoxications ergotées, « feu Saint-Antoine ou mal des ardents » ?) …
Et si la mystérieuse épidémie de folie collective de la ville natale du fondateur de l’Ordre du temple solaire n’avait été qu’une énième forme d’hystérie collective?
Dernière aubaine, pour nos conspirationnistes, que cette ressortie 60 ans après de la mystérieuse épidémie de folie collective qui avait touché en 1951 la petite ville du sud de la France de Pont Saint Esprit (500 personnes, cinq décès dont deux par suicide).
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Où après avoir accusé, comme le rappelait il a deux ans le spécialiste mondial du pain, l’historien de Cornell Steven Kaplan (lui-même fils de vctime de chasses aux sorcières), le boulanger et son mitron puis le « pain maudit » et l’ergot de seigle ou enfin un fongicide de la farine, des « mycotoxines » des moisissures de silos à grain ou un produit blanchisseur de pain, on accuse à présent…. la CIA!
Qui, selon le récent livre du journaliste d’investigation américain HP Albarelli Jr. (« A Terrible Mistake: The Murder of Frank Olson and the CIA’s Secret Cold War Experiments, Une terrible erreur : L’assassinat de Frank Olson et les expériences de guerre froide secrète de la CIA »), y aurait testé le LSD comme arme de guerre par pulvérisation aérienne, d’où les hallucinations.
Sauf que le LSD (synthétisé, lui aussi à partir de l’ergot de seigle de nos socrières) n’expliquerait pas les troubles digestifs (nausées, brûlures d’estomac, vomissements) constatés …